Pour ou contre : faut-il durcir la réglementation contre les Airbnb ? (Iñaki Echaniz face à Dominique Debuire)
Paul Marion
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Iñaki Echaniz face à Dominique Debuire.
Reuters
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Iñaki Echaniz face à Dominique Debuire.
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Florence, berceau de... la régulation contre Airbnb. En mai, la mairie de la ville italienne a décrété l'interdiction de tout nouveau Airbnb dans son centre historique, saturé de touristes et déserté par les locaux qui n'ont plus les moyens de s'y loger. Le destin de la cité toscane n'est pas isolé, et se réplique dans d'autres lieux hautement touristiques en France, du quartier du Marais à Paris au littoral basque à Biarritz.
Les locations de courte durée, dont Airbnb est la plateforme incontournable, aggravent la crise du logement, en réduisant l'offre, en faisant flamber les loyers et les prix dans les commerces environnants. Le phénomène dépasse nos frontières, et les 9 millions de Français qui utilisent Airbnb y contribuent grandement.
Dans l'Hexagone, des municipalités comme Annecy plafonnent le nombre de locations comme Airbnb. Au niveau national, le député PS Iñaki Echaniz a déposé une proposition de loi visant à durcir non seulement la fiscalité sur les locations courte durée mais aussi leurs normes énergétiques. Bruno Le Maire et Elisabeth Borne se sont pourtant dits favorables à une réforme de la fiscalité des meublés touristiques. L'examen du texte d'Iñaki Echaniz a néanmoins été reporté.
Alors, faut-il durcir la réglementation contre Airbnb et les locations longue durée ?
Le nombre de logements mis en location touristique a presque triplé entre 2016 et 2021 et leur part croissante dans le parc immobilier participe à la fois au manque d'offres et à l'augmentation des prix. A Paris, au moins 25 000 logements seraient ainsi « perdus » au profit de la location touristique.
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Par conséquent, ce phénomène a un impact fort sur le pouvoir d'achat des Français, l'augmentation de la précarité, des inégalités et la dévitalisation de quartiers entiers.
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En effet, de nombreux résidents ne peuvent plus habiter là où ils ont toujours vécu, là où ils travaillent et sont contraints à l'éloignement ou au mal logement. Parallèlement, cette situation a des effets durables sur le développement local : comment conserver et encourager un tissu économique et culturel sans salariés ? Comment maintenir des écoles sans enfants pour les fréquenter ? S'ajoutent à cela d'autres défis : fréquentation en hausse des services de mobilité, pression foncière dans les zones rurales, perte d'authenticité locale...
Paul Marion
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