Airbus veut faire voler les avions comme les oiseaux migrateurs
Fabrice Gliszczynski, à Dubaï
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Photo d'illustration
Pascal Rossignol
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Verra-t-on demain les avions voler comme des oiseaux migrateurs ? Avec plusieurs appareils formant un "V", avec un avion leader en pointe encaissant la résistance de l'air suivi par d'autres avions volant en retrait légèrement décalé sur les côtés ? Un procédé qui verrait chaque avion bénéficier des courants d'air de l'appareil qui le précède et réduire ainsi sa résistance à l'air et par conséquent sa consommation de carburant? Peut-être. C'est en tout cas l'un des projets sur lequel travaille Airbus pour réduire les émissions de CO2. Présenté ce lundi 18 novembre, au salon aéronautique de Dubaï (Dubaï Airshow), ce projet baptisé "fello'fly" permettrait de réduire de 5 à 10% la consommation de chaque avion (sauf celui qui est en pointe).
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"Nous ne volons pas en formation, mais à trois kilomètres et latéralement éloigné du centre de tourbillon d'air généré par l'aile de l'avion précédant. L'avion se situe en fait dans l'air brassé autour du tourbillon, où l'énergie est très faible", a précisé en aparté de la présentation Sandra Bour-Schaeffer, responsable des démonstrateurs d'Airbus.
Une distance et une position qui permettent de conserver non seulement la sécurité du vol mais aussi le niveau de confort des passagers par rapport aux turbulences, a-t-elle précisé.
Fabrice Gliszczynski, à Dubaï