Le virus chamboule les plans de route de PSA et de Renault

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(Crédits : Reuters)
Les deux constructeurs français, qui tablaient sur une année 2020 fructueuse, sont contraints de réviser leurs priorités, et surtout d'interroger la pertinence de leur stratégie de long terme.

Ce devait être une année faste pour les constructeurs automobiles français... Le déploiement en année pleine des Clio et Captur pour Renault, et des 208 et 2008 pour Peugeot. Des modèles où les deux groupes ne se contentent pas de faire leurs meilleures ventes, mais où ils ont réussi à imposer un leadership en Europe. Ils avaient même ajouté un enjeu supplémentaire avec cette nouvelle génération : celui de la montée en gamme, histoire de ne pas se contenter de faire du volume, mais d'aller chercher de la rentabilité. Mais la crise du coronavirus est venue gâcher la fête: des concessions confinées, des marchés qui s'effondrent, des usines à l'arrêt et du cash qui part en fumée malgré les mesures de chômage partiel... Pour les constructeurs automobiles, c'est une catastrophe financière.

Des déboires accélérés par la crise

Pour Renault, la situation est même critique. La marque au losange est entrée dans la crise du coronavirus déjà extrêmement affaiblie. Elle a dû gérer une crise managériale un an et demi après la chute de son patron charismatique, Carlos Ghosn, et l'éviction en novembre de ce qui restait de son management avec le départ de Thierry Bolloré. Elle a également...

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Commentaires
a écrit le 10/07/2020 à 12:30 :
Le secteur automobile me fait penser au film où la 2cv de Bourvil se disloque suite à un accident. Bourvil en sort le volant à la main avec cette phrase : " C'est une catastrophe...elle va bien moins marcher maintenant".
Cette séquence résume parfaitement l'état du secteur automobile en général.
Avions, voitures, bateaux, camions, matériel agricole, de TP, il y a trop d'engins à pétrole sur la planète.
Le Covid19 en mettant un coup d'arrêt à cette folie est une opportunité pour revenir à un peu plus de sobriété...Peut être !
a écrit le 09/07/2020 à 9:06 :
Vous dites que "pour Renault la situation est critique", pourtant cela n’empêche pas le constructeur de continuer en Formule 1 où il se permet même d'embaucher F. Alonso. Renault ferme des sites, délocalise et laisse sur la paille des milliers de ses salariés. Le constructeur se trouve dans la nécessité de faire des économies alors que son programme moteur, le projet F1 lui coûte près de 200 millions d’euros annuels...et pour quels résultats ?
Réponse de le 10/07/2020 à 12:38 :
@titou
Si vous voulez dire que le "sport" automobile ( en dehors du fait que ce n'est pas du Sport) est inutile, polluant, consomme des milliards qui pourraient être utilisés à des activités
utiles, je vous suis totalement. Parce que s'il est bien une activité qui n'a plus aucun intérêt en ces temps de mobilité électrique, c'est bien la course automobile à pétrole.🤣
Réponse de le 10/07/2020 à 13:11 :
"et pour quels résultats ?"

En effet ils sont aux fraises comme les années précédentes.
Ils ont embauché Ricciardo pour deux ans à un niveau de salaire exhorbitant plus qu'alonso je crois et là encore résultats : zéro !
Un bon Hold up pour Honey Badger...

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