Pourquoi la tech licencie (encore) à tour de bras

Marine Protais
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Cisco vient de licencier 5% de ses 85.000 employés.
Reuters

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Cisco vient de licencier 5% de ses 85.000 employés.
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Microsoft, Snap, eBay, Google, PayPal... Ces dernières semaines, les entreprises de la tech ont annoncé des licenciements en série. Dernière en date ? Cisco, qui supprime 5% de ses 85 000 postes. L'entreprise est pourtant rentable. Ses bénéfices s'élevaient à 2,6 milliards de dollars au dernier trimestre en 2023. Ils sont toutefois en baisse de 5%, par rapport à la même période un an auparavant. Chuck Robbins, PDG de Cisco, présente ces suppressions d'emplois comme un moyen « d'aligner les investissements avec des opportunités de croissance futures ».
Depuis plus d'un an, les vagues de licenciements sont devenues une norme dans le secteur. En 2023, 1.191 entreprises se sont séparées de 262.735 personnes, rapporte le site Layoff.fyi, qui recense les licenciements depuis 2020. En ce début d'année, 154 entreprises ont licencié 39.496 personnes en 2024. Mais les chiffres restent moins importants que ceux annoncés lors de l'hécatombe de 2023.
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Pourtant, ces entreprises affichent, pour la plupart, de bons résultats. C'est le cas en particulier de Microsoft, dont on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit en difficulté avec un revenu record de 62 milliards de dollars (57,6 milliards d'euros) au dernier trimestre 2023. Le géant a pourtant annoncé en début d'année le licenciement de 1.900 personnes chez Activision Blizzard (dont l'acquisition a récemment été finalisée) et Xbox. Mais en parallèle, l'entreprise planifie des investissements, notamment dans l'intelligence artificielle générative.
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