CDG Express : Pécresse juge impossible une mise en service pour les JO 2024

 |   |  485  mots
(Crédits : M. Ruelle / La Tribune)
Valérie Pécresse, présidente d'Ile-de-France Mobilités, l'autorité des transports en Ile-de-France, a jugé, lundi 13 mai, "intenable" le scénario prévoyant une mise en service du Charles-de-Gaulle Express pour les JO 2024, qui "dégraderait les conditions de voyage" des usagers du RER B.

Pour Valérie Pécresse, c'est non. La présidente d'Ile-de-France Mobilités, a estimé lundi 13 mai impossible la mise en service du Charles-de-Gaulle Express pour les JO 2024. La ligne ferroviaire CDG Express doit relier directement la gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet doit durer vingt minutes et coûter 24 euros. Le préfet de la région Ile-de-France Michel Cadot a indiqué vendredi avoir proposé deux scénarios au gouvernement pour la réalisation du CDG Express : le premier prévoit une mise en service à temps pour les jeux Olympiques de 2024, moyennant une fermeture complète de la partie nord pendant trois semaines à l'été 2023, et de nombreuses fermetures anticipées de la ligne à 23 heures.

Le second propose une livraison en décembre 2025, en étalant les chantiers et avec davantage de coupures le week-end pour le RER B sur 2021-23. A l'issue d'une audition lundi de M. Cadot par Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse a jugé "radicalement intenable" le scénario de mai 2024. "Cela dégraderait les conditions de voyage des usagers du quotidien du RER B", a-t-elle dit à la presse. Concernant une coupure de trois semaines en juillet 2023, elle souligne que "la SNCF est incapable de s'engager pour des transports de substitution" en bus, qui concerneraient "250.000 usagers". Au total, a-t-elle souligné, "ce sont 1 million de voyageurs du RER B qui auraient des conditions de voyage très dégradées" en cas de scénario 1.

Des avis divergents

Pour Ile-de-France Mobilités, "seul le deuxième scénario nous paraît tenir la route", a ajouté Mme Pécresse, mais il faut "l'améliorer en mettant en place un fonds d'indemnisation en cas d'aléas de chantiers". Pour les Jeux Olympiques, elle précise qu'il est possible de mettre en place "une offre spéciale JO", avec des RER B qui seraient directs entre Gare du Nord et Roissy (comme cela existe déjà à certaines heures). "C'est une compensation acceptable pour le Comité olympique", estime-t-elle.

Lire aussi : CDG Express : la SNCF pousse à un report de 18 mois

La balle est maintenant dans le camp du Premier ministre. "Je le mets en garde contre un scénario perdant-perdant. On empile des travaux dans une boîte à chaussures trop petite", prévient la présidente de la région IDF. Dans son rapport, le préfet estime les deux scénarios "techniquement réalisables, permettant de réaliser les travaux dans des conditions acceptables pour les usagers". Pour le groupe Modem du conseil régional d'IDF, membre de la majorité de Mme Pécresse, le deuxième scénario "est le seul crédible". Mais pour le groupe Front de Gauche du conseil régional d'Ile-de-France "Valérie Pécresse devrait dire clairement non au CDG Express", tandis que le groupe Alternative écologiste et sociale juge qu'"aucun de ces scenarios n'est envisageable".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/05/2019 à 10:40 :
Que d'argent (du contribuable, qui d'autre) jeté par les fenêtres...quand on sait juste qu'il suffit de remplacer les rames du RER B qui ne sont ni adaptées aux passagers avec bagages ni en bon état (un bon nombre sont même au bout du rouleau), mettre des portes sur les quais (comme sur la ligne 13 du métro),et accroître les fréquences des trains en mettant davantage de trains express. Pourquoi vouloir claquer une fortune avec cette lubie ? Y'a anguille sous roche !
a écrit le 15/05/2019 à 9:24 :
Ce jeux seront un four financier monumental que les média complices du pouvoir décriront comme une totale réussite. Air connu. A mettre dans l'addition de la macronerie, avec Notre Dame de Paris et le reste.
Réponse de le 15/05/2019 à 10:00 :
Dette de la cite : 7 milliards. Quelques uns de +, quelle difference ?.
Les parisiens paieront.
a écrit le 14/05/2019 à 17:18 :
@pedro
Ce n'est pas pas que le prix est délirant ailleurs qu'il doit l’être ici aussi..
N'y a -t- il pas un risque en outre que le service soit déserté a cause du prix...et soit finalement un gouffre financier ?
Pensons déjà aux utilisateurs quotidiens plutôt qu'un projet dont l'utilité est assez légère.
Une amélioration des rames RER profiteront aussi a ces usagers de Roissy
a écrit le 14/05/2019 à 13:41 :
Aller retour 48 euros !
No comment ..
Réponse de le 14/05/2019 à 14:08 :
Gatwick-Londres A/R : 47 € !!!

Certains services ont un prix...
Réponse de le 14/05/2019 à 14:57 :
1) c'est moins cher que ce qui se pratique en général à l'étranger. Ex. Heathrow express : 28 euros à l'heure de pointe, 25,4 euros en période basse
2) les A/R bénéficient toujours des réductions. Ex 40 euros l'A/R pour l'Heathrow Express.
3) Même sans la réductions sur l'A/R, cela fait une économie de plus de 50% par rapport à un taxi, pour un gain de temps du même ordre.
Réponse de le 15/05/2019 à 5:14 :
Le service ferroviaire Seoul / Incheon est de l'ordre de 8 euros.
Propre, ponctuel, sans tag, pas de rom qui fait la manche.
La notion de service a l'asiatique.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :