Immobilier : première vague de faillites pour les agences

Maxime Heuze
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Les agences immobilières souffrent de la baisse du nombre de ventes de biens ces derniers mois.
Reuters

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Les agences immobilières souffrent de la baisse du nombre de ventes de biens ces derniers mois.
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C'est confirmé, les professionnels de l'immobilier sont victimes du grippage des ventes. « Notre chiffre d'affaires est moins bon que celui de 2022 », confie Fabien Duval, Directeur du service transaction chez Century21 Rouen qui affirme pourtant que son agence « s'en sort bien ». Résultat, la contraction du marché immobilier a provoqué une hausse de 84% des défaillances des agences immobilières sur les quatre premiers mois de l'année par rapport au premier trimestre 2022, selon les chiffres publiés par le cabinet d'études Altarès.
Entre mai 2022 et avril 2023, ce sont ainsi quelque 528 agences immobilières, sur les plus de 43.000 réparties dans l'Hexagone, qui ont mis la clé sous la porte ou ont été placées en redressement. Sur la même période, un an plus tôt, elles étaient 327 dans cette situation. Il faut remonter à septembre 2016 pour trouver de tels niveaux de défaillances sur une année. « Le nombre de faillites, un peu plus de 1%, est encore relativement faible. Mais il est tout de significatif et doit nous alerter », analyse Loïc Cantin, président de la fédération nationale de l'immobilier (FNAIM).
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A l'origine de cette situation inquiétante, la hausse des taux d'emprunts (entre 3,21% et 3,38% en moyenne selon les dernières données de l'Observatoire Crédit Logement/CSA) qui grimpe plus vite que le taux d'usure, le taux maximal auquel un particulier peut emprunter, qui va s'établir à 4,68% en juin. Cette différence de vitesse crée un effet ciseau et provoque une contraction des capacités d'emprunt des Français et une chute de la production de crédits à l'habitat de 44% sur un an, selon la Banque de France. Résultat, « on constate une baisse de l'activité, au niveau national, avec des volumes de transactions à la baisse depuis juillet 2022 », confirme Loïc Cantin. La fédération des promoteurs immobiliers a notamment annoncé une chute de 25% des mises en vente de logements neufs au premier trimestre quand les Notaires de France annoncent un nombre de transactions en contraction de 8,1% sur un an, fin février.
Maxime Heuze