F-35 en Belgique : cinq "petits" mensonges entre "amis"

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Boeing a estimé qu'en Belgique les règles du jeu n'étaient pas véritablement équitables et la compétition pas pleine et ouverte.
Boeing a estimé qu'en Belgique les règles du jeu n'étaient "pas véritablement équitables" et la compétition "pas pleine et ouverte". (Crédits : INTS KALNINS)
Alors qu'Emmanuel Macron est actuellement en Belgique pour une visite d'Etat de deux jours, Bruxelles a tout fait pour rédiger un appel d'offres favorisant discrètement le F-35.

Selon une enquête approfondie de l'hebdomadaire flamand Knack publiée le 8 octobre, la Belgique a toujours souhaité acquérir le F-35 de Lockheed Martin. D'autant plus que les Belges ont promis en 2013 à l'OTAN d'acheter des avions furtifs. Tout l'enjeu pour Bruxelles et les militaires belges a consisté à justifier de façon irréfutable cet achat par une procédure officielle et inattaquable. Il ont donc lancé un appel d'offres international et y ont glissé des critères de façon subtile (missions Suppression of enemy defenses ou SEAD) pour favoriser Lockheed Martin. Ce qui a logiquement conduit Boeing, puis Dassault Aviation à renoncer à répondre à l'appel d'offres tel qu'il était rédigé. Boeing a même diffusé un communiqué où il évoquait des règles du jeu qui ne seraient "pas véritablement équitables" et une compétition "pas pleine et ouverte".

"Nous regrettons qu'après avoir examiné la demande, nous ne voyions pas l'opportunité de concourir avec des règles du jeu véritablement équitables avec le Super Hornet F/A-18", avait expliqué Boeing. "Lorsqu'il il y a une compétition pleine et ouverte, nous attendons avec impatience d'apporter la totalité et l'ampleur de Boeing à notre offre", avait précisé le vice-président de Boeing chargé des ventes mondiales dans le domaine de la stratégie, de la défense, de l'espace et de la sécurité, Gene Cunningham.

1/ La Belgique a promis à l'OTAN d'acheter des avions furtifs

Selon Knack, la Belgique a promis il y a cinq ans à l'OTAN d'acheter des avions furtifs. Par conséquent, le F-35 était bien le seul candidat à proposer un avion de combat disposant de telles capacités parmi tous ceux qui étaient en compétition. "En mai 2013, lors de pourparlers avec l'OTAN, notre ministère de la Défense a fixé les objectifs pour l'avenir de notre armée. Parmi ces objectifs, il y avait la promesse de fournir une flotte de 54 avions de chasse, dont au moins dix devaient avoir une capacité furtive", a révélé Knack, sur la base d'un document classifié de l'OTAN que l'hebdomadaire a pu consulter.

Cette orientation a été confirmée et réactualisée (45 appareils) en 2017. Knack a donc interrogé à plusieurs reprises le cabinet du ministre Steven Vandeput pour savoir qui a approuvé politiquement les objectifs en 2017. Réponse du cabinet : "ils sont imposés par l'OTAN". La Belgique a accepté ces conditions mais elle pouvait également les refuser. Le document de l'OTAN, qu'a pu consulter Knack, mentionne explicitement la furtivité comme l'une des exigences de l'Organisation. C'est la première pierre d'une coopération furtive avec Lockheed Martin. Au final les Belges ont évité d'évoquer systématiquement le terme furtivité dans l'appel d'offres. Un terme beaucoup trop fléché F-35...

2/ Bruxelles veut des avions furtifs mais ne l'écrit pas

Comment favoriser le F-35 sans le faire clairement apparaître dans l'appel d'offres? C'est tout l'enjeu de l'appel d'offres. Selon Knack, un indicateur précoce a été évoqué dans une conversation par courriel que l'hebdomadaire a obtenue, entre Steven Lauwereys et Frederik Vansina, deux figures importantes de la Force aérienne, au début de 2014. Au cours de la même année, les deux hommes ont accédé aux postes les plus élevés du ministère de la Défense : le major-général Vansina a succédé à Claude Van de Voorde au commandement de la Force aérienne en novembre ; le lieutenant-colonel Lauwereys a été nommé quelques mois plus tôt officier de projet du Programme de capacité de combat aérien (ACCaP), la cellule qui doit prospecter pour l'achat d'un nouvel avion de combat. C'est son équipe qui a rédigé l'appel d'offres (RfGP).

Les recherches de Knack montrent qu'une préférence pour le F-35 a été écrite à un stade précoce. Le 13 janvier 2014, le lieutenant-colonel Lauwereys et le major-général Vansina ont échangé des idées par courrier électronique sur une présentation PowerPoint qui sera adressé aux constructeurs intéressés par le renouvellement de la flotte d'avions de combat belges. Le lieutenant-colonel laisse entendre qu'il a effectué quelques changements : "J'ai essayé d'incorporer 'Anti-acces anti-denial' dans "Future operational environment" pour éviter un lien direct avec le caractère furtif". Un terme qui n'est effectivement pas anodin. Si la furtivité ne sera pas mentionnée dans les exigences des missions futures dans l'appel d'offres, elle y sera de façon implicite dans ''Anti-acces anti denial''. Soit clairement des missions SEAD, qui demandent cette fameuse capacité de furtivité. Pourtant la Belgique effectuait jusqu'ici des missions de maintien de la paix, de police du ciel, de sécurité et de stabilisation.

"La Belgique a accepté en 2013 de suivre les décisions de l'OTAN en décidant d'acheter des avions furtifs pour des missions de guerre comme des missions SEAD dans lesquelles la Belgique n'a quasiment pas d'expérience", a expliqué le journaliste Stavros Kelepouris, auteur de cette enquête.

3/ Police du ciel : le F-35 inefficace

En revanche, la mission de police du ciel, une des missions que l'armée de l'air belge accomplit depuis des années, par exemple au-dessus des États baltes, n'a pas figuré sur la liste des six scénarios retenus dans le cadre de l'appel d'offres. Ce n'est pas un hasard si cette mission a disparu : le F-35 en termes de maniabilité et de vitesse de pointe est inférieur à ce que font les autres candidats. Les scénarios ont été choisis  pour s'adapter aux points forts du F-35 mais surtout pas à ses points faibles.

4/ Une mission nucléaire furtive

L'offre belge n'incluait aucune mention au sujet d'une capacité nucléaire. Pourquoi alors que les politiques belges souhaitent conserver cette mission ? "Premièrement, cela aurait voulu dire qu'il existe officiellement des armes nucléaires sur le sol belge, a expliqué à la Tribune Stavros Kelepouris. Officiellement ce n'est pas le cas, même si beaucoup de monde pense le contraire. Ce point n'a jamais été admis officiellement. Par conséquent, dans le processus de sélection, rien n'a jamais été officiellement évoqué sur les capacités nucléaires du futur avion de combat belge".

5/ Suspense sur le vrai prix

Le coût de l'investissement pour 34 F-35A du block 4 s'élève finalement à 3,8 milliards d'euros (en euros courants). Les paiements seront effectués sur une période de plus de 12 ans. Pour compenser l'évolution des taux de change, une provision supplémentaire de 5% est prévue. Cela porte le coût d'investissement à 4,011 milliards (en euros courants). C'est plus d'un demi-milliard de moins que prévu dans la vision stratégique pour la Défense, se vante l'ancien ministre de la Défense, Steven Vandeput. Pourtant, en janvier, le département d'État américain, qui a décidé d'approuver la vente de 34 F-35 à la Belgique, avait estimé le coût de l'opération à 6,53 milliards de dollars.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2018 à 15:05 :
A propos de l’achat par la Belgique de 34 F35 (F comme f... en anglais ?), les dés étaient pipés dès le début. On se demande bien pourquoi nos amis les belges (flamands et non wallons qui eux voulaient le Rafale) ont lancé un appel d’offres. Une dépense d’energie Inutile pour tous. Bref, quand c’est la politique qui mène le jeu, tout le monde peut quitter la table.
Petite ironie du sort : cet ex ministre de La Défense belge porte bien son nom.....
a écrit le 23/11/2018 à 10:58 :
Très bonne analyse, beaucoup plus structurée et mesurée que l'enquête de Stavros Kelepouris. Un bémol sur la furtivité: il ne suffit pas de dire "capacités furtives" mais de préciser le niveau spécifié car le Rafale a aussi certaines capacités furtives; tout est une affaire de compromis entre cette exigence et les autres spécifications et performances requises, le coût (affordability en termes anglo-saxons) rentrant évidemment en ligne de compte. Il serait intéressant aussi de savoir la charge en terme de maintenance et de logistique que le F35 fera peser sur la défense belge (probablement gigantesque) car sur le long terme c'est cela qui représente la plus lourde charge financière).
a écrit le 22/11/2018 à 16:06 :
Il ne faut pas oublier que le gouvernement de M. MACRON a aussi répondu à côté de l'appel d'offres en proposant une coopération industrielle, en faisant des fautes d'orthographe sur le nom du ministre de la défense belge..Et en envoyant son offre en français (alors que la Belgique demandait l'anglais).
Remarquer, la prochaine fois, si on n'est pas capable de le faire en anglais, je pense qu'on pourra le faire en latin, langue de communication universelle et d'avenir, bien connue au ministère de l'éducation nationale, où on veut dépenser des centaines de millions d'euros pour son développement.
a écrit le 21/11/2018 à 10:12 :
La pilule a du mal à passé on dirait @MCABIROL
a écrit le 20/11/2018 à 18:24 :
La seule bonne réponse est de tourner la page et de construire un avion bien supérieur au F35, est-ce que nous avons les ingénieurs?
a écrit le 20/11/2018 à 15:55 :
Mr CABIROL vos commentaires sont toujours en faveur du RAFALE les autres avions européens sont ou trop chers ou pas fiables je comprend votre patriotisme mais il faut admettre la supériorité du F35
Réponse de le 20/11/2018 à 18:41 :
Ah, vous avez testé ?
Réponse de le 20/11/2018 à 22:50 :
Encore une blague belge, l'article ne cite pas une seule fois le Rafale.
Réponse de le 20/11/2018 à 23:17 :
"il faut admettre la supériorité du F35"
Et surtout admettre avant que le F35 n'a toujours pas fait ses preuves au combat.
Réponse de le 21/11/2018 à 10:13 :
Oui c'est ce que je viens d’écrire plus haut. Être chauvin nuit à l'objectivité.
Réponse de le 21/11/2018 à 22:57 :
La supériorité en quoi ? Prix , fiabilité , performance ?.
Réponse de le 17/12/2018 à 17:51 :
Vous prêchez dans le désert. Le rafale est devenu une croisade en France, en plus cette cause se marrie très bien avec l’antiaméricanisme primaire français.
Le F-35 est largement supérieur à toute sa concurrence : furtivité, système de système, casque,… La France est à la traine par rapport au USA et elle a le culot de crier au scandale si on ne lui achète pas son vieux tromblon de 4eme génération.
a écrit le 20/11/2018 à 15:39 :
combien de fois faudra-t-il répéter que l'UE n'est qu'une zone de libre échange à monnaie unique faite pour les multinationales qui peuvent librement délocaliser usines et bénéfices vers l'est et "détacher " leurs salariés de l'est vers l'ouest. L'UE n'est pas politique, ses membres restent libres de leurs choix et d’adhérer à la défense de l'Europe du Nord emmenée par l'Allemagne dans le cadre de l’OTAN sans tambours ni trompettes.Les discours de maître d'école de Macron n'y changeront strictement rien.
a écrit le 20/11/2018 à 15:36 :
les belges ont achetés le F35 qui est le meilleurs avion sur marché . comme d autres pays européens l ont déjà fait. en cas de conflit la Belgique peut comter sur la puissante armée Américaine comme en 1940 et 1916.l l histoire de faire une armée européenne c est du passée en Europe chacun veut vendre son avion ou sa technologie
Réponse de le 20/11/2018 à 18:45 :
Une opération d'envergure ne peut être menée qu'en coalition dirigée par les US, sous couvert de l'OTAN.

Quand ça deviendra sérieux, les Américains feront comme ils font d'habitude : ils virent les inutiles du JFACC et les remplacent par leurs hommes, et ceux sur qui ils peuvent réellement compter : les brits et les frogs
Réponse de le 20/11/2018 à 23:03 :
Des soldats américains en Europe en 1916 ou en 1940 ils ne devaient pas y en avoir beaucoup, puisqu'ils sont entrés en guerre en avril 1917 et en décembre 1941. Et à chaque fois, ils ne sont pas vraiment rentrés en guerre pour sauver la démocratie belge, mais soit pour préserver leurs intérêts économiques, soit parce qu'ils avaient été forcés de rentrer dans la guerre (pearl harbor).
a écrit le 20/11/2018 à 13:56 :
S'il on résume, le Pdt Français appelle à la constitution d'une "armée européenne" et se rend en Belgique, pays -membre de l'Union Européenne et siège de la Commission Européenne- qui achète des avions américain, au lieu d'avions français. Le prétexte du "cout" n'est pas recevable.Imagine-t-on l' US Air Force acheter des avions européens, même s'ils étaient moins chers?
Dans ce cas de quelle "armée européenne" parle-t-on?
a écrit le 20/11/2018 à 13:50 :
On en revient toujours au même, qui parierait 2 euros sur le mac ?

Ya pas photo hein...
a écrit le 20/11/2018 à 13:08 :
Messieurs les Français, si vous aviez un minimum de connaissance du dossier, vous éviteriez de vous répandre en imprécations devant une décision qui relève du simple bon sens. Que ça vous plaise ou non, ni le Rafale ni l'Eurofighter ne présentent le moindre avantage technologique par rapport aux capacités actuelles et potentielles des F-16 de la Défense belge, mais ils auraient sans le moindre doute coûté beaucoup plus cher en termes opérationnels. Car non seulement le F-16 coûte une fraction de ses concurrents en termes de MCO, mais en plus la Belgique est la championne de l'optimisation des coûts d'exploitation.
Il n'y avait donc pour les opérationnels que deux choix : prolonger le F-16 (ce qui était probablement possible, mais non sans douleur) ou acquérir, non sans risque je vous l'accorde, un matériel potentiellement supérieur.
Si il y avait eu une véritable alternative au F35, je peux vous garantir que les décideurs belges y auraient regardé à deux fois. Le SCAF aurait pu être celle-ci, mais force est de constater que, en plus d'arriver trop tard pour la Belgique, avant même de débuter réellement, ce programme fait déjà l'objet de disputes de chiffonniers par presse interposée entre les partenaires fondateurs. Vu d'ici, cela rappelle fortement les dossiers A400M ou NH90, dans lesquels la Belgique s'est investie, sans jamais avoir réellement voix au chapitre, mais en en subissant les conséquences négatives (plus de 20 ans après le lancement de ces programmes, je ne suis pas sûr que ces appareils disposent aujourd'hui de leurs capacités opérationnelles complètes) .
En plus d'être transparente et conforme aux traités européens en matière de "retour sociétal", la procédure de sélection mise au point par la Belgique s'est révélée d'une grande efficacité en termes économiques. Demandez aux Néerlandais ou aux Danois ce qu'ils pensent du prix que les Belges ont obtenu du Gouvernement US, et vous allez vous rendre compte que, oui, les Belges sont tout sauf naïfs ou "à la botte des USA".
Le Rafale aurait au moins coûté le double, et l'Eurofighter pas loin. La Maison Dassault en est d'ailleurs parfaitement consciente, et ç'est probablement ce qui explique l'étrange non-réponse de la DGA au dossier belge.
Réponse de le 20/11/2018 à 14:00 :
"Messieurs les Français"
.
Les propos de Michel CABIROL n'engage que lui-même. En aucun cas, il est porte-parole "des Français". Malheureusement, ce genre de raccourci discrédite votre propos dès la première phrase...
Réponse de le 20/11/2018 à 14:44 :
@Philippe Duculot. Je ne suis pas expert. Mais il y a à redire à propose de votre commentaire.
1) "Ni le Rafale ni l'Eurofighter ne présentent le moindre avantage technologique par rapport...aux F16." Dans ce cas pourquoi truquer l’appel d'offres si c'est si clair que ça ? Vous oubliez aussi le Super Hornet de Boeing ds votre comparaison.
2) "ils auraient sans le moindre doute coûté beaucoup plus cher en termes opérationnels" ; "non sans risque je vous l'accorde, un matériel potentiellement supérieur." ; "Le Rafale aurait au moins coûté le double, et l'Eurofighter pas loin". Vous n'êtes pas convaincu vous-même par ce que vous dîtes pour la bonne et simple raison que les coûts opérationnels et MCO du F35 ne sont pas encore connus ni maîtrisés ! Lockheed Martin a beau avoir écrit ce qu'ils veulent sur le papier, tout le monde est curieux de voir ce que sera la réalité.
Réponse de le 20/11/2018 à 18:50 :
Dés le début, comme cité dans l'article , les dés étaient pipés, otan et généraux, donc , quand l'énoncé est faux, la réponse ne peut pas être juste!
Réponse de le 20/11/2018 à 19:17 :
pouvez-vous alors nous commenter, le rapport de Boeing sur la transparence du marché de l'avion de combat, clairement ce rapport dit que le marché était pipé, ce rapport est américain , d'autre part comparer le F-16 au Rafale je doute fortement de vos connaissances aéros, j'y verrai presque une insulte, de plus comment pouvez-vous affirmez le prix du F-35 , le contribuable belge à 5 ans avant de le découvrir, car vos F-16 devront encore avoir la frite encore un bon bout de temps, la proposition du Rafale était on ne peut plus honnête , et le standard F4 était une évolution très réaliste, sincèrement je ne crois plus à cette Europe , je souhaite que vous ne soyez pas associé au programme SCAF, et à la réalité du siège de l'EU à Bruxelles soyons sérieux, le Rafale n'était pas le seul avion européen, Saab a même préféré se retirer de ce marché dit transparent. Sincèrement très déçu de tels commentaires, d'un pays où nos sangs ont été largement mêlés.
a écrit le 20/11/2018 à 12:23 :
Les Belges vont devoir réduire de 30% leur police du ciel suite à l'achat du F35 en raison de son prix et maintenance trop élevé ... Information d'Opex360. Bon courage nos amis belges.
a écrit le 20/11/2018 à 11:34 :
Ils s'étaient engagés sur un avion furtif,ils achètent des avions furtifs...
a écrit le 20/11/2018 à 11:01 :
Comme dit par Louis, la grande surprise viendra du coût d'exploitation du F-35. Déjà, les belges, et les autres acheteurs de F-35 sous-estiment les budgets malgré les chiffres actuels. Mais quand ils verront les prix des pièces détachées, ils rigoleront moins. De toute manière, cela n'a pas d'importance. Plus de la moitié des acheteurs européens du F-35 n'utilisent jamais leurs avions de combat en opérations réelles.
a écrit le 20/11/2018 à 10:58 :
Pour les indécis ou ceux qui font l'autruche, les preuves, comme celle-ci, ne manquent pas de la tutelle US par OTAN interposé sur l'Europe. Macron, en bon atlantiste aux ordres n'en est nullement gêné...
Réponse de le 20/11/2018 à 11:47 :
Didier, pourquoi écrivez vous "Macron, en bon atlantiste aux ordres n'en est nullement gêné..."??? Alors qu'on vient tout juste de voir que Macron avait demandé la création d'une armée européenne faisant justement de l'ombre à l'OTAN et aux USA! A voir la réaction de Trump, Macron était tout sauf "aux ordres"... votre commentaire est donc très déplacé, non?
Réponse de le 20/11/2018 à 15:00 :
@Nicolas - Justement Trump n'étant pas un bon atlantiste, comme le prouvent les attaques quotidiennes des médias atlantistes des deux côtés de l'Atlantique, il est normal que le bon atlantiste Macron s'oppose à lui.
Réponse de le 20/11/2018 à 17:36 :
Nicolas; en fait, il s'agit d'une "manip" de Macron pour pousser les pays européens à investir plus nettement dans le militaire, sachant que si l'Allemagne le fait, beaucoup d'autres suivront. Ce manque d'investissements est ce que l'OTAN (et Trump…) reproche à l'Europe. Cette "armée européenne", vue par Macron n'est pas "découplée" de l'OTAN et le pire est qu'il engage des discussions en coulisses avec l'Allemagne pour le partage de la force de frappe.! C'est un abandon total de souveraineté, mais qui est dans le droit fil de ce qu'il dit officiellement, que la France n'est pas souveraine, que l'Europe l'est pour nous ! Mais la souveraineté nécessite un leadership politique affirmé, ce qui est loin d'être le cas de l'Europe qui n'est qu'un système économique et un peu…social. Son discours où il dit que parmi les ennemis potentiels il y a les US fait parti de ses méthodes de réthorique où il prêche, en passant, l'inverse de ce qu'il a dit avant…On ne sait pas encore si l'Europe sera "fédérée" comme il le souhaite et le souhaitent les US ou confédérée, avec les Nations constituantes. On est donc très loin d'un objectif crédible d'armée indépendante et l'autre contradiction est d'être anti-nationaliste et de le clamer, alors que toutes les grandes nations s'arment à qui mieux mieux. La plupart des Pays européens tiennent absolument, par manque de capacités, par facilité, par peur, au bouclier US, ce qui historiquement est un non sens car on sait bien que ceux-ci n'engageraient jamais une offensive nucléaire pour nous défendre, et pour cause. Il faudrait une grande clarté à ce discours en précisant par exemple le positionnement vis à vis de l'OTAN et la vision à terme de la structure politique de l'Europe.
a écrit le 20/11/2018 à 10:52 :
Je boirai du petit lait quand on verra les coûts de maintenance exploser pour l'armée de l'air belge...quand ce ne sera pas tout simplement l'indisponibilité pour problème technique.
a écrit le 20/11/2018 à 10:14 :
Ce que l'on demande à ces avions (qu'il soit américain ou européen ) c'est la capacité de pouvoir être équipé d'une avionique leur permettant d'échanger en vol des données opérationnelles entre eux, et surtout ! de pouvoir utiliser les mêmes systèmes d'armes (missiles ….). or, Ceci se fait de plus en plus,tout simplement pour une question d'efficacité et de maitrise du ciel, en particulier en Europe !!! Quant au choix du F35 par la Belgique ? eh bien ! il s'aligne sur les Pays Bas, la Norvège, et l'Italie (qui les construit !) …. Adieu la construction européenne d'un avion de chasse, à moins que la France et l'Allemagne … mais ceci est une autre histoire !
Réponse de le 20/11/2018 à 19:24 :
Pour l'Italie on demande à voir, commande de la marine à ce jour .....deux F-35........
a écrit le 20/11/2018 à 9:17 :
Ils sont drôles les belges.ils vont avoir des avions qui ne feront pas ce dont ils ont besoin....
Réponse de le 20/11/2018 à 10:53 :
Les Américains leur ont mis la pression. Soit vous prenez nos avions soit le siège de l'OTAN basé à Bruxelles dégage ailleurs...
a écrit le 20/11/2018 à 9:16 :
Il s'agit d'un décision souveraine ! Sauf que contrairement aux autres pays qui ont acheté le F35 auquel les américains leur avaient promis un avion perfectionné, complet et surtout bon marché avec de généreux partage industriel et on connaît la suite..... Les belges savent qu'ils vont acquérir un avion hors de prix, incomplet, et surtout toujours en cours de conception et dont les surcouts n'ont pas fini d'exploser . Et inutile de préciser qu'ils auront presque 0 retour industriel car le gateau a déjà été partagé depuis longtemps avec le RU et l'Italie. Certes le F35 sera "furtif" contrairement au Rafale et à l'Eurofighter mais à quoi sert la furtivité face aux ennemis d'aujourd'hui qui marchent en sandales et qui roulent en Toyota dans le désert ? De plus, ils ne pourront pas participer au programme franco-allemand SCAF et les dirigeants belges n'ont pas encore avouer à leurs contribuables que ce sera de l'argent qui ira à 100 % pour l'industrie américaine ? Alors que si ils avaient acheté l'eurofighter ou le Rafale, ils auraient pu récupéré au moins un retour de 40 % du montant du contrat en retour industriel. Bref, c'est une décision libre et souveraine et maintenant ce sera aux dirigeants belges d'annoncer à leur armée de l'air qu'ils auront en réalité une quinzaine de F15 à tout casser au lieu des 160 F16 opérationnels lors de l'époque de la guerre froide. Ils s'en fichent, c'est l'oncle Sam qui protège et surtout ils ne bougeront jamais de leur base sans que l'oncle Sam leur demanderont de bouger...
Bref, c'est leur choix...
a écrit le 20/11/2018 à 9:09 :
L’AO était complètement pipé ce que Dassault, Boeing et SAAB avaient parfaitement compris étant comptables de leurs dépenses. Seul la nébuleuse Airbus et bien sur l’Etat Français non comptables de leurs sous ( surtout le second) ont continué
Résultat logique et on apprendra tôt ou tard qu’une partie des militaires belges étaient payés par LM en plus.

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