Assises du Commerce : ce que proposent les commerçants pour survivre au e-commerce
César Armand
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Avec 518 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 2,1 millions d'emplois et 435.000 entreprises, le commerce est un pan de l'économie du quotidien en pleine transformation environnementale et numérique. Cette filière a fait l'objet de différentes politiques publiques depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron entre dispositions inscrites dans la loi et programmes ciblés sur certaines collectivités territoriales.
Cet écosystème décidément fait l'objet d'une attention particulière avec la tenue d'« Assises du commerce » organisées par le gouvernement en décembre 2021. A cette occasion, toutes les sociétés, GAFAM comprises, ont été invitées à débattre de la reconquête territoriale, des impacts des nouveaux modes de consommation, de l'équité de traitement et des conséquences sur l'emploi.
Lors de ce rendez-vous, quatre ateliers ont réuni 200 participants. Une restitution des débats a été remise le 10 janvier 2022 aux trois ministres concernés de l'époque : Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, et Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé des PME.
La Tribune vient de se procurer cette synthèse très politique. Il en ressort ainsi quatre tendances qui pèsent sur les acteurs du commerce et sur les territoires : les aspirations contradictoires du citoyen-consommateur, la concomitance de la montée en gamme et de l'essor du discount, le tsunami de la numérisation du commerce accéléré par le Covid et la présence de nouveaux acteurs internationaux avec une force de frappe inégalée.
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En effet, si le citoyen a la volonté d'exprimer des convictions au travers de ses choix de consommation, il en attend un bénéfice direct : le prix ou la qualité, par exemple. En face, le commerce doit donc pouvoir répondre à la spécificité de chaque consommateur ou de chaque communauté. D'autant que les ventes en ligne ont plus que triplé entre 2010 et 2020, tandis que celles du commerce de détail ont augmenté de 25%. Un phénomène qui accentue la fracture entre les centres-villes et les périphéries, et entre les régions. A cela s'ajoute la puissance de frappe des nouveaux acteurs internationaux du e-commerce qui pèse sur la souveraineté commerciale et de production.
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César Armand