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latribune.fr | 04/10/2012, 08:39 - 220 mots
Tom Enders, le patron d'EADS, se dit prêt à négocier des garanties sur l'emploi dans le cadre du projet de fusion avec BAE SyseMS. "Je suis tellement convaincu par ce projet que je suis prêt à entamer des discutions sur des emplois attractifs et des garanties sur les sites [de production] que je n'aurais pas même considérées pour EADS", a-t-il déclaré au Bild, dans un entretien paru ce jeudi. Les deux groupes seraient actuellement en discussion pour présenter un projet de garantie des emplois.
"Ce serait un désavantage compétitif si nous donnions l'impression d'être une entreprise dirigée par des gouvernements"
Le président d'EADS prêche par ailleurs pour un désengagement des Etats dans le groupe qui pourrait naitre de la fusion avec BAE Systems. Pour le patron de l'entreprise, cela coûterait des milliards aux contribuables. "Sur les marchés d'exportation, surtout les Etats-Unis et l'Asie, ce serait un désavantage compétitif si nous donnions l'impression d'être une entreprise dirigée par des gouvernements", a-t-il affirmé. Il a également affirmé qu'il ne voyait aucun intérêt pour l'Allemagne d'acheter des parts dans le groupe issu de la fusion. La participation publique de la France et de l'Allemagne dans EADS est perçue d'un mauvais oeil par les britanniques qui craignent qu'elle ne nuise aux relations commerciales avec les Etats-Unis.
Source: Bild (en allemand)
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Quelle stratégie ? a écrit le 04/10/2012 à 17:18 :
L'argument de T. Enders est de se débarrasser du droit de regard de nos gouvernements pour vendre à l'export aux Etats-Unis où l'industrie de l'armement est en surcapacité et en Asie dans des pays comme Singapour, Taïwan, Corée Sud, Philippines, Japon qui doivent leur développement aux commandes des Etats-Unis dans une stratégie d'encerclement de la Chine. Parallèlement, il se coupe des gouvernements européens avec qui au contraire il a intérêt à maintenir la meilleure relation parce que nos propres besoins d'armement vont augmenter.
TomTom a écrit le 04/10/2012 à 16:31 :
Ce sera la casse de l'oncle Tom...
Tony Meuter a écrit le 04/10/2012 à 15:48 :
Pourquoi M. Enders déploie-t-il tant d'efforts pour capitaliser EADS hors d'Europe ? Pour n'avoir plus à rendre compte qu'à un actionnariat flottant (bientôt noyauté par qui?) au lieu de son employeur légitime ? Quelle part de son emploi du temps consacre-t-il à la gestion de son entreprise, au développement commercial, aux problèmes de qualité, retards de livraison, délocalisation croissante de la fabrication ?
simple citoyen a écrit le 04/10/2012 à 14:49 :
Ces promesses sont totalement creuses: il n'a aucun moyen de garantir quoi que ce soit. AU mieux, une fois la fusion digérée, il sera remplacé et le jeu des chantages aux implantations et déménagements reprendra.
Glycol a écrit le 04/10/2012 à 12:14 :
Enders doit être viré purement et simplement. Sa vision courte des choses apparait au grand jour. Voilà un naïf qui feint ne pas savoir que, justement, c'est le désengagement britannique qui fait que BAE joue sa survie en s'adossant à EADS. Donc Mr Enders veut le même sort à cette grande entreprise européenne en pleine réussite dont le résultat n'est pas forcement le travail de ce PDG mégalo. Le gouvernement allemand et français ont tout intérêt pour notre défense à ne pas céder au tromperies anglo Enders. EADS est en bonne partie le bien des contribuables europeens.
Toulouse a écrit le 04/10/2012 à 10:08 :
ça n'aurait pas de sens si on prône un patriotisme économique ou même une volonté de réindustrialiser notre pays si le siège de l'un de nos grands champions mondiaux devait aller en Allemagne. il faut refuser tout net l'un de ces points, pas question de faire cette fleur, même aux Allemands là dessus. Sauf ... si ces derniers consentent à nous donner les sièges des grandes marques d'auto tel que audi, bmw ou wolskvagen, etc ... (1 Français contre 3 grands champions Allemands, je pense que c'est équitable).
Missiles a écrit le 04/10/2012 à 09:09 :
Autrement dit, Enders voudrait se débarrasser des gros actionnaires ce qui pourrait lui donner les coudées franches pour faire ce qu'il veut. Exemple, brader EADS pour avoir 60% au lieu de 70% du nouvel ensemble. Mais son incommensurable ego n'a pas de prix.