Didi Kuaidi et Uber se font la guerre en Chine

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L'application Didi Kuaidi vaut désormais 15 milliards de dollars. Soutenue notamment par Alibaba et Tecent, l'Uber chinois a annoncé qu'il dépenserait 1 milliard de yuans (145 millions d'euros) pour subventionner les trajets de ses utilisateurs. La rivalité avec son concurrent américain est actée.
Jean Liu, le président de Didi Kuaidi, a expliqué dans un communiqué de presse que Didi Kuaidi resterait concentré sur la Chine. Depuis le mois de juin, Didi Kuaidi a lancé un nouveau service d'autopartage baptisé "Didi Hitch" qui couvre 137 villes en Chine.
Début juillet, il a fait état de plus de 2,6 millions de conducteurs inscrits. La demande pour les VTC sur ses plateformes a triplé depuis mai pour atteindre 3 millions de demandes par jour. Le chiffre d'affaires généré devrait atteindre 12 milliards de dollars d'ici à la fin de 2015.
Avec ses 1, 357 milliards d'habitants, la Chine est un marché fructueux de 30 millions de passagers potentiels par jour, et 10 millions de chauffeurs d'ici à trois ans. Le patron d'Uber, Travis Kalanick, soutenu par le Chinois Baidu, a annoncé mi-juin qu'il ferait une levée de fonds pour financer son développement en Chine.
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Uber réalise quotidiennement 1 million de courses dans ce pays, mais est aussi en proie à des critiques. En Chine, comme ailleurs, l'américain affronte la colère sourde des chauffeurs de taxis. La pression réglementaire est croissante : ses bureaux à Canton (sud) et Chengdy (sud-ouest) ont récemment été perquisitionnés par les autorités locales.
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(Avec AFP et Reuters)
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