Innover pour réinventer le crédit immobilier
Éric Benhamou
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Éric Benhamou
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Après une année 2023 catastrophique, qui a vu la production de crédit immobilier chuter de 40 % et revenir à son niveau de 2015, quelques signes encourageants commencent à apparaître. Les banques se préparent à revenir sur le marché du crédit, après un violent coup d'arrêt de la fin 2022 à la fin de l'été 2023. Coincées entre un renchérissement du coût de la ressource avec le durcissement des politiques monétaires et le plafonnement du taux d'usure, les banques ne prêtaient plus. Ce problème d'offre est désormais derrière nous. Mais la demande de crédit reste atone.
« Face à la hausse des taux, une grande partie des Français, qui avait un projet immobilier, y a soit renoncé, soit a décidé de le reporter ou encore de le modifier assez profondément », constate Alain Tourdjman, directeur des études chez BCPE, lors d'un dernier sondage réalisé en novembre. « Sur un financement moyen, pour un primo-accédant qui emprunte 100 000 euros sur vingt-cinq ans, la mensualité est passée de 400 euros en 2020 à plus de 550 euros aujourd'hui. Nous ne sommes plus dans le même paradigme ! » relève Gérald Grégoire, directeur général adjoint de Crédit agricole SA (lire ci-dessous).
À lire également
Mais là aussi, le point d'inflexion est atteint. Après un plafonnement en décembre, les taux sont repartis à la baisse en janvier, d'environ dix points de base, sur toutes les maturités et chez tous les prêteurs, à 4,15 % (hors assurance), selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Ce qui s'est traduit par un « rebond de la demande, avec une production en hausse de 8 % en janvier », souligne Crédit Logement. Selon ses prévisions, le taux moyen devrait atteindre 3,25 % au quatrième trimestre, soit un gain de 100 points de base en un an.
Éric Benhamou