Les 27 jours de grève des pilotes n'auront pas lieu. Ce vendredi le syndicat national de pilotes de ligne (SNPL) a levé son préavis qui courait du 3 au 30 mai, à la suite des réponses à ses revendications faites par le gouvernement mercredi.
Redressement
Les revendications du SNPL portaient sur plusieurs points : l'aménagement (et non plus l'abrogation comme initialement demandé) de la loi Diard qui impose aux grévistes de se déclarer individuellement dans les 48 heures précédent un conflit, la nécessité de baisser les taxes pesant sur les compagnies aériennes françaises, la négociation d'une convention collective pour les pilotes et la facilitation des contrôles de sûreté pour les personnels navigants.
Atteinte au droit de grève
La loi Diard était le point central des revendications selon le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier. Pour les pilotes, elle constitue en effet une atteinte au droit de grève dans la mesure où les compagnies peuvent faire appel à des navigants étrangers en cas de grève dans l'Hexagone. C'est ainsi que la grève des pilotes français d'Easyjet l'an dernier, pourtant très suivie, était passée inaperçue.
Frédéric Cuvillier a convenu qu'"il n'a jamais été question que (cette loi) soit utilisée par les compagnies aériennes pour contourner le droit de grève". "J'inviterai toutes les compagnies aériennes à me rencontrer pour que des engagements de bonne conduite soient pris pour que la loi ne soit pas contournée", a-t-il assuré.
Taxes, convention colllective
Sur la question des taxes, le secrétaire d'Etat a indiqué qu'un groupe de travail serait "mis en place rapidement sous la présidence d'un parlementaire" et ferait des propositions à l'automne. A propos de la convention collective, il a souhaité, en lien avec le ministère du Travail, que "cette question légitime puisse être très rapidement résolue". Enfin, selon lui, le franchissement des points de contrôle est "une question technique réglée ou en passe de l'être" via des cartes professionnelles ou biométriques qui permettront aux personnels de passer "sans avoir à multiplier les contraintes de contrôles". Une réunion sur ce point est prévue le 14 mai.
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Le PDG d'Air France a vu rouge
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Du côté d'Air France, on respire. Cette grève aurait enrayé le redressement de la compagnie avait déclaré il y a quelques jours le PDG d'Air France, Frédéric Gagey dans une lettre ouverte adressée au président du SNPL, Yves Deshayes. Ceci alors que les résultats du groupe Air France-KLM du premier trimestre, même s'ils se sont améliorés par rapport à l'an dernier, restent très mauvais. La perte d'exploitation s'établit à 445 millions d'euros, contre 532 au premier trimestre 2013 et la perte nette s'élève à 608 millions d'euros, contre 641 millions un an plus tôt.
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