Grand rival d'Uber, Didi Kuaidi investit dans l'Indien Ola

 |   |  455  mots
Ola est présente dans une centaine de villes, mais assure être en mesure d'étendre son réseau afin d'en couvrir 200 d'ici la fin de l'année.
Ola est présente dans une centaine de villes, mais assure être en mesure d'étendre son réseau afin d'en couvrir 200 d'ici la fin de l'année. (Crédits : Ola)
Après avoir investi dans Lyft, le principal concurrent du géant américain sur ses terres, Didi Kuaidi vient d'annoncer sa prise de participation dans le principal concurrent d'Uber en Inde. Preuve que la résistance est de mise au niveau mondial.

La lutte s'intensifie entre Uber et Didi Kuaidi. L'opérateur de la principale plateforme chinoise de réservation de taxis a ainsi annoncé avoir pris une participation dans Ola, première application de ce type en Inde, afin de "soutenir son expansion sur le marché indien". Pour cela, Didi Kuaidi s'est associé à plusieurs autres investisseurs -dont le groupe japonais de télécommunications Softbank-, a-t-il indiqué dans une déclaration transmise à l'AFP, sans toutefois mentionner le montant total de son investissement.

Fondée en 2011, Ola est de loin la première application de réservation de taxis en Inde, dominant 80% du marché local: son réseau couvre une centaine de villes et enregistre plus de 750.000 trajets par jour, selon le communiqué de Didi Kuaidi. Comme Didi Kuaidi en Chine, Ola fait face à l'essor fulgurant de Uber : le service américain de réservation de voitures avec chauffeur (VTC) lancé par Travis Kalanick il y a cinq ans dans la Silicon Valley a annoncé fin juillet qu'il comptait investir 1 milliard de dollars (913 millions d'euros) en Inde sur neuf mois.

Des débuts laborieux

Uber a pourtant connu des débuts laborieux dans le pays : suite au viol présumé d'une jeune femme par l'un de ses chauffeurs, le groupe s'était vu retirer sa licence par la ville de New Delhi, avant de reprendre son service en janvier 2015, puis d'essuyer un nouveau refus de développement en juin.

De son côté, Didi Kuaidi s'était déjà distingué début septembre en annonçant un investissement dans Lyft, une société américaine mettant en contact usagers et chauffeurs particuliers et constituant le principal rival d'Uber aux Etats-Unis.
Le groupe chinois avait par ailleurs dévoilé en août une participation dans GrabTaxi, application de réservation de taxis en Asie du Sud-Est.

Le marché chinois très convoité

Ces investissements de Didi Kuaidi à l'international interviennent alors qu'Uber connaît une croissance insolente en Chine, où il a reçu le soutien appuyé du géant internet Baidu.

     | Lire Alibaba mise sur Didi Kuaidi, le Uber chinois

La société californienne n'y cache d'ailleurs pas ses ambitions, avec notamment l'annonce en juin de son intention d'investir plus d'un milliard de dollars dans ce pays en passe de devenir son premier marché mondial.

     | Lire aussi Pourquoi Uber considère la Chine comme sa mine d'or

Notons à cet égard que c'est dans une métropole chinoise (Chengdu) que l'américain a lancé la semaine dernière un nouveau service de co-voiturage, baptisé UberCommute. Didi Kuaidi continue cependant d'affirmer qu'il possède toujours une position dominante en Chine, avec 99% du marché des réservations de taxi en ligne et 80% du marché des réservations de VTC.

 (Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :