Transports en Île-de-France: les usagers prêts à payer plus, les patrons non
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C'est une lettre qui date d'il y a trois ans et demi rédigée par Valérie Pécresse. Dès le 8 juillet 2019, la présidente (LR) du conseil régional francilien écrit au Premier ministre de l'époque, Edouard Philippe, pour lui demander « d'engager une réflexion entre l'Etat et Île-de-France Mobilités (IDFM) sur les modalités de financement du réseau de transport public ».
Interpellé sur les dépenses liés aux prolongements de lignes de métro et de RER existantes et l'entrée en circulation du Grand Paris Express, le locataire de Matignon accepte, par courrier du 21 janvier 2020, qu'« une partie de ces coûts soit supportée par des financements supplémentaires à IDFM ou par transfert de fiscalité ».
Trois ans et deux jours plus tard, le patronne de la région-capitale et de l'autorité organisatrice des transports utilise encore cette réponse auprès du gouvernement Borne. Près de 361 kilomètres de nouvelles infrastructures sont en effet prévues d'ici à dix ans : 94 stations de métro et de RER, dont les 68 gares du Grand Paris Express, 40 stations de tramway, la première ligne de téléphérique et des lignes de bus.
Dans le cadre d'Assises du financement des transports en Île-de-France, organisée le 23 janvier en partenariat avec la préfecture, Valérie Pécresse a appelé à « un nouveau pacte de financement durable ».
Les besoins en financement vont en effet tripler entre 2024, échéance des JO de Paris, et 2031, date de livraison du Grand Paris Express, passant de 800 millions d'euros à 2,6 milliards, a rappelé le directeur général d'Île-de-France Mobilités, Laurent Probst.
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Autrement dit, les rustines de décembre 2022 pour le budget 2023 - les 200 millions d'euros apportés par l'Etat et le relèvement du prix du Pass Navigo à 84 euros - ne suffiront pas pour couvrir ces dépenses.
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