Le procès de l'accident du vol Rio-Paris a connu quelques coups d'éclats ces derniers jours, avec des questions de fond qui ressurgissent régulièrement, sans réellement trouver de réponse. Parmi ces questions, celle de l'influence des directeurs de vol pour expliquer les manœuvres difficilement compréhensibles effectuées par le pilote, revient une nouvelle fois dans les débats, à l'occasion de cette quatrième semaine d'audience.
Certains experts estiment qu'il y a eu un impact, ou du moins une perturbation sur le comportement de l'équipage. Une hypothèse que le Bureau d'enquête et d'analyse (BEA) ne tranche pas véritablement, en parlant plutôt de « probabilité ». Du côté des témoins appelés par Airbus, l'absence de corrélation est catégorique. Et cet avis est partagé au-delà d'Airbus, notamment par les experts du dernier collège mandaté par la justice. Ces derniers l'ont réaffirmé devant le tribunal ce lundi, même si l'un d'entre eux a tenu à pondérer son analyse, écornant au passage cette défense, jusque-là solide.
Dans un tribunal où le 737 MAX et son système automatique anti-décrochage MCAS sont cités régulièrement - avec plus ou moins de pertinence - la question d'un automatisme ayant pu induire les pilotes en erreur est prégnante. Dans cette catégorie des automatismes, possiblement trompeurs, plusieurs sont cités.