Etats-Unis : pas d'accord entre les acteurs et les grands studios de production d'Hollywood
latribune.fr

Les négociations entre les acteurs et les grands studios de production américain ont échoué.
MIKE BLAKE
latribune.fr

Les négociations entre les acteurs et les grands studios de production américain ont échoué.
MIKE BLAKE
Sur un constat d'échec, le syndicat représentatif des acteurs à Hollywood a mis un terme aux négociations avec les grands studios américains.
Les acteurs pourraient donc rejoindre les scénaristes, en grève depuis le mois de mai, dans un mouvement capable de paralyser l'industrie cinématographique américaine.
Au début du mois de juillet, des négociations avaient été engagées entre la SAG-AFTRA et des sociétés comme Netflix et Disney. À l'approche de l'échéance, les deux parties avaient indiqué qu'elles continueraient à négocier. Mais la nouvelle date fixée pour parvenir à un accord entre les acteurs et les grands studios d'Hollywood a expiré ce jeudi 13 juillet.
Il s'agit des droits que les acteurs et les scénaristes touchent pour la réutilisation de leurs œuvres, par exemple lors des rediffusions télévisées ou des ventes de DVD.
Ils prennent la forme soit d'un pourcentage des recettes engrangées par les studios pour le film ou l'émission, soit d'une somme fixe versée à chaque rediffusion d'un épisode.Ces revenus essentiels sont nécessaires pour absorber les périodes d'inactivité entre deux productions.
Sans eux, les nombreux travailleurs qui n'ont pas le statut d'acteur ou d'écrivain star dénoncent une précarisation de leur métier.
Or, depuis une dizaine d'années, l'avènement du streaming a bouleversé ce type de rémunérations. Conséquents lors d'un passage télévisé car basés sur le modèle publicitaire, ces émoluments sont bien moindres pour les plateformes de streaming, qui ne communiquent pas leurs chiffres d'audience et paient de manière forfaitaire. Avec le streaming, les auteurs et les acteurs reçoivent chaque année un montant fixe, même en cas de succès mondial de leur travail comme pour les séries Bridgerton ou Stranger Things, visionnées par des centaines de millions de téléspectateurs dans le monde entier. La WGA réclame la revalorisation de ces montants aujourd'hui « bien trop faibles au regard de la réutilisation internationale massive » de ces programmes.
Par ailleurs, scénaristes comme acteurs disent avoir du mal à vivre de leur métier, avec des salaires qui stagnent, voire baissent en raison de l'inflation, et ce, alors que leurs employeurs réalisent des bénéfices et augmentent les salaires de leurs dirigeants.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Scénaristes et acteurs veulent également des garanties concernant l'usage de l'intelligence artificielle qui menace de les remplacer. Les scénaristes veulent empêcher l'IA de générer des scripts tandis que les acteurs s'inquiètent du clonage de voix. L'utilisation de cette technologie pour le générique de la série de Disney « Secret Invasion » avait déjà été le sujet de vives discussions.
Certains films pourraient pâtir d'une grève des acteurs.
Car ces derniers peuvent geler non seulement les productions basées sur les scripts déjà terminés avant mai, mais aussi la promotion des blockbusters attendus en salle cet été, comme « Barbie » de Greta Gerwig ou « Oppenheimer » de Christopher Nolan, dont l'avant-première londonienne va être avancée d'une heure pour permettre à son casting d'assurer les interviews avant le début d'une potentielle grève.Awards
, prévue le 18 septembre, est menacée.La production envisage déjà de reporter l'événement au mois de novembre, voire à l'année prochaine, selon la presse américaine.
Depuis mai et le début de la grève des scénaristes, les seules productions qui ont décidé de tourner le font sur la base de scripts déjà terminés au printemps, sans pouvoir les modifier.
C'est le cas par exemple du prequel du « Seigneur des Anneaux » financé par Amazon, « Les Anneaux de Pouvoir ».Mais sans comédiens, les tournages ne seraient tout simplement plus possibles.
À lire également
Et personne ne sait combien de temps le mouvement pourrait durer.
La dernière grève des comédiens d'Hollywood date de 1980.
Quant aux scénaristes, ils s'étaient mis en grève en 2007-2008 :
le conflit avait duré 100 jours et coûté deux milliards de dollars au secteur.
(Avec AFP)
latribune.fr
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides