Ces métiers qui n’existent pas encore…
Clio Bayle
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Que vous posiez des questions à un chatbot de la SNCF, cherchiez votre chemin sur Waze, fassiez défiler votre fil d'actualité sur Facebook ou traduisiez un texte sur Google, l'intelligence artificielle fait déjà partie intégrante de votre quotidien. Bien qu'elle n'en soit qu'à ses balbutiements, l'IA a déjà commencé à créer son lot de nouveaux métiers. Les profils d'ingénieur IA, analyste data, ou encore data scientist comptent parmi les plus recherchés par les employeurs. Et ce n'est qu'un début. Les technologies fondamentales telles que le machine learning ou le deep learning n'ayant quitté que récemment le monde des laboratoires, les qualifications nécessaires à leur déploiement et leur usage en entreprise ne font pas toutes l'objet de créations de postes. C'est le cas des compétences ayant trait à l'éthique ou à la personnalité de l'IA. Dans les grands groupes, on commence néanmoins à conceptualiser certains métiers. L'éthicien (ou éthiciste) en IA, par exemple, devra s'assurer que les règles de déploiement de l'IA respectent les normes éthiques de l'entreprise. Quant au psydesigner, il s'occupera de la manière dont les assistants personnels et autres chatbots s'expriment, en leur attribuant des valeurs et une personnalité. Ce profil sera ensuite scénarisé par l'egoteller, qui sera chargé de traduire cette personnalité de manière concrète, à travers le comportement de l'IA, son vocabulaire, le ton de sa voix, etc.
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En 2001, l'opération Lindbergh inaugurait une nouvelle ère pour la chirurgie. Une patiente hospitalisée au CHU de Strasbourg était opérée grâce à un robot chirurgical dont les commandes étaient tenues, à New York, par le professeur Jacques Marescaux. L'intérêt de cette prouesse technologique ? Éliminer les contraintes géographiques afin de rendre les interventions chirurgicales de pointe accessibles dans le monde entier. D'autres expériences réussies ont depuis confirmé le potentiel extraordinaire de la chirurgie robot-assistée à distance. Mais si la télémédecine s'est largement démocratisée dans de nombreux autres domaines médicaux, elle reste pour l'instant très rare dans les blocs opératoires. La faute notamment à des exigences de connectivité réseau. Elle est néanmoins promise à un très bel avenir. D'autant que la chirurgie robot-assistée est en pleine expansion. Le robot Da Vinci, le plus vendu dans le monde, a déjà été écoulé à près de 6 000 exemplaires. Quant aux formations spécifiques en robotique, si elles restent « balbutiantes », selon le terme utilisé dans un rapport de l'Académie nationale de médecine daté de décembre 2021, elles sont appelées à prendre rapidement de l'ampleur. L'université de Lorraine propose d'ores et déjà un diplôme en chirurgie robotique, incluant une formation pratique à l'utilisation du robot Da Vinci.
Clio Bayle