La crise du Covid-19, une "opportunité" pour Facebook

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Le groupe Facebook a enregistré un chiffre d'affaires de 17,7 milliards de dollars (+18% sur un an) entre janvier et mars pour un bénéfice net de 4,9 milliards de dollars (+102% sur un an), selon ses résultats trimestriels publiés mercredi.
Le groupe Facebook a enregistré un chiffre d'affaires de 17,7 milliards de dollars (+18% sur un an) entre janvier et mars pour un bénéfice net de 4,9 milliards de dollars (+102% sur un an), selon ses résultats trimestriels publiés mercredi. (Crédits : Dado Ruvic)
En pleine crise liée au coronavirus, le géant américain a vu l'utilisation de ses services (Facebook, WhatsApp, Instagram et Messenger) bondir au cours du premier trimestre, avec près de 3 milliards d'utilisateurs dans le monde. Pour son patron, Mark Zuckerberg, la période est une "opportunité" pour continuer d'investir.

Même pas mal. Facebook a traversé ce premier trimestre sans encombre, en dépit de la crise sanitaire et économique mondiale liée au coronavirus. Le géant américain a enregistré un chiffre d'affaires de 17,7 milliards de dollars (+18% sur un an) entre janvier et mars, selon ses résultats trimestriels publiés mercredi. Avec cette croissance insolente, le groupe a dépassé les prévisions des analystes (+16%), tout en enregistrant sa plus faible hausse jamais enregistrée.

Son bénéfice net a quant à lui explosé de +102% à 4,9 milliards de dollars. Cette performance s'explique par la très faible progression de ses dépenses (+1% seulement sur un an), à 11,84 milliards de dollars sur le trimestre. Conséquence : la firme de Menlo Park a vu sa marge opérationnelle grimper à 33%, contre 22% à la même période l'an passé.

Salués par les investisseurs, le titre grimpait de près de 10% après la clôture de la Bourse de New York mercredi. Cela lui permet déjà de renouer avec les performances d'avril 2019, avec un action aux alentours de 190 dollars - même s'il n'a toujours pas retrouvé les sommets de ses records boursiers atteints en janvier, avec une action aux alentours de 220 dollars.

Pic d'utilisation pour les appli du groupe Facebook

Alors que plus de la moitié de la planète a été appelée à se confiner au cours du premier trimestre pour lutter contre la propagation du Covid-19, les personnes se sont logiquement tournées vers les applications pour continuer d'échanger avec leurs proches. Au total, 2,99 milliards de personnes dans le monde ont utilisé au moins une fois par mois l'une des quatre plateformes du groupe (Facebook, le réseau social de partage de photos Instagram, et les messageries instantanées WhatsApp et Messenger). Cela représente une croissance de 3,46% comparé au précédent trimestre.

Au-delà de la conquête de nouveaux utilisateurs, Facebook a surtout profité d'un regain d'utilisation. En Italie par exemple, premier pays européen fortement impacté par le coronavirus, le temps passé sur les applications du groupe "a grimpé de 70% depuis le début de la crise dans le pays, le nombre du vues des vidéos en direct sur Facebook et Instagram ont doublé en une semaine et la durée des appels groupés (avec 3 participants et plus) a bondi de 1.000% pendant le mois dernier", chiffraient les vice-présidents du groupe, Alex Schultz et Jay Parikh, fin mars.

"Nous...

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Commentaires
a écrit le 01/05/2020 à 9:42 :
Il n'empêche que Facebook reste une engeance, tout comme Coca Cola, Mac Do, les GAFA, Trump...et grosso modo tout ce qui vient des US après la découverte de la pénicilline.
a écrit le 30/04/2020 à 17:27 :
P.S: "pour l'intérêt collectif"

Non, pour l'intérêt politique.
a écrit le 30/04/2020 à 17:26 :
Générant des youtubeurs qui se font flics se disant qu'ils vont faire ainsi plein de fric en conseillant fortement à leurs jeunes utilisateurs qu'il faut rester chez soi et dépenser tout son temps de cerveau embrouillé par l'adolescence déjà à les écouter raconter des poncifs éculés.

ET ensuite on a nos gosses qui nous font la morale, qui se font plus catholiques que les catholiques.

Quand internet et la télé vont dans le même sens, un pour l'intérêt financier, l'autre pour l'intérêt collectif, ça fait vraiment très mal à l’entendement. Très inquiétant.

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