PME / ETI : près de 8 patrons sur 10 satisfaits de leur équilibre de vie
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Dans quatre PME et ETI sur dix, au moins un membre de la famille est au capital.
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Dans quatre PME et ETI sur dix, au moins un membre de la famille est au capital.
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Patron de PME, patron heureux ? Selon l'étude publiée jeudi par Bpifrance, 79% des dirigeants déclarent être satisfaits de la manière dont ils arrivent à concilier vie familiale et professionnelle. Bien que les trois quarts des 1.640 répondants déclarent travailler plus de 50 heures par semaine, près des deux tiers estiment que c'est "notamment grâce au soutien de leur famille que leur entreprise a pu connaître un tel niveau de développement".
Toutefois, près de la moitié (42%) des dirigeants déclare "essuyer souvent ou tous les jours des reproches de leur famille quant au temps consacré à leur entreprise" et près d'un quart (23%) abandonne des projets stratégiques "afin de ne pas nuire à leur vie de famille".
D'autre part, une des clés de la réussite est de séparer les sphères personnelle et professionnelle. Ainsi, les grand événements familiaux ne remettent que très peu en question la manière dont est dirigée l'entreprise. Plus de huit dirigeants sur dix affirment en effet que leur mariage ou leur engagement dans une relation de longue durée n'influence pas leur gestion. Un chiffre un peu moins impressionnant mais tout de même important concernant la naissance d'un enfant, avec 71% des patrons qui déclarent que l'agrandissement de la famille ne joue pas sur le pilotage de leur société.
En effet, "contrairement à l'imaginaire collectif, ces entreprises sont gérées de manière complètement indépendante" de la sphère privée, a expliqué à l'AFP Élise Tissier, directrice du Lab de Bpifrance.
Pourtant, dans quatre PME et ETI sur dix, au moins un membre de la famille est au capital, en plus du chef d'entreprise, et dans un quart, au moins un membre de la famille est salarié de l'entreprise.
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De plus, la séparation des deux sphères n'empêche pas les dirigeants de prendre des conseils dans le cercle familial. Sur ce point, les dirigeantes sont plus enclines à solliciter l'avis de leur famille afin d'enrichir leurs décisions. Sept femmes sur dix le font, contre seulement 55% des hommes.
Enfin, au sein des dirigeants de PME et d'ETI, les inégalités entre femmes et hommes se font aussi ressentir. Seuls 13% de ces sociétés sont dirigées par la gent féminine, qui est souvent bien plus exposée "à la porosité entre la vie professionnelle et privée".
"Les dirigeantes peuvent ainsi avoir une double charge : l'entreprise la journée et la famille avant et après les heures de bureau", selon l'étude.
Néanmoins, malgré ces inégalités persistantes, les femmes françaises sont de plus en plus décidées à passer par la case entrepreneuriat. En effet, 38% des femmes le souhaite, selon le baromètre Veuve Clicquot, la crise ayant renforcé cette envie. Toutefois, le "plafond de verre" n'est pas encore dépassé puisque 69% des femmes françaises sont convaincues que les conséquences de la crise amenuisent les fonds qui leur sont accordés.
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Le Covid a effectivement augmenté les inégalités entre les sexes, les femmes voyant leur charge de travail domestique augmenter plus que les hommes, avec la garde des enfants et les tâches ménagères. Par exemple, lors du premier confinement, 48% des femmes en télétravail vivaient avec un ou plusieurs enfants contre 38% pour les hommes, selon le rapport annuel 2020-2021 du haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes (HCE) publié le 18 novembre.
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