Voitures électriques : les ventes ont-elles atteint un plafond aux Etats-Unis ?
latribune.fr (avec AFP)

Le Cybertruck, le pick-up électrique de tesla est prévu pour la fin de l'année
DADO RUVIC
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Le Cybertruck, le pick-up électrique de tesla est prévu pour la fin de l'année
DADO RUVIC
constructeurs américains recalibrent leurs véhicules, revoient leurs objectifs, retardent des projets pour vendre leurs stocks.
Selon une étude du CTA, organisateur du salon de l'électronique (CES) de Las Vegas, 76 % des conducteurs envisageant d'acheter un véhicule électrique le considèrent comme une forme fiable de transport. Mais le coût d'achat reste l'un des points les plus problématiques avec le manque de point de recharge. En effet, la différence entre les véhicules électriques et thermiques aux Etats-Unis est plus élevée qu'en Europe, puisque le litre de pétrole est deux fois moins cher que sur le Vieux Continent.
Pourtant, certains constructeurs ont beaucoup misé sur les Etats-Unis. C'est le cas de Stellantis, où le pays représente le premier marché des ventes. Le constructeur mise sur 50 % de ses ventes en électrique à horizon 2030 dans le deuxième marché automobile du monde, derrière la Chine. Volkswagen a également annoncé un investissement de 2 milliards d'euros en Caroline du Sud pour produire des SUV et pick-up électriques.
insistant sur la nécessité de réduire le prix des véhicules pour que les mensualités des ménages restent stables.
Le groupe, qui a opéré plusieurs baisses ces derniers mois, a vendu plus de 490.000 des quelques 873.000 véhicules électriques neufs écoulés sur les dix premiers mois de l'année, selon le spécialiste Kelley Blue Book. D'ici fin 2023, Elon Musk va lancer son Cybertruck, son nouveau pick-up électrique futuriste, conçu en essayant de réduire au maximum ses coûts de production.John Lawler, le directeur financier de Ford, il faut revenir au niveau pré-Covid et pré-inflation de 13 % du budget mensuel des ménages consacrés à l'automobile. Les constructeurs cherchent à réduire le nombre de pièces du véhicule afin de baisser les coûts.
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repoussé d'un an, à fin 2025, la conversion de son usine d'assemblage d'Orion (Michigan).
« Nous avons identifié des améliorations techniques que nous allons mettre en oeuvre pour accroître la rentabilité de nos produits », a-t-il précisé.Dernièrement, Reuters a même évoqué l'idée d'une seule et même pièce pour le châssis d'une future Tesla à 25.000 euros. Pour Emmanuel Rosner, analyste de Deutsche Bank, « les attentes étaient tellement élevées que nous constatons un effondrement. Tout est question de prix et les constructeurs n'ont pas encore trouvé l'équation économique pour faire moins cher », a-t-il dit sur CNBC.
Le ralentissement de l'électrique s'est aussi observé en France. Ces derniers temps, la demande s'essouffle même si les ventes continuent de progresser, liées aux livraisons tardives des véhicules achetés il y a plusieurs mois.
l'Observatoire Cetelem, pr
ès de 60 % ne pensent pas que la voiture électrique incarnera le progrès technologique qui pourra améliorer le bilan environnemental de l'automobile. Seul l'Autriche est au même niveau de doute, alors que la moyenne européenne est à 40 %.
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conclut l'Observatoire Cetelem.
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