Comment Michelin veut aller « au-delà du pneu »
Marie-pierre Gröndahl
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Produits composites issus de la recherche Michelin au centre de Ladoux.
© Corentin Fohlen pour La Tribune Dimanche
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Produits composites issus de la recherche Michelin au centre de Ladoux.
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Derrière sa dénomination officielle - Michelin High-Tech Materials - un brin austère se profile une partie de l'avenir du groupe fondé à Clermont-Ferrand en 1889. Cette division du géant du pneu, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 28,59 milliards d'euros en 2022, représente aujourd'hui environ 5 % de l'activité, soit près de 1,3 milliard d'euros. Mais doit grandir rapidement, pour atteindre 20 à 20 % du total d'ici à 2030. « Nous identifions des domaines où Michelin sera meilleur que ses concurrents grâce à la transmissibilité de son expertise d'origine dans d'autres domaines », explique Maude Portigliatti, la vice-présidente de la division. Entrée dans le groupe en 2000, cette scientifique s'est consacrée à la R&D avant de diriger ce pôle et d'entrer au comité exécutif en 2021.
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Spécialiste de physique des matériaux, Maude Portigliatti travaille depuis longtemps sur les matériaux composites au cœur de cette stratégie de diversification du géant du pneu, baptisée Michelin in Motion. Bandes de convoyeurs utilisées entre autres dans l'industrie minière, joints de haute technicité (aérospatiale, médecine, éoliennes...), tissus enduits antifeu et anti-abrasion, textiles techniques et biodégradables, implants médicaux... les domaines de développement sont multiples. « Nous choisissons des secteurs à forte croissance, y compris via des acquisitions, pour atteindre l'objectif dans les délais prévus », précise la dirigeante.
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