Jusqu’en juillet prochain, les Nantais sont invités à donner leur avis et à venir débattre sur les futures orientations de « la fabrique de la ville ». En interrogeant les habitants, les acteurs associatifs, économiques et les politiques, ce quatrième débat citoyen veut être une prise de conscience des évolutions de la société et du climat. Et des changements qu’ils imposent dans l’habitat, l’urbanisme, les transports… En première ligne, les professionnels de l’immobilier nantais qui s’impliquent dans...Si le sujet n'est, officiellement, pas posé en ces termes, la question de l'acceptabilité des transformations sera au cœur du grand débat ouvert à Nantes sur « La Fabrique de la Ville » jusqu'à la fin juillet. Autrement dit, les 656.275 habitants de la métropole sont-ils prêts à plus de densité, à voir s'élever des immeubles de grande hauteur, à réduire ou revoir leurs déplacements pour préserver et reconstituer des espaces de biodiversité ? Dans un contexte de poussée démographique, de rareté du foncier, des logements, des bureaux... d'urgence climatique et de préservation des ressources, les questions se bousculent.
Pour tenter d'y voir clair, Nantes Métropole s'est appuyée sur une quinzaine d'experts pour quadriller un débat complexe où la Métropole aimerait entendre toutes les générations, toutes les couches sociales et tous les milieux professionnels. « A une période où les enjeux d'adaptation de nos villes aux conditions climatiques, à l'enjeu social de se loger et d'accueillir tout le monde, on voit bien que derrière le développement urbain se posent un certain nombre de questions et interrogent les citoyens », remarque Pascal Pras, vice-président de Nantes Métropole, délégué à l'urbanisme durable, l'habitat et aux projets urbains. L'exercice va devoir concilier la lutte contre l'artificialisation des sols, la préservation de la biodiversité, les déplacements urbains... « et en même temps assurer le renouvellement urbain de l'agglomération», dit-il.
Ou mettre les curseurs de l'individuel et du collectif
Après la Loire en 2014, la transition énergétique en 2016 et la longévité en 2019, ce quatrième « Grand débat citoyen » tentera, donc, de déminer les écueils de la fabrique de la ville, autour de quatre grandes questions portant sur les usages et les modes de vie, les méthodes de construction, l'adaptation au dérèglement climatique pour réinventer une métropole résiliente, dépasser les tensions et les controverses... A ces sujets se mêleront les problématiques d'innovation, de l'utilisation des nouveaux matériaux (chanvre, terre crue...), de l'eau, de la rénovation énergétique des bâtiments, des coûts de construction, la mobilité et les places de parking, du ZAN (Zéro Artificialisation Net)... et par extension de la verticalité, cette technique visant à construire en hauteur pour réduire l'empreinte au sol et qui annonce de nouvelles façons de vivre, d'habiter, de stationner ou pas... Le citoyen est-il prêt à les entendre ?