L'industrie française pourrait perdre jusqu'à 150.000 emplois d'ici à 2020

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Selon la CFE-CGC Métallurgie qui s'appuie sur une étude du Bipe, l'industrie perdrait entre 13.000 et 18.000 emplois par an d'ici à 2020. A cette date, l'industrie française emploiera moins de 1,3 million de salariés, contre 1,41 millions en 2010,

La France continue de perdre inexorablement des emplois dans l'industrie. Et ce en dépit des nombreuses manifestations politiques en faveur de l'industrie, notamment les Etats généraux de l'industrie. Selon la CFE-CGC Métallurgie, qui s'appuie sur une étude Bipe, cabinet conseil en stratégie spécialisé dans la prévision économique et la prospective appliquée, l'industrie tricolore perdra entre 13.000 et 18.000 emplois par an à l'horizon de 2020. Soit entre 104.000 et 144.000 emplois sur huit ans.

« En 2020, il y aura moins de 1,3 million de salariés dans l'industrie, contre aujourd'hui 1,4 millions environ », a estimé mardi le président de la fédération métallurgie de la CFE-CGC, Gabriel Artero. Le syndicat rappelle qu'un emploi industriel engendre quatre à cinq emplois connexes. En 1984, il y avait en France 2,2 millions d'emplois industriels.

Entre 2007 et 2010, l'industrie a perdu 12,3 % de ses effectifs

« Nous sommes très inquiets du trend pris en matière d'emploi dans l'industrie », reconnaît Gabriel Artero. Actuellement, la France perd 13.000 emplois. Elle pourrait en perdre 18.000 dans le pire des scénarios (choc pétrolier, montée en puissance des pays émergents...). « C'est un glissement régulier et permanent », regrette le secrétaire national à l'emploi et la formation professionnelle de la CFE-CGC, Jean-François Foucard.

Déjà entre 2007 et 2010, malgré tout le tam-tam politique du gouvernement, l'industrie tricolore a perdu 12,3 % de ses effectifs. Bon an, mal an, l'industrie embauche 75.000 personnes mais en détruit aujourd'hui environ 90.000, selon la CFE-CGC. En cause, « l'augmentation de la productivité soutenue qui varie de 2,2 % (Métallurgie) et 5 % (matériel de transport) jusqu'en 2020 », selon le syndicat des cadres. Les délocalisations et la montée des pays émergents n'aident pas non plus à relancer l'industrie tricolore, dont "l'objectif de rentabilité à court terme est incompatible avec une vision industrielle". Enfin, la CFE-CGC a critiqué le rôle des banques, qui font pas leur métier de prêteur.

 

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Commentaires
a écrit le 21/03/2012 à 17:14 :
On est plus à cela près.... A force de mettre dans les filières techniques les jeunes les moins motivés et les moins aptes à piloter les systèmes complexes - les seuls qui subsistent encore chez nous- en leur octroyant des bacs ou BTS en alernance qui n'en ont plus que le nom... A force - coté donneurs d'ordres - de massacrer ceux sans qui ils n'existeraient même pas aujourd'hui (la liste serait longue à commencer par tous ceux du CAC40...), a force de contraintes imposées spécifiquement chez nous (environnement, social etc) mais non exigées dans les pays "low cost"... A force de laisser les syndicats paralyser toute action de progrès ... Et pour finir à force de taxer tout et son contraire, il est même étonnant qu'il reste encore quelque chose qui puisse encore maigrir !!!! Difficile sur ce chapitre d'être optimiste...
a écrit le 21/03/2012 à 15:11 :
en 2020 il n'existera plus que trois entreprises en france:véolia,véolia et véolia
a écrit le 21/03/2012 à 13:33 :
Triste époque ou nous continuons de creuser notre propre tombe en achetant des produits importés souvent de mauvaise qualité. Quand vos enfants partiront de France pour travailler (s'ils le peuvent) vous comprendrez peut-être ....
a écrit le 21/03/2012 à 8:28 :
Après la Grèce, Portugal, Espagne, Italie, viendras le tour de la France d'être ruiné et sera sous la tutelle de Bruxelles, gouverné par des politiques non-élus par le peuple, la démocratie fasciste avance doucement. France un non pays, mais une province d'Europe. La taxe carbone est une escroquerie pour financer le nouvel ordre mondial avec notre argent. Un monde unipolaire gouverné par les élites aux détriments des peuples, devenus des esclaves à consommer...
Réponse de le 21/03/2012 à 11:00 :
@ benoît-eric : le mot démocratie est superflu. le seuil espoir est que l'extrême droite (et la moins extrême surtout) soit balayée en Europe au fil des élections dans les pays, à commencer par la France.
a écrit le 20/03/2012 à 21:52 :
Pour ceux qui pense qu il faut du protectionnisme pour retrouver de la croissance en europe Nous lançons une initiative citoyenne européenne avec jacques sapir, jean Luc greau et Hervé Juvin sur www.signezpourunProtectionnismeeuropeen.fr Notre avenir n est pas voué au déclin Nous avons du talent Le forum économique
www.forumeconomique.fr
Réponse de le 20/03/2012 à 22:07 :
Vous avez un exemple de ce que donneraient des mesures protectionnistes avec la tentative des europeens de faire payer une taxe carbone aux compagnies aériennes étrangères. Résultats ?
a écrit le 20/03/2012 à 19:31 :
Paradoxalement c'est parce que les salaires sont trop faibles que l'industrie va pérécliter ,l'industrie n'attire plus,de plus la pression pour pousser à la retraite à 68 ans dans des métiers en partie physiques sert de repoussoir ,à niveau équivalent les salaires sont bien meilleurs dans l'agroalimentaire ,les btp.
Quand à l'école à la sortie du collège sont envoyés les moins bons en lycée technique inutilisables ensuite dans l'industrie avec le très haut niveau de technologie des process.
Réponse de le 21/03/2012 à 15:53 :
L'effort voilà le vrai levier de l'économie.
Mais le Français est allergique à ce qualificatif;
se lever ,apprendre,subir les horaires,la pression, Ah Non,mais grace aux syndicats ,aux lois paralysantes,vive l'assistanat,et vogue la galére;
avec ce mental,que certains réanime avec délice,la France sera dans un proche futur,à moins de rappeler DSK,un champ de ruine.
a écrit le 20/03/2012 à 18:44 :
Tiens mais alors notre économie et notre si belle industrie ne vont pas bien ? Pourtant la bourse se porte à merveille avec les 500 Milliards qu'on vient de LEUR DONNER mais bon c'est vrai qu'il n'y a aucun budget pour la recherche ou les technologies vertes, du moment que le CAC repart TOUT VA BIEN !
a écrit le 20/03/2012 à 18:38 :
On en revient toujours au problème du cout du travail, il serait temps que nos politiques se penchent en profondeur sur le problème des charges salariales dans ce pays, et maintenant. Je suis persuade qu'une baisse des cout du travail de 30 a 40%, permettrais un rapport cout/ qualité de production très intéressant pour les industriels, ce qui permettrait de développer notre industrie, réduire le montant des indemnisations chômages par de la création d'emplois et cela engendrerait une relance de la consommation des ménages, mais pour nos élites ceci est trop simple, mieux vaut une loi très complexe, pour nous enrhumer et détruire ce qui peut être sauve.
Réponse de le 20/03/2012 à 19:14 :
"Alnic22" votre fixation sur le cout du travail relève de la pensée unique dont nous sommes bassinés par le MEDEF et les mauvais patrons, les patrons "plan plan" cossards qui n'ont aucune capacité d'innovation. Le problème se situe dans la valeur ajoutée trop faible, le modèle Dacia est un cauchemar pour l'indsutrie. Il faut surtout fermer les structures publiques et parapubliques qui plombent et massacrent l'innovation.
a écrit le 20/03/2012 à 17:45 :
l'industrie automobile est condamnée en FRANCE . dans une dizaine d'années c'est en pousse pousse que nous nous déplacerons
Réponse de le 20/03/2012 à 22:53 :
Non, mais dans des voitures asiatiques oui!
Réponse de le 21/03/2012 à 11:03 :
@ Ronald Fries : non, en pousse-pousse, car le Français moyen ne pourra plus se payer de voiture (les voitures chinoise seront le nouveau rêve inaccessible).
a écrit le 20/03/2012 à 17:22 :
Présentez un projet qui peut créer une 100 taine d'emplois très qualifiés, tourné vers l'export, innovant, et vous constaterez qu'ils ne vont pas regarder le dossier Par exemple, mettez un code d'ouverture sur un fichier numérique et vous constaterez qu'ils ne vous demanderont pas le code d'ouverture.

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