Swiss cloue au sol toute sa flotte d'Airbus A220 pour inspecter les moteurs

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(Crédits : Regis Duvignau)
Compagnie de lancement de cet appareil, Swiss, filiale du groupe Lufthansa, a annoncé ce mardi l'immobilisation de sa flotte de 29 A220 pour une inspection des moteurs Pratt & Whitney après un problème technique survenu sur l'un de ses appareils.

Chez Airbus, on croise les doigts pour que l'inspection des moteurs de tous les C-Series de Swiss, rebaptisés A220 depuis la prise de contrôle du programme du constructeur canadien Bombardier en juillet 2018, ne révèle rien de grave. Une mauvaise surprise pourrait entraver le redécollage commercial de cet avion de 110 à 160 sièges depuis qu'il fait partie de la famille Airbus.

29 avions concernés

Compagnie de lancement de cet appareil en 2015, Swiss, filiale du groupe Lufthansa, a annoncé ce mardi l'immobilisation de sa flotte de 29 A220 pour une inspection des moteurs Pratt & Whitney après un problème technique survenu sur l'un de ses appareils. Un avion qui effectuait la liaison entre Londres et Genève a dû être dérouté tôt mardi matin "en raison d'un nouvel incident mettant en cause un moteur de sa flotte C Series/A220", a déclaré la compagnie dans un communiqué transmis à l'AFP. Selon la télévision publique suisse RTS, Swiss a rencontré huit incidents techniques sur les moteurs de cet avion en l'espace d'un an.

Recherche d'une pièce moteur en Bourgogne

L'annonce de cette décision coïncide avec le lancement par le Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA) d'un appel à volontaires pour ratisser une zone boisée en Bourgogne à la recherche de pièces de moteur perdues en juillet par un A220 de Swiss. La Federal Aviation Administration (FAA), la direction générale de l'aviation civile américaine, a, de son côté, réclamé le mois dernier que les moteurs Pratt & Whitney qui équipent les A220, soient inspectés à la suite de l'incident de juillet et d'un autre similaire en septembre.

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Commentaires
a écrit le 16/10/2019 à 16:54 :
J'aime pas trop la façon actuelle de penser la mécanique qui se traduit quasiment toujours par une moins bonne fiabilité qu'avant, par exemple on voit des tractions avant 15/6 (6 cylindres) donc de 1950 tourner comme des horloges et des 6 cylindres modernes de la famille, 607, c5_ BMW x5, Audi, r30 incapables de dépasser 12/15 ans d'usage.
Sans doute on ne voit pas l'intérêt de dépasser le temps de fiabilité de l'électronique ~8ans.
Réponse de le 17/10/2019 à 15:53 :
« on voit des tractions avant 15/6 (6 cylindres) donc de 1950 tourner comme des horloges et des 6 cylindres modernes de la famille, 607, c5_ BMW x5, Audi, r30 incapables de dépasser 12/15 ans »
En 70 ans seules quelques-uns, comme la 15/6, ont survécu, les autres ont disparu et nous sont inconnues ou presque (je me souviens de celles que j'ai aidé à pousser en panne : Celta Quatre, 202...).
De même en 2090, parmi les modèles actuels la plupart auront disparu et seuls subsisteront ceux, on ne peut aujourd'hui savoir lesquels, qui auront eu les qualités et la chance requises.
Versailles, Thu 17 Oct 2019 15:53:35 +0200
a écrit le 16/10/2019 à 15:15 :
Airbus croise les doigts mais ça ne doit pas vraiment déplaire à Safran.
Un problème de plus sur des moteurs Pratt & Whitney (United Technologies) qui impacte Airbus.
UT vient de fusionner avec Raytheon, et c'est évidement pour au minimum contrer la montée en puissance de Safran qui se rapprochait d'UT dans les équipements, où Safran était à ~10,4 Md contre ~ 14,7 pour UT.
Alors que globalement le CA d'UT était plus du double de celui de Safran.
On les aura un jour......
a écrit le 16/10/2019 à 14:09 :
AF a-t-elle fait le bon choix en optant sur cet avion pour remplacer sa flotte d'Airbus A318 et A319?

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