Fonds en euros : les épargnants n'ont pas de souci à se faire, promettent les assureurs
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le rendement du fonds en euros est appelé à grimper mais un effet de décalage important dans le temps.
TONY GENTILE
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le rendement du fonds en euros est appelé à grimper mais un effet de décalage important dans le temps.
TONY GENTILE
La remontée des taux d'intérêt est un sujet d'attention mais pas un motif d'inquiétudes pour le fonds en euros de l'assurance-vie. C'est le message rassurant désormais martelé par les professionnels et les autorités de supervision.
« La hausse progressive des taux correspond à la normalisation d'une situation qui était problématique, celle d'une baisse continue des taux pendant des années pour atteindre même des niveaux négatifs. Aujourd'hui, la remontée des taux va permettre une relution des portefeuilles, c'est-à-dire une amélioration du rendement, qui est en soi une bonne nouvelle pour les assurés, même si nous restons très attentifs sur le rythme de la remontée des taux », a rappelé Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs, lors de la publication des chiffres de l'assurance-vie pour le mois de mai qui confirme « la poursuite de la dynamique positive » pour le support d'épargne préféré des Français.
Le fonds en euros de l'assurance-vie, dont le capital est garanti, est essentiellement investi en obligations. Son rendement, le taux servi, a naturellement fondu avec la baisse des taux, pour atteindre, en moyenne, 1,3% en 2021. Ce qui a permis aux assureurs-vie de réorienter la collecte vers les unités de compte (UC), investis dans des actifs plus diversifiés (actions) mais dont le capital n'est pas garanti. Les UC représentent désormais 40% de la collecte brute en assurance-vie.
À lire également
Le portefeuille du fonds en euros tourne cependant assez vite : chaque année, les assureurs réinvestissent environ 20% de leurs obligations qui arrivent à échéance, même si les situations peuvent être très différentes d'un assureur à l'autre, en fonction de leur gestion financière. Une montée progressive des taux leur permet donc de reconstituer leur actif général avec un rendement supérieur aux années précédentes. Mais, une hausse trop rapide des taux rend plus délicate cette période de transition, avec le risque de devoir externaliser des moins-values latentes en cas de rachats massifs de la part des assurés.