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« Uber Files » : les ex ministres Valls et Cazeneuve nient tout accord entre le gouvernement et la société de VTC

latribune.fr

Publié le 11 mai 2023 à 18:34 - Mis à jour le 11 mai 2023 à 18:35

Valls estime que la menace est maximale en france

Manuel Valls, ancien Premier ministre et Bernard Cazeneuve, ancien ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de François Hollande.

© Charles Platiau / Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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En 2015, la société américaine mène un lobbying intense pour installer son services de voitures avec chauffeur dans les villes françaises. En échange de la suppression du service Uber Pop, Emmanuel Macron aurait promis de simplifier les conditions nécessaires à l'obtention d'une licence VTC. « Il ne pouvait y avoir de deal sans le ministre de l'Intérieur », a assuré Bernard Cazeneuve devant la commission d'enquête.

L'affaire « Uber Files », qui repose sur des milliers de documents internes de la société de VTC adressés en 2022 par une source anonyme au quotidien britannique The Guardian et transmis à des journalistes, continue de rebondir en France. Après avoir mis en cause les liens entre Emmanuel Macron, à l'époque ministre de l'Economie, et Uber, c'était au tour des anciens ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, de répondre aux questions d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Les deux politiques ont nié jeudi l'existence d'un « deal » entre le gouvernement et Uber en 2015 pour faciliter l'activité de la firme américaine en France.

Auditionné en sa qualité d'ancien ministre de l'Intérieur, dont le rôle était de réglementer la profession des taxis à l'époque, Bernard Cazeneuve est longuement revenu sur le conflit entre taxis et VTC dont le paroxysme a été atteint en juin-juillet 2015.

A cette époque, le service Uber Pop de l'entreprise américaine permettait à des particuliers de transporter des clients à des prix défiant toute concurrence.

« J'étais ulcéré par le comportement d'Uber », a rappelé l'ancien ministre de François Hollande, dénonçant « le cynisme » de la startup qui « faisait en sorte de créer le plus grand désordre pour obliger la règlementation à évoluer en leur faveur ».

Les licences VTC en jeu

Après plusieurs mois de conflits, Uber avait fini par fermer son service Uber Pop en juillet 2015. En échange de la suppression d'Uber Pop, Macron aurait promis de simplifier les conditions nécessaires à l'obtention d'une licence VTC.

« Est-ce qu'il y a eu l'évocation d'un deal au gouvernement ? A ma connaissance jamais », a insisté devant des députés Bernard Cazeneuve.

« Il ne pouvait y avoir de deal sans le ministre de l'Intérieur », a-t-il souligné, rappelant qu'il « n'y a pas à avoir de deal avec des acteurs qui, au motif qu'ils étaient financièrement puissants, estimaient qu'ils étaient au-dessus des lois ».

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« Je n'ai jamais eu connaissance d'un deal en 2015 et je ne l'aurais pas accepté », a également assuré le Premier ministre à l'époque, Manuel Valls, devant la commission d'enquête.

« Il n'est pas incongru que des échanges entre des entreprises, et en occurrence la société Uber, et les pouvoirs publics aient eu lieu et que ces échanges se soient prioritairement déroulés à Bercy », « ça me choque pas », a-t-il expliqué, même s'il n'était « pas au courant de ces échanges ».

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  • Les "Uber Files" révèlent la stratégie de l’entreprise : peut-elle (vraiment) changer ?
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  • Uber perd encore du terrain sur son modèle « d'indépendance » des chauffeurs VTC

Il a toutefois évoqué un « comportement à la hussarde » de la plateforme américaine, caractérisé par une « politique du fait accompli » avec « peu d'égard pour notre droit ».

(Avec AFP)

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