SNCF : le gouvernement dévoile le calendrier de l'ouverture à la concurrence

 |   |  753  mots
(Crédits : STEPHANE MAHE)
La ministre des Transports, qui marche sur le fil à l'approche d'une grève probablement très suivie à la SNCF, a dévoilé vendredi les modalités de l'ouverture à la concurrence, avec un calendrier conforme aux projets de départ à l'exception du cas particulier de l'Île-de-France.

A trois jours du début d'une grève longue des cheminots contre le projet de réforme de la SNCF pour la préparer à l'ouverture à la concurrence, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a dévoilé vendredi les modalités de l'ouverture à la concurrence du marché intérieur du transport ferroviaire.

Demande des sillons TGV dès janvier 2019

Pour les TGV, la mise en concurrence débutera à partir de décembre 2020, a déclaré la ministre, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une rencontre avec les organisations syndicales et patronales.

Pour être précis, « à partir du 1er janvier 2019, les entreprises ferroviaires disposeront d'un libre choix d'accès à l'infrastructure. Cela signifie, compte tenu du fait que le processus de commandes des capacités débute près de deux ans avant la date de circulation effective du train, qu'il sera possible pour un opérateur concurrent de SNCF Mobilités de commander des sillons à partir de janvier 2019 », a expliqué cette semaine le régulateur du ferroviaire l'Arafer.

Les tarifs des péages seront par ailleurs modulés afin d'inciter les opérateurs à assurer les liaisons les moins rentables, comme le préconise d'ailleurs l'Arafer.

S'agissant des services régionaux faisant l'objet d'une convention entre la Région et un opérateur -aujourd'hui SNCF Mobilités- (idem pour les Intercités entre l'Etat et SNCF Mobilités), l'ouverture des marchés s'étalera de décembre 2019 à décembre 2023, le rythme de cette mise en concurrence étant laissé à la discrétion des régions -certaines d'entre elles ayant manifesté leur impatience.

L'ouverture à la concurrence, c'est-à-dire l'obligation pour les autorités organisatrices de transport (AOT) de procéder à des appels d'offres, va intervenir le 24 décembre 2024. Dans les faits, la concurrence pourra ne débuter qu'en 2033 puisque les régions seront habilitées à attribuer des contrats à la SNCF jusqu'à la date butoir pour une durée de 10 ans.

A partir du 3 décembre 2019 et jusqu'au 24 décembre 2023, les autorités organisatrices de transport pourront attribuer directement, sans appel d'offres, l'exploitation de leurs services à l'opérateur de leur choix, ou bien procéder directement par appel d'offres.

Régime spécifique pour l'Île-de-France

L'Île-de-France échappera à la règle générale "compte tenu de sa densité et des travaux en cours et à venir et également des volumes de trafic", a déclaré Elisabeth Borne. Île-de-France Mobilités, le syndicat des transports de la région, pourra donc déterminer son calendrier entre décembre 2023 et décembre 2033, voire à partir de décembre 2033 pour certains RER et même au-delà pour les lignes A et B, gérées conjointement avec la RATP.

Les salariés concernés conservent leur rémunération

Outre le calendrier, la question du transfert de salariés de la SNCF vers de futurs opérateurs concurrents est sensible, les cheminots craignant de perdre au change.

"Les salariés concernés conserveront leur niveau de rémunération au moment du transfert, les salariés sous statut transférés conserveront également le bénéfice du régime spécial de retraite ainsi que la garantie de l'emploi", a assuré Elisabeth Borne lors de sa conférence de presse.

Les passages d'une compagnie à l'autre se feront "en priorité sur la base du volontariat", a-t-elle ajouté. "Nous avons été à l'écoute", a encore dit la ministre des Transports, qui a entamé début mars des concertations censées se poursuivre jusqu'à la fin du mois d'avril.

Résolus à faire reculer le gouvernement, les syndicats CGT-Cheminots, Unsa-ferroviaire, Sud-Rail et CFDT-cheminots suivent leur propre calendrier, avec un coup d'envoi mardi prochain d'une grève perlée de près de trois mois. Le numéro un de la SNCF, Guillaume Pepy, a d'ores et déjà prévenu vendredi sur France Inter que le mouvement entraînerait de fortes perturbations dès lundi soir et pénaliserait "la vie de beaucoup de Français".

"Aujourd'hui, (les) annonces ne sont pas de nature à lever un grand nombre d'inquiétudes concernant les incidences sur les cheminots", a réagi Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-cheminots, devant des journalistes.

Les dispositions concernant l'ouverture à la concurrence seront introduites par amendement dans le texte de loi, qui arrivera la semaine prochaine en commission à l'Assemblée nationale, puis le 9 avril en séance publique. Autrement dit, le gouvernement ne passera pas par ordonnance sur ce point précis.

Lire ici : La fin du monopole signifie-t-telle vraiment plus de concurrence?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/04/2018 à 10:52 :
Celui qui a compris expliquera aux autres. L'application du principe de mise en concurrence semble très difficile à appliquer d'autant qu'il y a mélange des genres entre TER, et lignes interrégionales; comment tout cela sera appliqué. et puis, qui viendra concurrencer la SNCF sur des lignes non rentables (quasiment toutes). En Allemagne seulement 3000 km sur 30000 ont été mises en concurrence et cela depuis 1985. Qui vendra les billets? Et si pour rejoindre 2 villes, il faut prendre plusieurs compagnies différentes, qui va payer les travaux de répartition du prix des billets? Si les modalités d'application comme la dit la ministre ne sont pas encore établies, on comprend vite pourquoi.
a écrit le 03/04/2018 à 6:32 :
Il faut aller plus vite...Trop d'attente pour la mise en concurrence !
Réponse de le 03/04/2018 à 17:32 :
Oui les morts attendent !

"La privatisation de British Rail, (l'équivalent de la SNCF), est devenue le symbole de ce que les privatisations peuvent avoir de désastreux. À l'époque, les financiers prétendaient que le secteur privé fournirait un service plus efficace, de meilleure qualité et moins cher (!)... mais aussi les investissements considérables dont les chemins de fer ont besoin.

Il n'en fut strictement rien.

Pour augmenter les sources de profits et les dividendes qu'exigent les actionnaires, les dirigeants de ces nouvelles entreprises n'eurent - dans ce cadre - pas vraiment de choix. Les tarifs augmentèrent, les investissements chutèrent en flèche, deux tiers des emplois cheminots furent supprimés et les coûts de maintenance fûrent réduits en deça du minimum nécessaire à la sécurité des circulations."

http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2009/05/24/privatisation-et-chemin-de-fer-l-exemple-britannique_1197250_3232.html
a écrit le 02/04/2018 à 20:36 :
Vous vous souvenez du traité constitutionnel que nous avons refusé en 2005 et que nos politiciens nous ont imposé en 2007 ? Ben c'est ça le programme...

Le "courage" de Macron n'est que la politique appliquée de l’orthodoxie néolibérale européenne, alors il vaut mieux le faire passer pour du courage en effet plutôt que de dire la vérité.

Vous ne le vouliez pas ? Ben vous l'avez quand même ce qui a peut-être mené au brexit anglais d'ailleurs...

Vite un frexit.
a écrit le 02/04/2018 à 19:44 :
Pas de doute, l' ouverture à la concurrence résulte de notre appartenance à l' UE et au développement du scénario des GOPE ou Grandes Orientations de Politiques Economiques, mis en scène par l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et qui imposent de facto la mise en concurrence de tous nos services publics. Ce dernier dispose en effet que :

1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités, notamment à celles prévues aux articles 18 et 101 à 109 inclus (concurrence).

C 115/90 FR Journal officiel de l’Union européenne 9.5.2008

2. Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l’intérêt de l’Union.

3. La Commission veille à l’application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux États membres.

Tout est dit. Le seul bémol serait « dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie » mais vous verrez que l’article 121 du TFUE et les fameuses Grandes Orientations des Politiques Économiques (GOPÉ), de même que les directives, ne laissent aucun doute.
https://www.upr.fr/actualite/ne-trompons-de-combat-mise-concurrence-destruction-de-sncf-consequence-directe-de-appartenance-a-lunion-europeenne
CQFD.
a écrit le 02/04/2018 à 4:28 :
et la creuse le 23700 coupait de toute communication ;transport,zone blanche ,route il ne faut pas en parler? pour les taxe nous somme présent , le reste?
a écrit le 01/04/2018 à 14:44 :
Il aurait été légitime de consulter les français par référendum sur le démantèlement de ce qui leur appartenaient avant de le brader au privé, mais il est vrai que nous ne sommes plus souverain dans nos décisions et nous agissons sur ordre de Bruxelles!
Réponse de le 02/04/2018 à 11:57 :
Qui prend les décisions à Bruxelles, si ce n’est les gouvernements européens ?
Réponse de le 02/04/2018 à 20:33 :
"Qui prend les décisions à Bruxelles, si ce n’est les gouvernements européens ? "

Mike le poulet sans tête: "«L'Union européenne tue l'Europe»" http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/01/28/31002-20170128ARTFIG00106-l-union-europeenne-tue-l-europe.php
a écrit le 01/04/2018 à 11:37 :
Je crois que dans quelque temps je vais être obligé de mettre le train dans la liste des produits à boycoter... Merci l'Europe et merci à notre banquier président.
a écrit le 01/04/2018 à 11:31 :
Tout ce que dit le ministère est de la pure manipulation.
Exemple : Les passages d'une compagnie à l'autre se feront "en priorité sur la base du volontariat", a-t-elle ajouté.
Aujourd'hui un jeune agent SNCF peut grimper dans la hiérarchie en passant des examens ou concours internes. Il peut changer de filière de la même façon et ceci sur tout le territoire national.
Avec la réforme, l'agent qui se trouve sur une ligne transférée à une autre compagnie ne peut plus revenir à la compagnie ''mère''. Il restera - par exemple - chez Transdev.
Les examens internes SNCF lui seront fermés.
S'il travaille à Epinal et que son épouse est mutée à Bordeaux, dans le système actuel il peut faire une demande de mutation. Demain cela sera impossible, il devra rester dans l'entreprise Transdev ou démissionner.

Quant à la dette que l'Etat a imposé à la SNCF pour la construction de lignes TGV, elle coûte plus de 1 milliards d'euros annuellement en intérêts et s'accroît de 3 milliards par an. 30% du prix des billets de TGV part dans les péages que la SNCF verse pour faire circuler ses trains. Si l'Etat reprend SA dette, le prix des billets baissera en conséquence.
a écrit le 01/04/2018 à 10:26 :
SNCF: pour Elisabeth Borne (notre carotte sur patte), "rien ne justifie" la grève de ce lundi

Ben si, il suffit de lire l'article.
a écrit le 01/04/2018 à 9:56 :
Il reste du pognon à la SNCF:

Le site Franceinfo révèle ce dimanche matin, que la direction de la SNCF a décidé d’attribuer à certains de ses cadres une prime dite de « conducteur occasionnel », pour les inciter à conduire les trains.Cette prime, revue à la hausse de 120 à 150 €, et rétroactive au 1er janvier 2018, doit être étendue aux cadres transport traction (chefs d’équipe d’agents de conduite).
a écrit le 01/04/2018 à 9:33 :
les cheminots ont alerté l opinion sur la méthode de gouverner par ordonnances ! tous les secteurs sont concernés...public et privé
a écrit le 31/03/2018 à 23:33 :
la CGT est le dernier carré des temps anciens . Son heure est arrivée , elle va tomber.
a écrit le 31/03/2018 à 10:16 :
Honte à tous nos politicards de tous bords qui ont fait n'importe quoi pendant des décennies! Ce sont bien eux, décisionnaires en dernier lieu, qui ont imposé par cet état actionnaire cette incurie d'aujourd'hui !
Remarquez d'ailleurs que partout où l'état gère ( est ce le mot gérer ?) des sociétés, celles ci sont lourdement endettées . Le grand foutoir au détriment du contribuable !
Tout cela ne se passerait pas dans le public...
Réponse de le 31/03/2018 à 15:53 :
Belle analyse mais conclusion naive .
Réponse de le 31/03/2018 à 22:28 :
Aujourd'hui, c'est environ 45 milliards de dettes....qui auraient pu servir à être injecté dans les hôpitaux, la justice, etc.....
a écrit le 31/03/2018 à 9:25 :
touche pas a mes avantages les autres on s'en fout le slogan des cheminots
pourquoi ne pas faire comme chez orange cela s'est tres bien passe il est vrai que les pauvres ils ont besoin de jours de conges supplementaires, le printemps arrive et leur jardin les attends. l'empecheur de tourner en ronde a besoin de "redorer son blason" mais il est plus dans le coup et n'avance pas dans la modernité les clients "usagers " en ont raz le bol de ces perturbateurs qui sont contre tout progres ou evolution
Réponse de le 31/03/2018 à 12:41 :
Croyez vous que le déficit de la SNCF aux alentours de 40 milliards soient simplement les avantages des cheminots. Je vous conseille d'étudier la dette de l'entreprise mais également les décisions politiques encore aujourd'hui. preuve s'il en était la commande du ministre de l'économie 100 TGV + dont il faudrait expliquer la décision alors que la SNCF est malade en entretien mais également en moyens pour les banlieues, commande qui se rajoute à celle du quinquennat précédent pour éviter à Alsthom de déposer le bilan mais continue d'aggraver la dette de la SNCF. Je ne suis pas cheminot pas plus qu'un membre de ma famille pas plus que fonctionnaire au contraire tout le monde dans le privé y compris chef d'entreprise ou cadre dans de grands groupes, mais si on regarde le volet économique les cheminots ne sont que l'excuse de l'exécutif et du management de la SNCF pour passer une réforme dont le politique et le management sont les deux vrais responsables de la dérive de cette entreprise d'état.
Réponse de le 31/03/2018 à 18:34 :
@Réponse de sens étude

"le volet économique les cheminots ne sont que l'excuse de l'exécutif et du management de la SNCF pour passer une réforme dont le politique et le management sont les deux vrais responsables de la dérive de cette entreprise d'état. "

Sans oublier, la directive de la commission européenne sur ce sujet.
Réponse de le 02/04/2018 à 17:55 :
@sens étude
Ce n'est heureusement pas le déficit mais la dette cumulée de la SNCF qui s'élève à 40 milliards... dont une bonne partie correspond en effet au statut superavantageux dont ont longtemps bénéficié les cheminots en termes de retraite (le reste, les transports gratuits pour leur famille, ça ne coûte pas si cher). Cet avantage a déjà été rogné, mais à part pour les conducteurs (dont on peut comprendre une fin de carrière plus précoce, disons 60 ans) il n'y a aucune légitimité à ce que leur régime soit plus favorable que dans une autre entreprise publique.
a écrit le 30/03/2018 à 22:22 :
Tout ça est bien dommage. Le réseau de train Français était une pure merveille et était un bel exemple partout en Occident. Probablement que plusieurs ont encore des troubles de mémoire chroniques mais je me souviens d'expériences inoubliables d'un système absolument exceptionnel de transport et je n'avais pas encore 20 ans.

La France s'est engloutie (engouffrée) dans une vision du Monde et Mondialiste s'en être outillée le moindrement... en comparant des niveaux de services sur une feuille de calcul Excel sans que personne ne sache vraiment ce que l'on comparait au bout du compte. Donc, aujourd'hui, on se plait (et on se complaît) à faire et à refaire les mêmes erreurs des autres tout en baissant la tête et en remisant tout le peu de dignité qui reste à ce pays... comme la honte d'un trop vieux passé sans honneur.
a écrit le 30/03/2018 à 20:36 :
J'étais à la gare Montparnasse, il y a quelques temps.La SNCF n'est pas une entreprise, c'est un outil d'état géostratégique énorme. Ce qui s'y passe ? C'est bien à la France et à l'état de gérer ça, comme pour une décision de guerre nucléaire, je n'aurai aucun avis. Faites ce qu'il faut faire pour un secteur vitale pour le fonctionnement du pays.
a écrit le 30/03/2018 à 20:10 :
Jupiter Macron c'est beaucoup de blablabla. Première réforme dans le public à l'occurrence la sncf première reculade avec l'abandon des ordonnances. La république en marche arrière c'est sur. Tous les mêmes...
a écrit le 30/03/2018 à 20:06 :
j''ai hâte de monter dans le train de Deusch Band (en français :-) ) compagnie ferroviaire allemande en regardant de l'autre côté la sncf en leur faisant un doigt d'honneur comme pour air France. vive la concurrence contre les entreprises publiques françaises je vous dis Q 2 bonheur
Réponse de le 31/03/2018 à 9:47 :
"Q 2 Bonheur", votre raisonnement est un peu court !
Il y a 3 ans jour pour jour (28 avril 2015) , le journal LA TRIBUNE relatait dans ses colonnes une étude du groupe BCG (Boston Consulting Group)qui classait la SNCF 3ème (sur 25) derrière les réseaux Suisse et Suédois.
Les critères retenus étaient la ponctualité, la vitesse et le rapport qualité prix.
Ecrire "vive la concurrence CONTRE les entreprises publiques françaises" est des plus réducteurs voire une insulte surtout vis à vis du rôle qu'elles assurent dans la commande publique FRANÇAISE donc pour l'emploi Français et peut-être le VÔTRE !!!
Dois-je vous rappeler les MILLIARDS de commandes faites tous les ans par la SNCF à l'industrie TRICOLORE ???
Un exemple pour illustrer mon propos : en 2016 , obligation est donnée par l'actionnaire UNIQUE de la SNCF dénommé ETAT à commander 40 rames TGV (assemblées , entre autres, par les salariés d'ALSTOM Belfort) dont elle n'avait pourtant pas ... l'utilité !
Il en est de même de l'annonce faite il y a quelques jours par le ministre de l'économie concernant de nouveau ... l'achat de 100 nouvelles rames TGV dites du futur ( entre 2,5 et 3 MILLIARDS €) alors que la SNCF estime qu'elle a 150 rames de trop sur un parc composé de 450.
Toutes ces commandes répétées n'auront que pour "seules" conséquences" ( sociales) de fermer plusieurs technicentres SNCF qui emploient pourtant plusieurs milliers d'emplois sur une bonne partie du territoire Français (Périgueux , Saintes, Hellemmes les Lille, Bischeim,...)
J'arrête l'énumération.
Par opposition à votre propos , souvenez-vous des rames achetées par l'opérateur EUROSTAR à SIEMENS ( made in Germany) au grand dam d'ALSTOM et de l'Etat qui avaient même tenté une action en Justice ???
Je pourrais parler également de la téléphonie qui certes s'est largement ouverte à la concurrence mais avec pour corollaire des achats d'équipements téléphoniques quasiment tous d'origine ... Asiatiques.
Mais demandez aux ex salariés d'ALCATEL ce qu'ils en pensent ???.
Si vous êtes consommateurs ( comme moi) , vous êtes également salarié à moins que votre métier ne soit celui qui consiste à importer des produits venus d'ailleurs quitte à prendre votre commission au passage à moins que vous ne soyez déjà à la case ... "pôle emploi" ?
Pour ma part , j'ai plutôt envie d'être consomm'ACTEUR donc à chacun ses sensibilités et responsabilités ...
a écrit le 30/03/2018 à 19:43 :
Si la SNCF, du PDG jusqu'à tous les cheminots, arrive à comprendre un jour que ses passagers sont des CLIENTS et non des usagers qui devraient se plier à toutes leurs fariboles, elle aura fait un très grand pas en avant. Elle est sensée transporter des gens, mais en fait les laisse en gare bien trop souvent.
Réponse de le 30/03/2018 à 23:26 :
@ azer

C'est intéressant votre commentaire surtout si la SNCF réussit à peut-être comprendre (un jour dans ce siècle) que le client n'est pas seulement un clown d'usager mais un utilisateur-payeur, un quidam qui donne des pesos pour un certain service pas trop mal, pas trop ordinaire ou trop médiocre...

Les payeurs veulent en avoir pour leur pognon ? C'est à dire pas encore de la frime et de la foutaise à la franco-français-franchouillard débile qui fait croire que l'on achète du foie-gras de première qualité et non de la crotte de chien emballée dans du papier de soie.
a écrit le 30/03/2018 à 19:36 :
Il ne va pas se passer grand chose dans les années qui viennent. Pour les TGV le ticket d'entrée risque d'être trop élevé pour des entreprises privées en recherche de profits immédiats. Une rame TGV c'est entre 30 et 35 m€ et en France il n'existe pas de société de location de matériel ferroviaire. Il faut mettre en place des systèmes informatiques de vente des billets, avoir des atelier pour l'entretient etc. Maintenant mettre des péages moins élevé sur les lignes pas ou peu rentables si cela s'applique uniquement aux entrants privés et pas à la SNCF me semble ne pas respecter le principe de la concurrence libre et non faussée. La solution de l'open access peut être la plus destructrice, les compagnies privées voulant prendre la place de la SNCF sur les sillons les plus rentables, privant celle ci de recette. Hors c'est grâce à l'argent gagné sur certaines dessertes que d'autres moins rentables peuvent être assurée. C'est la péréquation, ce qui est rentable finance ce qui ne l'est pas. A terme, soit ces dessertes peuvent disparaitre soit l'état devra mettre de l'argent public pour les maintenir.
Dans les régions, ne pas faire d'appel d'offre me semble problématique et pourrait provoquer de nombreux recours devant les tribunaux. De plus les régions étant sous équipées en matière de compétence dans le ferroviaire, (c'est la SNCF qui avait l'expertise) les dérives dans ces marchés risquent d'être nombreuses. La puissance publique est souvent un mauvais négociateur en face des entreprises privées.
Bref toute cette réforme semble pour le moins bâclée dans le seul but d'avoir transposé les directives européennes dans le droit français avant la fin de l'année. Soit elle n'aura pas d'effet, soit elle causera d'importants dégâts qui seront subis par les usagers.
Réponse de le 31/03/2018 à 7:10 :
Malheureusement ce qui anime Macron n'est pas l'intérêt public....il s'en moque.....et ce n'est pas terminé...😲
Réponse de le 31/03/2018 à 8:26 :
La SNCF a trop de rames TGV et on vient de lui imposer d'en racheter 100 de mieux pour sauver Alstom. La solution est donc, soit de privatiser les rames excédentaires en les vendant à un consortium par exemple bancaire pour créer une entreprise de location de matériels ferroviaire, soit que la SNCF crée elle même une filiale de location pour rentabiliser ses rames excédentaires.
Réponse de le 31/03/2018 à 9:23 :
Bruno .
C est par déduction ou vous connaissez quelqu un de chez Keolis ?
Si mise en bourse affaire à faire .
Mais administrateurs déjà servis !
Réponse de le 31/03/2018 à 9:45 :
@bruno_bd
Actuellement le parc de TGV est dimensionné pour assurer les heures et les périodes de pointe. Son taux d'utilisation est d'environ 98%.
Les rames commandées ces derniers jours n'arriveront qu'à partir de 2023 et serviront à radier les plus vieux matériels dont les TGV atlantique dont certains auront 35 ans.
Si il y a un domaine que la SNCF sait parfaitement gérer c'est bien son parc de matériel roulant.
Réponse de le 02/04/2018 à 12:01 :
@L'australien 22 : m'abusé-je ou il y a 2-3 ans l'exécutif Hollande a acheté des rames TGV pour les faire circuler sur des lignes classiques, la SNCF n'en ayant pas besoin sur les LGV ? Il y a donc de la marge.... Et quand on voit combien de temps on a fait durer les p'tits gris franciliens (certains ayant d'ailleurs entamé une seconde vie e Roumanie), on se dit que même les rames TGV les plus anciennes (celles de 1980) pourraient encore, moyennant un peu de remise à niveau, durer encore quelques décennies. C'est ces rames-là qui pourraient être privatisées.
a écrit le 30/03/2018 à 17:37 :
Encore un régime spécifique pour l'Île-de-France. Au final pas de mise en concurrence pour les opérateurs de transport autres que la SNCF en Île-de-France.
L'Île-de-France échappera à la règle générale "compte tenu de sa densité et des travaux en cours et à venir et également des volumes de trafic", a déclaré Elisabeth Borne. Cet argument ne tient pas car ce n’est pas la gestion du réseau qui doit être mise en concurrence mais les opérateurs de transport de passagers sur le rail. Il est difficile de comprendre la cohérence d’analyse de notre Gouvernement qui écarte Paris et sa région d’une mise en concurrence des opérateurs de transport de passagers au profit exclusif de la SNCF. Problème au vue des explications du Gouvernement, la libéralisation du transport ferroviaire de passagers serait par voie de conséquence un atout pour la province et un obstacle pour l’Île-de-France.
Pour 2017, SNCF Mobilité a publié ses résultats, multipliant son bénéfice net par 2,3 à 1,33 milliard d'euros, avec une forte hausse de la fréquentation décrite par ses dirigeants comme "un rebond du train".
Réponse de le 31/03/2018 à 8:19 :
Ce qui est compliqué en IDF c'est d'avoir plusieurs opérateurs (sur les RER A et B, il y en a déjà 2, la RATP et la SNCF, tous les franciliens savent les millions d'heures perdues à cause des changements de conducteurs à Nanterre Préfecture que cette situation engendre). Mais rien ne dit que l'opérateur unique doive être la SNCF. C'est à la Région, organisatrice des transports, d'en décider.
a écrit le 30/03/2018 à 17:04 :
Les agents de la SNCF ne veulent pas de la concurrence mais cela ne leur pose pas de probléme de savoir que la SNCF est présente dans plus de 120 pays étrangers au travers de son millier de filiales.... Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra... La liste est très très longue ! La SNCF chez les autres OUI mais les autres chez nous NON !
La SNCF, la justice, la RATP, l'énergie, l'éducation nationale...ces irréformables.
Réponse de le 30/03/2018 à 18:15 :
vilipender de la sorte au nom de pierre et paul pour défendre son apanage n est pas le reflet d un bon niveau pour le pays

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :