Airbus devra cravacher pour tenir ses objectifs 2022
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Le directeur financier d'Airbus, Dominik Asam, qui quittera son poste en 2023, fait le point sur l'année en cours.
REGIS DUVIGNAU
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Le directeur financier d'Airbus, Dominik Asam, qui quittera son poste en 2023, fait le point sur l'année en cours.
REGIS DUVIGNAU
Airbus a beau avoir revu ses prétentions à la baisse, il lui reste encore du chemin à parcourir pour atteindre ses objectifs 2022. Lors de son « Capital Market Day 2022 », qui se tient ce 23 septembre, le constructeur européen a présenté son bilan à fin août, et celui-ci est mitigé. Sur plusieurs métriques, il est à peu près équivalent à ce qui a été réalisé l'an dernier, mais il s'agissait alors d'un exercice de reprise avec des objectifs moins élevés qu'actuellement.
En termes de production, Dominik Asam, directeur financier d'Airbus, explique que 382 appareils ont été livrés au cours des huit premiers mois de l'année. C'est deux de moins que l'an dernier, malgré la volonté du constructeur de remonter en cadence sur le moyen-courrier. L'avionneur a connu un sérieux coup de frein au printemps, avec des niveaux équivalents, voire inférieurs, à ceux connus un an auparavant. Ce retard semble venir en partie de la remise en route des chaînes d'approvisionnement, prises entre la disponibilité des matériaux et le besoin de main-d'œuvre qualifiée.
Pour atteindre son objectif de 700 appareils livrés sur l'année, Airbus doit livrer encore 320 appareils en cinq mois, soit 64 par mois. Si les livraisons sont souvent plus nombreuses en fin d'exercice, il va tout de même lui falloir un sacré coup d'accélérateur pour tenir le rythme. Et encore, le constructeur avait abaissé son objectif de 20 appareils lors des résultats du premier semestre. A titre de comparaison, il avait livré une centaine d'avions de moins sur la même période l'an dernier (227 entre septembre et décembre).
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Dominik Asam assure qu'Airbus et ses sous-traitants sont pleinement engagés pour y arriver. Il estime que cela va passer par une concentration des efforts sur les appareils en stock et « presque prêts à être livrés ». En revanche, la montée en cadence de la famille A320 NEO a été décalée dans le temps. Prévu en cours d'année, le palier de 50 appareils produits par mois n'est plus espéré que fin 2022. Et encore, le directeur financier parle « d'environ 50 ».
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