Air France : Le Maire veut un nouveau Pdg d'ici septembre

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Anne-Marie Couderc a été nommée mardi présidente non-exécutive par intérim d'Air France-KLM à la suite de la démission de Jean-Marc Janaillac, parti après le rejet par les salariés du projet d'accord salarial de la direction au début du mois.
Anne-Marie Couderc a été nommée mardi présidente non-exécutive par intérim d'Air France-KLM à la suite de la démission de Jean-Marc Janaillac, parti après le rejet par les salariés du projet d'accord salarial de la direction au début du mois. (Crédits : DR)
Le ministre de l'Economie et des Finances estime que la priorité est de nommer un nouveau Pdg à la tête du groupe aérien, d'ici à la rentrée. Il exclut une vente des parts de l'Etat à court terme et qualifie la privatisation d'ADP à venir de "plus grosse opération financière dans le monde en 2018."

[Article mis à jour à 13h05]

Bruno Le Maire veut un nouveau président à la tête d'Air France-KLM d'ici la rentrée pour remplacer l'équipe de transition nommée mardi à la suite de la démission brutale de Jean-Marc Janaillac, sur fond de crise sociale au sein de la compagnie aérienne.

"Je souhaite qu'il y ait un nouveau président pour Air France à la rentrée prochaine", a déclaré dimanche le ministre de l'Economie et des Finances lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNEWS. "La priorité c'est de retrouver le dialogue social, c'est de redresser la compétitivité et c'est d'avoir un nouveau président".

Anne-Marie Couderc a été nommée mardi présidente non-exécutive par intérim d'Air France-KLM à la suite de la démission de Jean-Marc Janaillac, parti après le rejet par les salariés du projet d'accord salarial de la direction au début du mois. Elle est entourée des directeurs généraux d'Air France Franck Terner et de KLM Pieter Elbers, ainsi que du directeur financier du groupe Frédéric Gagey, qui assurera la fonction de directeur général du groupe.

Pas de sortie d'Air France, celle d'ADP sur les rails

Bruno Le Maire a exclu une baisse à court terme de la participation de l'Etat au capital de la compagnie aérienne, actuellement de 14% du capital et 23% des droits de vote.

"Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Lorsqu'une entreprise traverse une crise, et Air France traverse une crise, ce n'est pas le bon moment pour prendre ce genre de décisions." a fait valoir le ministre.

En revanche, Bruno Le Maire a évoqué la cession de parts du capital d'Aéroports de Paris (ADP) qui pourrait être "l'opération financière de privatisation la plus importante dans le monde en 2018", a-t-il déclaré.

L'Etat pourrait céder l'intégralité de ses 50,6% d'ADP, dont la capitalisation boursière dépasse 17 milliards d'euros. La privatisation pourrait se faire sur la base d'une valorisation avoisinant les 25 milliards d'euros selon certaines sources. Le ministre a estimé que la somme de 9 milliards d'euros "immobilisée pour le fonctionnement d'ADP avec des revenus de l'ordre de 180 millions d'euros" serait "mieux employée à préparer l'avenir des Français en investissant dans l'innovation".

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a écrit le 22/05/2018 à 10:26 :
La situation d'Air France est catastrophique, tout le monde le sait. Air France vaut-il qu'on continue à remplir le tonneau des Danaïdes et sans espoir d'amélioraton? La PANAM, prestigieuse compagnie américaine a disparu de l'espace aérien en raison d'une gestion calamiteuse et, pragmatique,le gouvernement de l'époque a refusé à de la renflouer. A ma connaissance , les EU ne s'en portent pas plus mal. Peut-être un exemple à suivre.
a écrit le 21/05/2018 à 19:01 :
Chers amis, ne vous inquiétez pas, l’état actionnaire est à la manœuvre...Anne Marie Couderc nommée mardi présidente non-exécutive par intérim d'Air France-KLM et ancienne politique sous Juppé...et ancienne présidente de Prestalis 2010-2011.
Les pertes annoncées par Presstalis pour 2011 sont de 15 millions d'euros. Face à la crise de la presse quotidienne française, l'État français distribue des aides à la presse qui s'élèvent en 2012 à 250 millions d'euros pour Presstalis.....
Heureusement, l'état français est la....
Réponse de le 22/05/2018 à 10:31 :
Presstalis sous dictature intégrale de la CGT Communiste. Pas touche, circulez rien à voir.
a écrit le 21/05/2018 à 17:35 :
Ces pilotes et pnc arrogants ne méritent qu'un nul, qui sera de toutes les façons que leur paillasson. Je suggère Benoit Hamon ou Jean-Vincent Placé.
a écrit le 21/05/2018 à 16:53 :
Ces pilotes et pnc arrogants ne méritent qu'un nul, qui sera de toutes les façons leur paillasson. Je suggère Benoit Hamon.
a écrit le 21/05/2018 à 14:54 :
Ce qui compte n'est pas la compétence mais seulement recaser une collègue...

Pour le reste voyez les déficits... Rien de nouveau ancien et nouveau monde surtout continuer pareil: un lifting de vieux ne recrée pas une jeunesse!

En voiture .
a écrit le 21/05/2018 à 11:06 :
On pourrait résumer de manière simpliste, et dire que l'on se débarrasse ce qui rapporte de l'argent sur le long terme et que l'on garde ce qui en coûte ? Sauf que Air France est bénéficiaire (en tous cas l’était avant les grèves) et que le secteur est actuellement porteur. Il semblerait que ce sont justement les fortes marges dégagées et la volonté de la direction de distribuer les profits sous forme d’indexation aux profits et non d’augmentations salariales fixes, qui ont en partie engendré le conflit.
Quand à ADP, une entreprise privée peut certes gérer les infrastructures aussi bien, parfois mieux, mais là aussi la question est celle de la répartition des profits et parfois de la bonne compréhension des contrats PPP, avant de les signer.

Mais c'est plus compliqué que ça et de fil en aiguille...

Ces deux dossiers sont prémonitoires et on pourrait aussi y voir des attentes différentes par rapport au changement de modèle proposé ou imposé, à savoir la flexibilisation des revenus en fonction des profits. Pourquoi pas, si la répartition est équitable (pour l’intéressement et surtout la participation on pourrait imaginer un quota minimum à respecter, une forme de smic au %) cela permettrait à chacun d’être plus impliqué dans l’entreprise, qu’elle soit privée ou publique.

L’autre question est celle de « qui paye en cas de déficit » ? Les salariés, par réduction des effectifs et des salaires, ou les actionnaires par dilution, augmentation de capital, cession, ou l’Etat miracle, ou par l’inflation et autres effets macroéconomiques ?
On peut trouver quelques éléments de réflexion dans ces pages : https://www.persee.fr/doc/rfeco_0769-0479_1988_num_3_2_1181
Cela démontre la complexité du dossier, car par répercutions les effets sont macroéconomiques et l’on pourrait aussi en revenir à l’indexation des salaires sur la croissance ou sur l’inflation et autres concepts difficiles à maitriser pour un profane. Sur internet on trouve des études à ce sujet, - https://www.nbb.be/fr/articles/indexation-en-belgique-ampleur-nature-consequences-pour-leconomie-et-alternatives-possibl-0

A propos d’indexation et de lutte contre l’inflation et contre les déficits, cela renvoie aussi à Raymond Barre, à l’époque de la stagflation. (https://www.gouvernement.fr/raymond-barre)
Et si maintenant l’inflation était remplacée par la dette ? Hors Allemagne bien sur, qui fut traumatisée par l’hyperinflation des années 20, qui mena au nazisme. Traumatisme qui explique à présent leurs exigences de rigueur.
Tout ça pour rappeler que la stabilité monétaire et budgétaire est importante.

C’est toute la question sur le rôle de l’Etat dans l’économie et personne n’a encore de recette miracle. On observe même des revirements dans tous le sens, ce qui prouve bien qu’il n’y a pas de modèle idéal.

A propos d’équilibre entre dépenses et recettes, ne pourrait-on appliquer le même système variable à l’Etat et aux collectivités ? Ce qui les obligerait, tout comme les salariés, à dépenser en fonction de leur productivité et non sur la base d'une forme d'open bar et de prélèvements en constante augmentation.

Question de justice économique et par extension (Houellebecquienne ?), sociale.
a écrit le 21/05/2018 à 7:16 :
Mais qui arrivera à comprendre qu'il faut appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique? Cela concerne AIRFRANCE, et aussi la SNCF et toutes les entreprises encore en activité .
a écrit le 20/05/2018 à 20:42 :
Les pilotes et pnc jubilent .L'état 1er actionnaire 14% reste, un nouveau SOUMIS va etre nommé, pour ces grévistes de chaque année depuis 92
Réponse de le 21/05/2018 à 7:49 :
1)Vous avez quoi contre les pilotes et pnc?
2)seraient ils devenus a vos yeux de simple conducteurs ou de simples serveurs?
3)Savez vous quel travail en amont est effectue afin que vous arriviez en toute securite sur les lieux de vos vacances?
4)Avez vous leurs competences avant de les critiquer de la sorte?
5)N'est ce pas normal de vouloir proteger ses acquis?
6)Est ce toujours aux salaries de payer pour les erreurs de leur direction? parce que les salaries ne font qu'appliquer les strategies decidees plus haut...
7)N'a t on pas le droit de reclamer de hausses de salaires quand, d'une, la compagnie fait ses meilleurs benefices depuis sa creation, de deux, la direction s'accorde de grasses augmentations pendant que les salaires sont geles depuis 6 ans?
8)allez vous cautioner le fait que votre entreprise vous envoie. comme en ce moment, dans un pays infeste par ebola comme la RDC, ou l'OMS prevoit une epidemie sans precedent? Car c'est le cas chez Air France....
Apparament, il ne faut rien dire, juste subir, sous pretexte qu l'entreprise va mal, etes vous aveugle a ce point?
Réponse de le 21/05/2018 à 8:47 :
Ce que j'ai MOI contre les pilotes et le PNC, c'est qu'ils n'ont pas une once de respect pour les gens qui les font vivre à savoir les clients. Avec ces gens, on n'est jamais sûr de partir et quand on est loin, jamais sûr de revenir à la bonne date. Leurs salaires sont parmi les plus élevés du secteur, et leur suffisance également. Et je prends suffisamment et hélas souvent cette compagnie pour me permettre d'en parler.
Réponse de le 21/05/2018 à 13:28 :
6% de suite pilotes et pnc, 6% ce que nous obtenons sur 4 ans, et les retraités sur 15 ans.
Intéressement oui, après un bon exercice, mais 6% multiplié par des décennies, et encore 6% à chaque prochaine grève. Arrogants et Orgueilleux, de surcroit, et méprisants et fiers, quand ils défilent en cortège dans l'aérogare. Hotel-resto 5 étoiles, vols loisirs mondiaux gratuits, eux et famille. DES GATES-POURRIS ECOEURANTS.
Réponse de le 21/05/2018 à 20:01 :
@olivier : ce que l'on a contre les pilotes ? Ils sont en grève continuellement et pénalisent leurs vrais patrons : les clients !!! Voilà ce que l'on a contre ces pilotes payes grassement ,et indignes de leur fonction, de leur compagnie et de leur pays !!!
a écrit le 20/05/2018 à 16:02 :
Renouer " le dialogue social " à Air Grèves, c'est céder aux 6% de suite, aux pilotes et pnc. ILS ONT GAGNE ENCORE ET ENCORE, De suite, Ce que nous avons, nous, sur 4 ans, et les retraités : 6% sur 15 ans. LES 14% de l'état, 23% des droits de vote, BOULET POISON, incitateur à grèves chaque année, A DEBARRASSER DE SUITE. Et que Mr janaillac sorte un Livre SCANDALE en sept.
Réponse de le 20/05/2018 à 23:31 :
@Ines / @Emma (la même, sans doute)
Vos commentaires sont pour le moins nébuleux et obscurs...
Il serait bien pour les lecteurs que nous sommes que vous les clarifiez car là, on a l’impression d’un incompréhensible salmigondis...
... si tant est que vous soyez capable de clarifier vos pensées...
Réponse de le 21/05/2018 à 7:04 :
1-ils demandent le rattrapage de leurs salaires geles depuis 6 ans
2-si les 16 membres du Comex ont trouve dans les caisses de quoi s'augmenter jusqu'a 40% voire plus chaque annee depuis 6ans, ils devraient trouver en 5% pour leurs salaries
3-arretez de regarder vers le bas et regardez plutot ce que votre patron ou les patrons en general se mettent dans les poches pendant que vous trimez comme une esclave... Eux n'ont pas besoin d'heures sup, ni de trouver un second boulot, ou de se priver pour boucler leurs fins de mois, est ce votre cas?
3-regardez plutot les avantages de votre direction, de vos hommes politiques, de vos cadres, avant d'envier ceux de salaries comme vous..
Réponse de le 21/05/2018 à 13:11 :
Sauf que c'est faux. La grille des salaires était gelée mais pas les avancements liés à l'ancienneté ni les promotion liées à un changement de poste. Ce qui fait qu'une bonne partie des salariés ont quand même eut une hausse de salaire en 6 ans. Exactement comme dans le secteur public!
Dans le vrai secteur privé, gel des salaires veut dire zéro augmentation (et souvent un intéressement inexistant). Dans ce cas le seul moyen d'être augmenter et de changer d'entreprise pour trouver mieux! Que les pilotes et PNC en fassent de même!
Réponse de le 21/05/2018 à 13:32 :
Vous chérissez Chicago, faites vous donc embaucher par une Cie U.S, et revendiquez.
Réponse de le 21/05/2018 à 13:37 :
L'idolatre de la ville Chicago, où l'on obtient plus, fait semblant de ne pas comprendre : vous le genez plutot, continuez svp, merci.
Réponse de le 21/05/2018 à 14:00 :
Les sondages sont constants : l'écrasante majorité des salariés Aiment leur entreprise ET leur ( patron : gros mot qui enrage Karl Marx-Martinez-Mélenchon-Besancenot-Maduro )
Réponse de le 21/05/2018 à 14:04 :
" Acquis " !!!!!!! dans un monde ouvert qui bouge, où rien n'est plus Acquit, au jour le jour.
Réponse de le 21/05/2018 à 14:12 :
Qu'en serait-il, si Air Grèves n'avait pas bénéficié de SI EXCELLENTS Pédégés, depuis Christian Blanc jusqu'à Jean-Marc de Janaillac.
Assurément avec TELS !! pilotes et pnc, ils méritent leurs salaires et augmentations
Réponse de le 22/05/2018 à 12:17 :
ines ou emma ou virginie , vous avez combien de masques pour polluer le site de votre discours haineux envers ces pilotes et pnc ...
Vous vous êtes fait larguer par l'un deux ? A utiliser des arguments aussi répétitifs et peu sérieux , vous n'avez aucune crédibilité
a écrit le 20/05/2018 à 15:50 :
Pilotes et pnc d'Air Grève, vont donc avoir leur Marionnette A EUX, en sept, pour leurs " salaires " . ET ADP !!!! Les galeries de boutique d'ADP, et leursJUTEUX loyers, sa TOUTE première vocation : LA DOUBLE CAISSE DES GALERIES, valent en effet TRES cher. AU MEPRIS ET DETRIMENT DU CONFORT DE L AEROPORT. cédés sans conditions à VINCI, qui va flamber les redevances répercutées sur le prix du billet, comme VINCI ET SES AUTOROUTES ( Chirac-Villepin, copains de Vinci)
Réponse de le 20/05/2018 à 19:16 :
@Emma 20/05/2018 15:50
Croyez-vous que si l'Etat avait gardé les autoroutes, les prix n'auraient pas augmenté de la même façon ?
Même chose pour ADP (et AF d'ailleurs): l'Etat doit-il être actionnaire ?
Cordialement
Réponse de le 21/05/2018 à 10:13 :
pourquoi les salaries ne devraient ils pas eux aussi profiter du fruit de leur travail, je vous rappelle que les salaires des pilotes, pnc, et personnels au sol sont geles depuis 6 ans?
Dans le meme temps, tous les ans, leur direction s'augmente a minima de 25%. est ce juste dans un contexte ou on pretexte que l'entreprise va mal et qu'il faut faire des efforts?
A croire que 600 000 euros/an, soit 50 000 euros par mois sans primes, ce n'est pas suffisant pour rester scotche derriere un bureau a diriger une entreprise (sans compter les privileges comme chauffeur prive, billets gratuits a vie, parachute dore, receptions mondaines etc...)
Alors qu'un salarie qui est paye 20 000 euros/mois pour acheminer un appareil a plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros plus des centaines de vies humaines (quel prix pour ces vies humaines?), et ce plusieurs fois par mois, n'aurait pas le droit de faire greve pour etre augmente.....
Peut etre faudrait il arreter de niveler par le bas, arreter de regarder par le bas et elever le regards sur les vrais privileges en nature et salariaux des cadres et dirigeants, plutot que de geindre sur des soi-disant privileges (obtenus par des lutes entre autres) des autres metiers.....
a écrit le 20/05/2018 à 12:21 :
Ces privatisations issues de notre travail et de nos impôts ne passe pas, bon si nous conservons les dettes - ils appellent cela de la saine gestion.
Réponse de le 20/05/2018 à 19:47 :
1200 Milliards EN EUROS CONSTANTS, de privatisations depuis avril 86, DILAPIDEES avec désinvolture, EN DEPENSES, et en rien à la dette

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