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Entreprises & FinanceAutomobile

PSA et Fiat revoient les termes de leur contrat de fusion

Juliette Michel (AFP)

Publié le 15 septembre 2020 à 07:49 - Mis à jour le 15 septembre 2020 à 08:25

La commission ouvre une enquete approfondie sur la fusion psa-fiat

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Les deux groupes automobiles ont réajusté les modalités de la fusion lancée fin 2019, et tandis que la crise du coronavirus a largement modifié la donne financière. Chacune des parties a accepté de revoir les compensations réciproques, jusqu'à renoncer à plusieurs milliards d'euros de dividendes côté Fiat Chrysler. En revanche, le principe d'un "deal" à 50/50 est préservé.

Pour que leur union reste un mariage entre égaux, les constructeurs automobile français PSA et italo-américain Fiat Chrysler (FCA) ont un peu changé les termes de leur contrat de mariage afin de prendre en compte l'impact de la pandémie sur leurs comptes respectifs.

FCA a notamment accepté d'abaisser le dividende exceptionnel qu'il souhaite distribuer à ses actionnaires avant la signature finale du rapprochement à 2,9 milliards d'euros, contre 5,5 milliards d'euros auparavant.

Faurecia, variable d'ajustement

De son côté, le groupe PSA prévoit de distribuer sa participation de 46% au capital de l'équipementier français Faurecia à l'ensemble des actionnaires de la nouvelle entreprise, baptisée Stellantis, et non à ses seuls actionnaires comme prévu dans l'accord initial.

Ces changements "préservent l'équilibre original de l'accord de rapprochement", soulignent lundi les deux entreprises dans un communiqué commun.

Leur union, annoncée fin 2019, doit donner naissance au quatrième groupe automobile mondial en volume et au troisième en chiffre d'affaires, abritant sous le même toit des marques emblématiques comme Peugeot, Citroën, Opel, Jeep, Alfa Romeo et Maserati.

Mais depuis, la pandémie a frappé et a eu un impact sur les finances de l'industrie automobile, entre fermetures de concessionnaires et mesures de confinement.

Des doutes avaient été émis ces derniers mois sur l'équilibre du montage financier.

PSA et Fiat avaient déjà annoncé en mai qu'ils renonçaient au versement d'un dividende ordinaire de 1,1 milliard d'euros chacun prévu dans le cadre de leur mariage, en raison de la crise sanitaire.

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Mais le montant du dividende exceptionnel de 5,5 milliards d'euros que FCA devait distribuer à ses actionnaires ainsi que la distribution des parts de Faurecia faisaient encore tiquer car la capitalisation boursière de Faurecia a fondu depuis l'annonce des fiançailles en décembre. Cela jouait mécaniquement en défaveur des actionnaires du constructeur français.

Des synergies revues à la hausse

Avec les modifications annoncées lundi, "les actionnaires respectifs de FCA et du Groupe PSA recevront l'équivalent de 23% du capital de Faurecia (...), tandis que leur participation à 50/50 dans Stellantis - un groupe qui disposera désormais de 2,6 milliards d'euros de liquidités supplémentaires à son bilan - restera inchangée", détaille le communiqué.

"En complément, il a aussi été convenu que les conseils des groupes PSA et de FCA pourront considérer une distribution de 500 millions d'euros aux actionnaires de chaque entreprise avant la signature finale ou, alternativement, une distribution de 1 milliard d'euros à tous les actionnaires de Stellantis après la signature finale", ajoute le document.

Ces éventuels cadeaux aux actionnaires dépendront des performances respectives des constructeurs ainsi que des conditions de marché.

Les changements ont été approuvés "à l'unanimité" par les conseils d'administration des deux entreprises "avec le fort soutien de leurs actionnaires de référence".

Ils se disent "plus que jamais convaincus du bien-fondé de cette fusion et du potentiel de création de valeur".

Les groupes estiment désormais que leur rapprochement devrait permettre d'économiser 5 milliards d'euros par an, contre 3,7 milliards initialement.

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"Les perspectives de synergies et de création de valeur à long terme révisées à la hausse de Stellantis permettent aujourd'hui aux actionnaires de références de modifier certains termes financiers pour renforcer encore le bilan de Stellantis à son démarrage, tout ceci dans un contexte Covid", a souligné un porte-parole de PSA auprès de l'AFP.

"Cela permettra à Stellantis de démarrer avec un bilan encore plus renforcé", a-t-il ajouté.

Enfin, PSA et Fiat Chrysler prévoient toujours de sceller leur union d'ici "la fin du premier trimestre 2021".

Juliette Michel (AFP)

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