Elle était 5e en 2013, puis 8e en 2014 et, cette année, elle pointe à la 20e place. Telle est, selon le classement mondial du cabinet de conseil Idea Pharma, la dangereuse pente sur laquelle est en train de glisser notre géante de l'industrie pharmaceutique, Sanofi.
Ce palmarès, sorti fin février ("Productive Innovation Index) émane de Idea Pharma, une société américaine de conseil en stratégie pour les biotechs et les industries pharmaceutiques, qui étudie notamment l'adéquation entre l'offre de nouvelles molécules et la demande du marché.
Un porte-parole d'Idea Pharma explique à La Tribune les raisons de la rétrogradation de Sanofi dans son palmarès des entreprises du médicament d'envergure mondiale (ou "big pharma"):
Contacté par La Tribune, un porte-parole du numéro un des laboratoires pharmaceutiques français a répondu:
A noter que, depuis trois ans, Sanofi est la seule pharma française à être présente dans le Top 30 de ce classement mondial. Les autres laboratoires pharmaceutiques français ne commercialisent "pas assez de produits à grande échelle, qui pénètrent vraiment le marché et agissent significativement sur leur chiffre d'affaires" pour y figurer, estime Idea Pharma.
Ce manque d'innovation et de développement à l'international semble donner raison au Leem, premier syndicat de l'industrie pharmaceutique, qui, dans sa dernière publication, manifeste une grande inquiétude s'agissant du rang que les laboratoires pharmaceutiques français occupent dans le marché mondial.
Le syndicat dénonce ainsi un alourdissement massif des mesures de régulation et de fiscalité, responsable selon lui d'une chute du chiffre d'affaires dans les marchés mondiaux de l'ordre de 2%. Alors que celui des pharmas américaines, allemandes ou britanniques progressent. Ces pays bénéficient de mesures fiscales plus incitatives, assure le Leem. Ce dernier estime en outre que la montée en puissance du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), dont le taux est passé de 4 % (2013) à 6 % (2014) n'a pas suffi à absorber l'augmentation du taux global d'imposition des entreprises du médicament.
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Pourtant, Sanofi proposera pour 2014, un dividende de 2,85 euros par action à l'assemblée générale du 4 mai 2015, soit un taux de distribution du bénéfice net par action de 54,8%. Le bénéfice net part du groupe du numéro un français du médicament s'établit à 4,39 milliards d'euros en 2014.
De quoi relancer le débat sur le choix à faire entre récompenser les actionnaires et développer l'activité.

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