Rachat de TNT par FedEx : Bruxelles ouvre une enquête approfondie

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L'opération est également examinée par les autorités néerlandaises, chinoises et brésiliennes.
L'opération est également examinée par les autorités néerlandaises, chinoises et brésiliennes. (Crédits : reuters.com)
La Commission européennne craint que le rachat par le groupe américain de son concurrent néerlandais ne se traduise in fine par des augmentations de prix. Elle dispose de 90 jours ouvrés, jusqu'au 8 décembre 2015, pour enquêter et rendre son avis.

La Commission européenne annonce vendredi 31 juillet ouvrir une enquête approfondie sur l'OPA de 4,4 milliards d'euros de FedEx sur son concurrent néerlandais TNT Express, craignant que l'entité issue de la fusion se retrouve sans concurrence sérieuse.

"La Commission craint que sur plusieurs marchés européens de la distribution internationale express et régulière (dite "différée") de petits colis, l'entité issue de la concentration subisse une pression concurrentielle insuffisante des deux derniers acteurs encore en activité (UPS et DHL )", écrit l'exécutif européen dans un communiqué.

DHL est une filiale de Deutsche Post.

Crainte d'une augmentation des prix

"De nombreuses entreprises, et notamment le commerce en ligne, comptent énormément sur des services de distribution de petits colis à la fois abordables et fiables et beaucoup de consommateurs dépendent de ces services pour bénéficier d'une distribution rapide et sûre des marchandises achetées", explique la commissaire responsable de la politique de concurrence Margrethe Vestager.

Le risque est que cela ne se traduise in fine par des augmentations de prix.

FedEx et TNT ont dit qu'ils comptaient toujours boucler leur fusion au premier semestre 2016, en dépit des annonces de l'exécutif européen. Les deux entendent aussi répondre aux préoccupations de la CE et FedEx estime que leur rapprochement sera bénéfique à la fois pour la concurrence et pour le consommateur.

La CE dispose de 90 jours ouvrés, jusqu'au 8 décembre 2015, pour enquêter et rendre son avis. L'opération est également examinée par les autorités néerlandaises, chinoises et brésiliennes.

(avec Reuters)

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