Financement des transports en Île-de-France : « L'Etat n'a engagé aucune discussion avec nous ! », s'impatiente le président du 92
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Siffredi
©CD92/Olivier Ravoire
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Siffredi
©CD92/Olivier Ravoire
LA TRIBUNE - Avec Valérie Pécresse (région Ile-de-France), Anne Hidalgo (Paris) et Pierre Bédier (Yvelines), vous avez interpellé, le 13 février, les ministres des Transports et des Sports sur le financement de l'extension d'Eole, le RER E, pensée pour relier Saint-Lazare à La Défense en 2024. Pourquoi, alors que Clément Beaune estime que le financement est « garanti, assuré et sécurisé » et qu'il a promis, lors des Assises du financement des transports en Île-de-France, un rapport pour mars, avant de revoir l'autorité organisatrice des transports en avril, et ce afin de nourrir la loi de finances 2024 dès juillet prochain ?
GEORGES SIFFREDI - Depuis le début du projet, nous avons accepté de jouer le jeu et pris nos responsabilités, nous les collectivités, en contribuant à hauteur de 45% de l'investissement, même si le budget a été multiplié par deux par la SNCF. En ce qui concerne le fonctionnement, malgré les annonces du ministre, nous n'avons aucune visibilité sur le financement de cette ligne quand elle sera mise en service. D'où viendra-t-il ? Les décisions seront-elles unilatérales, ou bien va-t-on trouver des solutions intelligentes ensemble, en associant la région et les départements, puisque je rappelle que nous sommes contributeurs à l'autorité organisatrice Île-de-France Mobilités. Pour l'instant, l'Etat n'a engagé aucune discussion avec nous.
Nous sommes donc à La Défense, dont vous êtes aussi le président du conseil d'administration de l'établissement public d'aménagement. Entre Covid et télétravail, ce quartier a-t-il encore un avenir ?
À lire également
Je ne crois pas à la fin du quartier d'affaires. Nous observons un taux de vacances dans les bureaux supérieur à ce que nous avions avant la crise du covid-19, mais c'est principalement dû à la livraison de centaines de milliers de mètres carrés, neufs ou rénovés, qui ont été mis sur le marché. Pour autant, les années 2021-2022 ont été les deux années les plus importantes de prise à bail depuis dix ans. Et on se rend compte que cela ne concerne plus seulement les entreprises du CAC 40 - qui prennent 30, 40 ou 50.000 mètres carrés - mais aussi des entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui recherchent des surfaces moins importantes, et qui modifient la typologie des entreprises présentes à La Défense. On n'assiste donc pas à la fin du quartier d'affaires, mais à son évolution et à sa diversification. Cela nous conduit à repenser en profondeur le modèle du centre d'affaires, et nous engageons des transformations structurantes pour faire de La Défense le premier quartier d'affaires post-carbone de dimension mondiale.