A400M : incroyable ! Airbus demande à nouveau l'aide des Etats clients

 |   |  1111  mots
Le programme A400M a généré des provisions d'environ trois milliards d'euros sur trois ans (2014, 2015 et 2016).
Le programme A400M a généré des provisions d'environ trois milliards d'euros sur trois ans (2014, 2015 et 2016). (Crédits : © Fabrizio Bensch / Reuters)
Selon Reuters, Airbus appelle à l'aide les sept Etats clients de l'A400M. Un programme que l'avionneur a pourtant longtemps négligé.

Airbus n'a vraiment peur de rien. Le constructeur aéronautique européen a demandé une réunion ministérielle européenne pour évoquer les derniers déboires de l'A400M, affirmant que sa propre viabilité était en jeu en raison des pertes accumulées par ce programme, selon l'agence Reuters. Le géant européen appelle à l'aide les États en vue de limiter les pertes du programme de l'avion de transport militaire européen. Le secrétaire d'État à la Défense espagnol Agustin Conde a répondu favorablement en adressant une invitation au président d'Airbus Tom Enders à participer à une réunion avec les pays partenaires du programme, le 30 mars à Madrid.

"Nous sommes engagés dans le programme A400M. Cependant il est de notre responsabilité d'assurer la viabilité d'Airbus", peut-on lire dans la lettre signée par Denis Ranque et Tom Enders, respectivement président et président exécutif d'Airbus, envoyée à Paris, Bruxelles, Berlin, Luxembourg, Madrid, Ankara et Londres.

Dans le même temps, Airbus n'a pas hésité à augmenter au titre de l'exercice 2016 le versement d'un dividende à ses actionnaires. Ainsi, le conseil d'administration d'Airbus va proposer en avril lors de l'assemblée générale annuelle le versement d'un dividende de 1,35 euro par action pour 2016 (2015 : 1,30 euro par action, soit 1,7 milliard d'euros).

Trois milliards d'euros de provisions sur trois ans

Paradoxal Tom Enders. Lui qui ne jure que par une économie libérale totale, il appelle aujourd'hui à l'aide les États alors qu'il a tout fait pour les écarter de la gouvernance du groupe. En quelque sorte, il souhaite la nationalisation d'une partie des pertes du programme A400M qu'il n'a pas su gérer, les profits étant en revanche partagés par les actionnaires.

Airbus a annoncé mercredi une nouvelle charge de 2,2 milliard d'euros sur ce dossier en 2016 et a demandé aux sept pays de l'OTAN clients de l'A400M de limiter son exposition aux lourdes pénalités et reports de paiements auxquels il doit faire face en raison de difficultés techniques et de retards. Le programme A400M génère régulièrement des provisions (841 millions en 2014 et 2015). Soit trois milliards en trois ans. C'est même une habitude depuis 2007, première année où le groupe a dû prendre des livraisons au titre de ce programme cauchemardesque.

Des risques significatifs à venir

Dans la lettre adressée aux gouvernements clients, le constructeur évoque des "risques significatifs à venir" sur le projet dont le coût, initialement évalué à 20 milliards d'euros, dépasse aujourd'hui les 30 milliards, selon Reuters. Evoquant des pertes "colossales", Airbus a demandé la réunion des ministres de ces pays pour prendre la mesure de la situation et convenir des prochaines étapes dans l'intérêt de la poursuite du programme, des gouvernements clients et du secteur européen de la défense.

Airbus demande également des discussions avec Europrop International (EPI), le consortium qui fournit les moteurs de l'avion, impliqués dans certains retards. EPI est composé de Safran, du britannique Rolls-Royce, de l'allemand MTU Aeroengines et de l'espagnol Industria de Turbo Propulsores (ITP). Une porte-parole d'Airbus s'est refusée à tout commentaire sur les contacts entre Airbus et les Etats concernés mais a déclaré que toute discussion impliquerait trois parties : les pays concernés, l'OCCAR (Organisme conjoint de coopération en matière d'armement) européen et les motoristes.

Des Etats déjà venus en aide pour l'A400M

Airbus a reçu en 2010 une enveloppe supplémentaire de 3,5 milliards d'euros des sept pays acheteurs mais il a laissé entendre depuis que ce montant ne suffisait pas à limiter son exposition financière au dossier. Pourtant, à cette époque, le groupe considérait que cet accord trouvé avec les pays clients de l'A400M fournissait "une base solide pour un développement réussi du programme". Après moins de trois mois de négociations, les sept pays clients (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) avaient trouvé début mars 2010 "un accord de principe" à Berlin... que EADS a fini par accepter.

Les Etats prenaient à leur charge une partie des surcoûts du programme européen (3,5 milliards sur les 7,6 milliards identifiés à l'époque). L'issue de ce protocole d'accord levait ainsi les doutes sur la poursuite de l'A400M, en retard de plus de quatre ans sur la première livraison. Airbus avait provisionné en 2009 une nouvelle charge de 1,8 milliard d'euros, qui venait s'ajouter aux 2,4 milliards d'euros de provisions déjà passées par le constructeur. Soit 4,2 milliards d'euros.

Un programme qui a été mal maîtrisé par Airbus

L'A400M reste un véritable fiasco industriel provoqué par de très nombreux facteurs : beaucoup d'incompétences, dont celle de la filiale espagnole (EADS CASA à l'époque), sous-dimensionnée pour gérer techniquement et industriellement un programme aussi ambitieux mais à qui pourtant la direction d'EADS a confié les clés du programme ; des rivalités entre les dirigeants d'EADS et d'Airbus, qui ont laissé l'A400M longtemps en complète déshérence ; une sous-estimation de la complexité du programme. Sans oublier un système de retour géographique de la charge de travail qui a conduit EADS à confier des contrats à des sociétés ne maîtrisant pas les technologies exigées. Bref, un programme sans gouverne, ni pilote.

Fabrice Brégier, alors numéro deux d'Airbus, ne fuit pas les responsabilités "Tout d'abord, avait-il expliqué fin 2009 à La Tribune, à la signature de contrat, tous les industriels se sont bercés d'illusions et se sont engagés sur une mission impossible : développer un avion militaire comme un avion  commercial. Dès le départ, le référentiel était faussé. Et puis pendant longtemps, EADS et Airbus n'ont pas géré ce programme avec toute la rigueur nécessaire. Nous reconnaissons notre part de responsabilité". Ce que confirmait déjà en février 2009 un rapport parlementaire : "EADS s'est engagé à réaliser un type d'avion qu'il n'avait jamais construit sans se doter de la meilleure organisation pour le faire". À quoi s'ajoute une expérience très (trop ?) limitée d'Airbus en matière d'intégration de systèmes militaires.

En dépit de tous ces déboires, Airbus a continué à sous-estimer à nouveau en 2013 ce programme jusqu'en 2015 avec l'arrivée de l'ancien patron des essais en vol d'Airbus Fernando Alonso à la tête de la division Avions militaires d'Airbus Defence & Space. Tom Enders a-t-il vraiment tout fait pour réussir ce programme ? Pas sûr. "Nous n'avons pas exécuté le travail comme nous l'aurions souhaité et je dois m'en excuser", avait affirmé en janvier 2015 Tom Enders. Aujourd'hui, il demande à nouveau l'aide des Etats. Ce qui est tout simplement incroyable...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/02/2017 à 17:11 :
OK, mais toute l'équipe de direction ne touche plus un euro tant que cet appareil ne fonctionne pas correctement.
a écrit le 26/02/2017 à 13:21 :
Le contrat de l’A400M est effectivement mal ficelé pour Airbus.
L’Allemagne n’est pas un client fiable, habituée à lancer une grosse commande initiale, puis à réduire une fois le partage géographique des tâches effectué (l’Allemagne a fait de même sur le Transal, le Tigre, le NH90 TTH).
Le cargo, l’oxygène, qui ne fonctionnent pas du tout, ont ainsi été donnés à développer à l’Allemagne. Il est vrai cependant que le BE toulousain a fait la fine bouche à l’époque, trop ‘occupé’ sur les développements civils.

Mais les investisseurs initiaux d’airbus et de l’industrie aéronautique européenne sont les états. Et pas les actionnaires actuels à qui les dividendes sont versés. (une vente d’action sur le marché secondaire n’apporte pas d’investissement à l’entreprise).
Airbus Helicopters est également bien heureux d’avoir ces mêmes clients militaires pour le soutenir dans des périodes comme aujourd’hui où le marché civil hélicoptère est en berne.

Concernant le commentaire sur la mutiplicité des versions, c’est vrai sur le NH90, beaucoup moins sur l’A400M où il y a une base commune (Common Standard Aircraft), sur laquelle s’ajoute des options.

Donc les critiques qui peuvent être faits aux états n’enlèvent rien à la mauvaise gouvernance initiale par Airbus. Les dirigeants actuels (Enders, Brégier) étaient déjà présents et sont donc responsables (et vrai aussi pour l’A380).

De plus, le directoire va maintenant faire du chantage à l’emploi dans la presse et auprès des politiques. Sauf qu’en 2016 le résultat par action est de 1,29€. Le dividende proposé de 1,35€.
Donc oui, cela veut dire que le directoire a décidé de verser plus en dividendes que le bénéfice réalisé.

La stratégie future du groupe est donc claire : pas d’investissement, rien pour les salariés (il y a un plan de réduction du personnel en cours). Donc rien pour l’emploi. Tout redistruber en dividendes. Et dans 20 ou 30 ans, quand il faudra lancer le successeur de l’A320, le directoire viendra pleurer auprès des états pour des financements en faisant à nouveau du chantage à l’emploi.

Ils ont de la chance que les politiques soient complices. Car normalement, les ministres devraient commencer par réclamer la tête d’Enders, Brégier, Ranque et du directeur financier avant même de réfléchir à l’éventualité d’une hypothèse de rediscuter quoi que ce soit !
a écrit le 26/02/2017 à 12:42 :
Ce qui est réellement incroyable c'est du côté de la concurrence, Boeing réclame en ce moment des baisses d'impots à l'Administration Trump en disant que dans le contexte actuel ils ne sont pas compétitifs (face à Airbus donc). Alors qu'ils bénéficient des largesses des commandes militaires (et Trump est sur le point de leur passer une grosse commande de F18 Super Hornet).
Il me paraît légitime qu'Airbus demande à ses clients (qui lui ont imposé des contraintes politiques) non pas des aides mais d'arrêter d'imposer des pénalités c'est-à-dire une double ou triple peine car Airbus a déjà payé cher le choix des moteurs (imposés par les politiques européens) et les multiples demandes spécifiques de chaque pays qui ont rendu le programme très complexe. Encore il ne s'agit pas de demander de l'aide mais qu'on arrête de savonner la planche à Airbus qui pour produire une vingtaine d'avions militaires par an plombe la division civile qui doit en sortir 700 annuellement.
Je ne vois ce qu'il y a d'incroyable dans la démarche d'Airbus.
a écrit le 26/02/2017 à 11:09 :
@ BONJOUR ET BON DIMANCHE : Ras le bol c'est toujours la même rengaine les européens doivent mettre la main à la poche pour pouvoir payer tous les bénéfices qu'une poignée de voleurs se mettent dans la poche et bien non RAS LE BOL D' ETRE PRIS POUR DES PEGEONS !
a écrit le 26/02/2017 à 10:33 :
A vouloir satisfaire tout le monde on mécontente chacun; n'était-ce pas un peu le cas de L'Eurofighter dans le programme duquel Dassault avait énergiquement refusé de participer réalisant un excellent Rafale mais...d'énormes difficultés de commercialisation.
a écrit le 26/02/2017 à 10:26 :
dans tous les programmes de ce genre, il y a forcément des dépassements de couts et des problèmes techniques, il faut parfois 10-15 ans de service pour le rendre mature et d'acquérir le retour d'expérience suffisant des utilisateurs fianux, les gens s'imaginent que ca va être parfait des la sortie alors que tout est encore à faire, il suffit de regarder les programmes C5/C17 etc...

En dehors de ce programme, la France aurait dûe renouvelée une fois encore le C160 transall, avec une nouvelle modernisation, c'est le maillon manquant, le C160 c'est 16t de charge utile, il a rendu un nombre innombrable de service, on les a sur utilisés et au bien de ça de sa durée de vie, le A400M c'est 36t de charge utile,le C160 est un avion rustique et résistant. le A400M reste un avion complexe surtout avec ses moteurs TP400. Mais ce n'est pas trop tard, on l'a fait pour le le puma et son successeur le caracal, qui se vend comme des petits pains. il faut apprendre à capitaliser sur les matériels et reprendre les R&D et les retour d'expérience qui ont été fait plutôt que de réinventer la roue. même le lerclerc qu'on appelait le pot de fleur, qui avait des problèmes au début à sa mise en service, qu'un général disait de lui qu'on ne l'utiliserait jamais dans une guerre, vient de faire ses preuves au combat au yemen,
avec une résistance très bien équipée, tous les observateurs ont remarqués son exceptionnel résistance au combat, des dizaines de tanks abrams ont été fumés, 20 tank léopard turcs (la référence) détruits en syrie, mais les leclercs n'ont eu que des dommages plus ou moins important, un seul a été neutralisé, "pilote tué", tous les chars ont été réparés par une très bonne organisation logistique, on a pu noté une usure prématuré des chenilles sur un sol très abrasif, l'AS qui voulait acheter des Leopards A2 a demandé des informations sur le char leclerc au vu de ses résultats au combat,il est le plus cher du marché, mais les résultats sont là, pas un char détruit dans les combats urbains ultra violent face aux missiles et roquette anti char, c'est comme pour le rafale, on disait du mal, mais dès qu'il a montré ce qu'il sait faire et il est devenu une référence dans la guerre. Je regrette qu'on ne fait pas une V2 du char leclerc, il a prouvé qu'il était un vrai guerrier.
on voit le grand retour des chars lourds sur les théâtres d'opération, abrams, t90, leclerc, leopard, on voit les différences, il n'y a que le char britannique challenger qui n'a pas encore ses preuves au combat.
Réponse de le 27/02/2017 à 15:25 :
hmmm, des dizaines de tanks abrams fumés, certes mais ou? 20 tanks leopard turcs détruits en Syrie, certes, mais qu'elles sont vos sources? un char leclerc détruit, sur quel théatre?
Pour ma part, j'ai eu connaissance d'un char leclerc détruit au yemen par un tir de missile tombé sur un dépôt de munitions, détruisant malheureux et matériels à proximité
a écrit le 25/02/2017 à 8:06 :
Bien pour l'A400 en particulier, il y a une faute de l'entreprise dans la conduite de ce programme, car ils ne devaient pas être accepté dans un premier temps dès version trops differant ( un avion de base devait être develloper pour tous) . Ensuite les probleme moteurs sont connu depuis longtemps, donc pourquoi n'y a t'il pas être pris des messure correctif depuis le début ( il n'y a pas assez d'ingénieur à détacher sur place pour trouver des solutions) , ensuite si le moteurs posser tant de probleme, il y a d'autre turbo propulseur dans le monde ( un moteur russe par exemple) , airebus aurais put developper un avion avec un moteur fonctionnelle.... Certe la direction actuelle n'est pas responsable, mais la conduite de ce programme est de la faute de cette entreprises, qui a souhaité plus d'indépendance décisionnel il y a quelque annee, donc ils doivent assumer, quant tous se passe bien ou mal comme actuellement.....
a écrit le 24/02/2017 à 22:15 :
Sauf que... Les choix géographiques étaient dictés par les Etats, justement. Parce que chaque Etat européen qui avait sa part dans l'entreprise voulait que les activités lui profitent. C'est comme cela que ça fonctionne pour chaque gros projet européen "public", comme cela vous a déjà été expliqué par divers commentateurs.

C'est sûr que si vous omettez cette information, c'est bien facile de se moquer d'Airbus et tout leur mettre sur le dos en faisant de l'anticapitalisme facile... A l'inverse, la connaître donne brusquement une logique à ce qu'il se passe: pourquoi Airbus a voulu écarter les Etats de sa gestion, et pourquoi aujourd'hui il leurs demande des comptes.

Pour ce qui est des dividendes c'est d'ailleurs un classique: ne pas les baisser ou les augmenter très légèrement pour rassurer les actionnaires et investisseurs. On peut critiquer ou non ce choix, mais là encore, un peu de connaissances des marchés ne ferait pas de mal lorsque l'on prétend écrire un article industriel...
a écrit le 24/02/2017 à 17:15 :
Au vu des dividendes versés (2015/2016) , il serait logique que les heureux propriétaires mettent la main à la poche . Ultra libérale pour les bénefs et Keynésien pour les pertes ?
comme quoi qu'il n' y a pas que l' état qui fait des bourdes....quand il est aux commandes. Bon sur l' aspect technique , c' est quoi l' embrouille encore combien de temps et d'argent, il serait temps de mettre les points sur les i et de ne pas essayer de nous embrumer .
a écrit le 24/02/2017 à 16:24 :
"Tom Enders a-t-il vraiment tout fait pour réussir ce programme ?". La question est:
-Pour qui roule Tom Enders?- A qui profiteraient les difficultés d'Airbus et EADS?
Réponse de le 26/02/2017 à 8:40 :
Très bonne question !
a écrit le 24/02/2017 à 16:13 :
Et comment Airbus Group va-t-se sortir de ses comptes plombés ? comment l'A400M va-t-il aller demander de l'aide à ses clients poru acheter des A400M, faire une ristourne de 10.000.000 sur le prix de vente ? L'A400M est-il trop technique et quasi invendable comme l'etait le Concorde à l'époque ? Très etonnant cette affaire là encore une fois techniquement on sait faire l'avion, on sait integrer les technologies majeures de la technologie aéronautique mais on ne sait pas vendre ou l'on a du mal à vendre l'A400M. Quid de l'affaire de l'A380 qui a du mal aussi à trouver preneur !!!
Airbus Group est-il trop en avance techniquement mais ne sait toujours pas vendre ses avions qlors qu'il vend beaucoup d'A320, d'A321 ou d'A350 !!!
Etonnant, autant dire que l'Europe de la defense ne se fait toujours pas et à toute petite vitesse et que les Américains nous tondent la laine sur le dos ? ( comme dans le film ?)
L'Europe est-elle obsolète et un vieux continent qui n'intéresse personne et surtout pas les Américains avec leur Donald Trump tout puissant et ses nouveau missiles balistiques de croisière intercontinental. Oui la concurrence est une nouvelle fois rude, et pour l'avoir vu à Paris en 2003, je peux vous dire que les Américains ne sont pas là pour nous aider : c'est aux EUropéens de faire leur propre defense, leur propres armes et leur propre indépendance. Alors l'A400M peut-il nous y aider ?
Réponse de le 24/02/2017 à 22:24 :
Il faudrait que l'europe intéresse les européens à commencer par nos dirigeant qui gérent l'europe comme une filliale de l'emprie américain au lieu de gérer la première puissance mondiale.
Un bon ménage là dedans et ensuite on pourra faire une vraie puissance en europe.
L'europe de la défense pour rappel c'est: Plus de bateuaux que l'US Navy, plus de soldats que l#US army, mais 200 modéles de lance roquettes différents.
a écrit le 24/02/2017 à 13:34 :
Alors que les fournisseurs et prestataires d'AIRBUS sont au bout du système et s'écrasent pour travailler à 30€/heure, il est difficile de lire une telle demande d'Enders. C'est une honte. Les bénéfices sont partagées entre actionnaires qui ne créent aucune richesse et les salariés AIRBUS qui sont déjà surpayés (90€/heure). L'Etat doit DONNER encore. Quand est-ce qu'un journaliste aura le courage de sortir les informations sur les contrats français à 30€/heure ?? AIRBUS appauvri aussi le tissu industriel de la France derrière leur propagande. Des projets financés par l'état français partent pour faire travailler des indiens aux détriments des Français qui paient. Que feront nos enfants ? Ces grands patrons sont des incapables depuis 20 ans, cela se passait mieux avec les vrais créateurs de l'Industrie française. Et ils ne se payaient pas 2000 fois + que leurs salariés déjà surpayés. Leurs aïeux doivent se retourner dans leur tombe en voyant leur salaire et leur incompétence !!
Réponse de le 24/02/2017 à 18:51 :
"Les bénéfices sont partagées entre actionnaires qui ne créent aucune richesse et les salariés AIRBUS qui sont déjà surpayés (90€/heure)."
Petit mélange des genres, le taux horaire d'un contrat n'est pas, et de loin, ce que le salarié se met dans la poche. Un cadre bien payé chez Airbus touche dans les 7000€ brut mensuels, ce qui est tout à fait honorable, mais il travaille (au forfait....) de l'ordre de 160h par mois. Ceci correspond à une rémunération horaire brute de l'ordre de 45€ bien loin des 90 que vous évoquez. Et rassurez vous, il y a une pléthore de gens qui sont bien loin de ce salaire. Qu'il y ait une caste dans la boutique qui bénéficie d'un excellent rendement horaire (euphémisme....) aucun doute, mais la majorité des salariés ne sont pas dans ce cas. Ceci n'enlève rien aux difficultés de la sous traitance et à la pression des acheteurs. Si le salaire évoqué ci-dessus vous paraît excessif, jetez un coup d'oeil au salaire d'un commissaire de police....(ce n'est qu'un exemple)
a écrit le 24/02/2017 à 13:14 :
Cette requête était inévitable ...Il était évident que AIRBUS n'allait pas continuer à perdre de l'argent dans un programme aussi ruineux. Et surtout, c'est tout le bénéfice de la partie civile qui part en fumé à cause de l'A400 M ! Dans toute entreprise "normale" , on aurait immédiatement fermé le programme qui gangrène l'entreprise afin de sauver ce qui marche et ce qui fait gagner ! Mais AIRBUS n''est pas une entreprise "normale" car l'A400 M est un programme militaire, qui devait être seulement financé avec de l'argent public! Or avec la catastrophe du programme, AIRBUS a du puiser dans sa trésorerie personnelle pour renflouer le programme ! Chose qui n'était pas prévue dans le projet de AIRBUS ! Comme l'a très bien expliqué Benoit, c'est la faute à EADS d'avoir confié le programme A400M aux entités allemandes et surtout espagnol de EADS qui n'avaient hélas pas les compétences requises ! Et aussi la fautes aux pays européens, auquel chacun voulait son A400M couteau Suisse et sur mesure qui a alourdit la complexité du projet ! Comme avec l'eurofighter, on atteint les limites de la collaboration avec des partenaires qui ne sont pas tous au même niveau et cela about it à ce genre de catastrophe. De toute manière, les pays partenaires n'ont pas le choix, ils devront remettre de l'argent dans le programme car sinon Enders arrètera tout simplement le programme car il ne mettra pas de l'argent au pot et surtout ne plus perdre l'argent gagné dans le civil !
BREF , il faut sauver AIRBUS CIVIL qui reste la poule aux oeufs d'or.
a écrit le 24/02/2017 à 12:04 :
Enders ne veut pas des etats dans son capital mais les accepte pour renflouer ses errances........
Programme certe complexe....aucun pays,en plus, n étant vraiment d accord poir une configuration de base....pouvant structurer le programme......
Mais.....30 milliards, ca commence a faire trois sous......sans réellement voir le bout du tunnel.....
Mais il y a des gens qui ont bien gagne leur vie dans ce coup la.....
Pendant ce temps, nos politiques et nos elites économiques.....vitupèrent les gens ordinaires....
Mais les DG....de toutes ces entreprises...so.t ils encore capables...de faire tourner correctement leurs entreprises...,,en lieu et pla e de leur petite bagarres de cours d école pour avoir in fine le pouvoir.....
a écrit le 24/02/2017 à 12:01 :
Le retour de bâton va être violent... Je serai un représentant de l'Etat je demanderais au moins deux ou trois têtes du management pour s'être moquer du client et des embauches car EADS est quand même bien soutenu par ces mêmes États client (pour ne pas utiliser d'autres termes qui fâchent)...
a écrit le 24/02/2017 à 10:40 :
C'est gros enfin c'est toujours pareil....

Dire qu'airbus n'avait pas les compétences et relativement faux.

Les entités aux les allemands d'airbus ont confié certaines parts de l'avion ne les avaient pas.

Les allemands et les espagnols en particulier. Il s'agissait d'une répartition politique avant tout les allemands voulant la plus grosse part du gâteau.

Il y a des entités chez airbus qui possède l'expérience mais malheureusement elles étaient politiquement non sélectionnable.

L'A400M montre la limite du lissage collaboratif il s'est passé la même chose que pour l'eurofighter le produit est passé derrière les ambitions.

le directoire d'Airbus est directement responsable de ce montage mais il ne faut pas oublier les luttes d'influences europénnes en sous main.

La question est donc faut il abandonner le porjet et vite fait lancer une commande de globmasterIII mais la chaine est fermée.
a écrit le 24/02/2017 à 10:20 :
Cette demande inacceptable de renflouement n'est elle pas tout simplement une façon pour Enders de tenter de sauver sa peau face à des actionnaires à qui il avait promis 10% de rentabilité? En cas probable de refus Il pourra en effet arguer du fait que la perte est due aux états qui ont compliqué le cahier des charges sans vouloir in fine en assumer les coûts..
a écrit le 24/02/2017 à 9:42 :
On peut se consoler en se disant que ce programme reste toujours moins coûteux que le F35; je plains les pays qui se sont engagés dans les deux XD

Le point commun de ces deux programmes? La recherche d'un mouton à cinq pattes.
a écrit le 24/02/2017 à 9:36 :
On aura tout dit sur ce programme. A l'instar de Galileo et de ces dix ans de retard sans vrai Maitre d'œuvre et ses coûts exhorbitants,le programme A400 constitue l'aboutissement des incompétences cumulées mêlées de certains pays "européens". La faiblesse des français et à été de déléguer ce programme pourtant fédérateur mais oh combien technique , leurs "précieux " bureaux d'études étant surchargés par le développement des avions civils.
a écrit le 24/02/2017 à 9:21 :
Cette affaire revele la facon dont sont conduites les combines en tout genre de cette belle union europeenne. Ce programme a pris en otage les partenaires au debut enchantes de ce projet mimitaire commun. Les voila coinces dans une mecanique financiere infernale. Le drame est qu'ils desormais sont tous captifs et "forces" de continuer a mettre au pot commun ou bien a tout perdre. A terme bien evidemment c'est le citoyen qui raque. Splendide arnaque.
En un mot comme en cent vive l'Europe.
Réponse de le 24/02/2017 à 10:42 :
Ba, les américains ont fait pareil avec leur chasseur bombardier furtif à décollage vertical et horizontal révolutionnaire, le F35. Ils en sont à plus de 400 milliards de dollars. Et le bousin est à peine utilisable pour le moment...
Du coup l'Europe a bon dos une fois de plus !
a écrit le 24/02/2017 à 9:06 :
Quand je pense qu'ils tordent comme des serpillères les petits sous-traitants et qu'ils en on tue beaucoup, par une politique d'achat irresponsable et une ingérence incompétente. Je pense qu'ils devraient penser d'abord à faire leur métier, mieux considérer leurs sous traitants et moins penser aux actionnaires en maîtrisant aussi la masse salariale de certains personnels.
Réponse de le 24/02/2017 à 10:42 :
Tout le monde n'a pas la vision japonaise on les bénéfices sont répartis sur toute la chaine.
a écrit le 24/02/2017 à 8:57 :
N oublions pas que eads/airbus n'est que le mettre d'oeuvre d'une demande des état/client/actionnaires .....les choix qui on amener au désastre de ce programme (moteur, lieu de production)ont été fait par les état/client/actionnaires du groupe eads
a écrit le 24/02/2017 à 7:53 :
Effectivement, c'est...particulier. Sauf que les Etats n'ont jamais pu s'entendre sur un tronc commun viable de capacités et d'équipements et étaient tout contents de se partager sur des rapports de force politique le "gateau" industriel de la production : il y a autant d'A400M qu'il y a de clients. Qui trop embrasse mal étreint.
Réponse de le 24/02/2017 à 16:52 :
Effectivement c'est gonflé de verser des dividendes à la hausse pour derrière en appeler au portefeuille des clients (et donc des contribuables), près de 10 ans après les premières embrouilles d'un projet mal-né.
Les réformes de gouvernance d'EADS ne sont pas allées au bout de leur logique. Si le militaire est en régie, il faut le savoir dès le départ.
Mr Enders devra s'expliquer sur tout çà.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :