Paris 2020 : Les promoteurs franciliens répondent à Griveaux sur le périphérique

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(Crédits : Reuters)
Il y a deux jours, le candidat officiel des marcheurs Benjamin Griveaux a appelé, dans Le Parisien, les promoteurs privés à "co-investir avec la collectivité" sur la couverture du périphérique. Les professionnels de l'immobilier discutent déjà avec lui mais préféreraient une stratégie de plus long-terme.

En ces temps de campagne électorale, le périphérique parisien ne laisse décidément personne indifférent. Après la mission d'information et d'évaluation demandée par la maire sortante Anne Hidalgo et la proposition de Gaspard Gantzer candidat "Parisiennes, Parisiens" de supprimer l'infrastructure, le candidat officiel des marcheurs Benjamin Griveaux a tendu la main le 10 septembre aux professionnels de l'immobilier dans Le Parisien.

Co-investir avec la collectivité

Le député de la capitale espère toujours couvrir certaines parties du périph' pour "mieux relier Paris aux communes voisines et gagner de l'espace pour des logements ou pour végétaliser".

"Pour ce faire, je souhaite associer au maximum les promoteurs privés qui pourront co-investir avec la collectivité", explique Benjamin Griveaux. "J'y travaille en ce moment pour évaluer le coût financier."

Une vision à 15 ans

Interrogé par La Tribune ce 12 septembre, le président de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) d'Ile-de-France confirme avoir été "approché par la République en marche" pour "parler de production des logements".

"La libération foncière pose problème dans un certain nombre de cas", regrette Marc Villand. "Adoptons une approche pragmatique et ayons une vision à 15 ans de l'urbanisme. Il devient urgent de le concevoir ainsi si nous voulons résoudre la crise du logement en nombre et en prix."

"L'aménagement ne va pas se résoudre avec des slogans !"

Plus généralement, la présidente nationale de la FPI, Alexandra François-Cuxac, regrette que dans les débats actuels, "il y ait peu de réflexions de fond sur l'aménagement des territoires et les besoins".

"Tout le monde devrait essayer de s'exprimer sur ces sujets avec ses spécialités", exhorte la promoteure biarrote. "L'aménagement du territoire ne va pas se résoudre avec des slogans. C'est un sujet difficile, mais c'est un sujet de société !"

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