Wal-Mart abaisse ses prévisions et dévisse en Bourse

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L'enseigne, qui essaie de refaire son retard dans le commerce en ligne face à Amazon, s'attend à un recul de 6 à 12% de son bénéfice ajusté par action, référence en Amérique du nord, lors de l'exercice fiscal 2016/17.
L'enseigne, qui essaie de refaire son retard dans le commerce en ligne face à Amazon, s'attend à un recul de 6 à 12% de son bénéfice ajusté par action, référence en Amérique du nord, lors de l'exercice fiscal 2016/17. (Crédits : © Rick Wilking / Reuters)
Le géant américain de la distribution a revu ses prévisions nettement à la baisse, et table désormais un recul de 6 à 12% de ses bénéfices lors de l'exercice fiscal 2016/17. En Bourse, le titre a chuté de plus de 9% suite à cette annonce.

Le géant mondial de la distribution Wal-Mart a pris Wall Street de court mercredi 14 octobre en abaissant nettement ses prévisions, en raison du dollar fort et de lourds investissements dans le commerce en ligne. Il s'attend désormais à une stagnation de ses ventes sur l'exercice fiscal 2015/16 contre une croissance de 1 à 2% prévue jusqu'ici.

"Au vu d'un impact d'effets de change plus important que prévu, la croissance des ventes sera relativement nulle", écrit le numéro un mondial de la distribution dans un communiqué.

Wal-Mart a enregistré un chiffre d'affaires de 485,65 milliards de dollars lors de l'exercice précédent, dont un tiers provenait des ventes réalisées hors des Etats-Unis. Le renchérissement du dollar rogne les ventes réalisées à l'étranger lorsque celles-ci sont converties en billets verts. Pour l'exercice 2016/2017, les ventes devraient croître d'environ 3%, a annoncé Wal-Mart, en dévoilant un plan stratégique sur trois ans.

Forte concurrence d'Amazon

L'enseigne, qui essaie de refaire son retard dans le commerce en ligne face à Amazon, s'attend par ailleurs à un recul de 6 à 12% de son bénéfice ajusté par action, référence en Amérique du nord, lors de l'exercice fiscal 2016/17.

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Ce pessimisme est dû, selon Wal-Mart, à de lourds investissements dans les technologies et une hausse de ses charges salariales prévus au cours de cet exercice prochain. L'enveloppe des investissements est arrêtée à 11 milliards pour cet exercice, en dessous des 12,4 milliards de l'exercice 2016. Le groupe, qui tablait sur un accroissement de son activité e-commerce de l'ordre de 30 à 40% entre 2014 et 2017 a notamment décidé d'investir 1,5 milliard de dollars dans ce secteur, d'ici à 2016.

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A Wall Street, le titre Wal-Mart chutait de 9,32% à 60,51 dollars vers 15h30  GMT (17h30 heure française) malgré le versement indirect de 20 milliards de dollars aux actionnaires sous la forme d'un plan de rachat d'actions.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/10/2015 à 13:51 :
La pression qu'exerce Amazon sur les concurrents de Wall-Mart leur font baisser les prix, ce qui impacte le géant qui se targauait d'être le champion dans ce domaine. Avec la crise il s'est donc normalisé tandis que se clients ne voient plus la raison d'acheter "pauvre" sans avantage. Les systèmes de livraison multiples et les repas pris à l'extérieur comme la baisse du pouvoir d'achat (pour 90% de la population) font le reste. Cependant ces mauvais résultats ne sont pas une surprise puisque le géant a décidé en début d'année de changer de dirigeant exécutif pour ce motif. Les grands de la distribution ont bénéficié jusque là de la mort des opérateurs moyens du secteur puis des effets de l'internationalisation. Ils restent cependant le reflet d'un modèle bien moins sexy des parents pour les jeunes adultes nouveaux consommateurs. Un modèle qui plus est restreint, peu ouvert aux nouvelles tendances. Si Wall-Mart a un personnel qui dépasse le nombre d'habitants de pays entiers et une capacité financière certaine, c'est avec ses fournisseurs qu'il devra imaginer les offres pertinentes à même de faire revenir les clients. Amazon pour sa part s'emploie à occuper tous les segments très rentables et recule à sauter le pas du commerce en dur pour éviter d'être confondu avec ceux dont il détricote la parure. Cet aspect constitue un défaut relatif face à un Apple qui a pris les devants avec ses boutiques IT dans un mouvement réussi. Toutefois il a atteint un niveau puissant d'environ 120 milliards cette année qui lui permet de déborder tous ses opposants classiques. D'autant que tous les autres acteurs de la IT convergent sous différentes formes plus ou moins maladroites, s'établissant eux aussi comme "épiciers" face à Wall-Mart. Le constat est que ces deux mondes ne sont pas parallèles mais bien en prise dans un bras de fer dont l'un sortira forcément affaibli.
a écrit le 15/10/2015 à 9:32 :
Quand on voit des super géants comme WalMart vaciller, on peut trouver toutes les excuses qu'on voudra, on se rend bien compte que l'économie occidentale est très malade.
Réponse de le 16/10/2015 à 15:20 :
@ Patrickb ,
C' est des Us dont il est question , les salaires des classes moyennes à été
fortement comprimés , au profit du décile supérieur qui engrange 60 à 70%
de la masse des revenus , mais qui ne représente 10% de la population .Un
autre secteur qui prend l' eau , l' immobilier .Export nul , consommation inter
atone la hausse des taux n' est pas pour demain .

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