4G: Montebourg et Niel s'affrontent sur Twitter

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Avec l'américain Morry Taylor repreneur hypothétique de l'usine Good Year d'Amiens, Arnaud Montebourg échangeait des lettres. Avec Xavier Niel, ce sont désormais des tweets. Le ministre du Redressement productif et le patron de Free se sont livrés à un duel en moins de 140 signes ce mardi à propos des offres "low-cost" de l'opérateur télécoms.
Le débat virtuel a commencé par un commentaire de Xavier Niel sur un vieux message d'Arnaud Montebourg datant de janvier 2012, au moment du lancement par Free de ses forfaits low-cost. Celui qui était alors en campagne pour François Hollande avait écrit :
Depuis, le ministre a pris beaucoup distance avec cette opinion positive. Début décembre, avec Fleur Pellerin, la ministre chargée de l'Économie numérique, il a par exemple publié un communiqué dans lequel il fustigeait les stratégies low-cost dans le secteur, et notamment celles de Free. Il s'inquiétait pour la qualité du service, et plus généralement pour de "destructions d'emplois".
L'annonce d'une nouvelle offre 4G à prix cassés ce mardi a donné une occasion de répondre au fondateur de l'opérateur téléphonique. Xavier Niel a ainsi lancé les hostilités:
Sur le même ton, le ministre a répondu par le message suivant:
Plusieurs annonces de plans sociaux, chez SFR et Bouygues, ont secoué la planète télécoms l'an dernier. Le ministre du Redressement productif avait déjà sonné l'alerte.
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Trois heures après ce rappel d'Arnaud Montebourg, Xavier Niel hausse encore un peu le ton. Il affirme ainsi qu'au contraire, les télécoms ont continué à créer des centaines de milliers d'emplois en France. Un mouvement auquel Free aurait participé activement en créant "5.000 emplois". Et le chef d'entreprise de renvoyer la balle au ministre en l'interrogeant sur son propre bilan et en répondant au "smiley" triste d'Arnaud Montebourg par un signe souriant.
La réalité de "l'effet Free", notamment sur l'emploi dans le secteur fait l'objet d'un débat intense depuis l'an dernier. Le patron de l'Arcep, le gendarme des télécoms a tenté de le trancher en mars 2013 avec une étude sur les emplois directs créés par les opérateurs.
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Il signalait que "le nombre d'emplois directs des opérateurs est demeuré stable en 2012 à 129.000, malgré une conjoncture économique peu favorable" tandis que Free en aurait créé 1.000 en 2012 et 2.500 depuis le lancement de son activité mobile. Deux fois moins que le chiffre avancé par Xavier Niel qui inclut peut-être des emplois créés par d'autres entreprises grâce à l'activité mobile de son groupe.
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