Santé : l’innovation moléculaire de MT-act, un espoir pour les maladies liées à l’âge
Cécile Chaigneau
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Rencontrer les fondateurs de MT-act, au CNRS de Montpellier, c'est plonger au cœur du fonctionnement du corps humain, cette machine merveilleuse mais si complexe. C'est emprunter les chemins tortueux des vaisseaux, organes et autres cellules, et comprendre comment la recherche constitue un formidable réservoir de possibilités et d'espoir de thérapie pour les maladies liées à l'âge. Le postulat, qui a conduit Siem Van der Laan, docteur en sciences biopharmaceutiques, et Khaled Hached, docteur en sciences du vivant, jusqu'à la création de ce spin-off du CNRS, est le suivant : « Les microtubules (fibres constitutives du cytosquelette, réseau filamenteux à l'intérieur d'une cellule, NDLR) deviennent rigides avec l'âge, un événement responsable de nombreuses maladies liées à l'âge. Or, on a vu, dans le cadre d'essais cliniques, que les molécules actuelles génèrent des effets indésirables graves. » Les deux chercheurs, en biologie des microtubules, ont cherché et trouvé : ils ont mis au point un processus pour concevoir des composés à même de traiter les maladies neurodégénératives, les cancers, le glaucome ou les insuffisances cardiaques « en réduisant la rigidité croissante du cytosquelette sans effets secondaires car ils ne ciblent pas directement les microtubules mais leurs enzymes modificatrices », résume Siem Van der Laan.
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La première brique de leur technologie a été publiée dans la revue Science en 2017. « En 2017, nous avons démarré un programme de maturation de deux ans, accompagnés par la Société d'accélération du transfert de technologies (SATT), AxLR, qui nous aide encore, notamment sur le time-to-market, raconte Siem Van der Laan. MT-act a été immatriculée en 2019 et incubée au BIC de Montpellier (Business innovation center, NDLR), dont nous sommes sortis le 31 janvier 2023 pour nous installer au sein du CNRS de Montpellier. » Aujourd'hui, MT-act dispose d'un portefeuille de trois brevets, dont le troisième fut déposé en 2021.
Cécile Chaigneau