Saint-Gobain veut investir davantage pour décarboner le bâtiment
César Armand
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Benoît Bazin est directeur général de Saint-Gobain depuis le 1er juillet 2021.
Jean Chiscano
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Benoît Bazin est directeur général de Saint-Gobain depuis le 1er juillet 2021.
Jean Chiscano
Les hommes changent... mais la stratégie demeure. Depuis le 1er juillet dernier, l'ex-PDG Pierre-André de Chalendar, devenu président du conseil d'administration, s'est effacé devant son ex-directeur général délégué Benoît Bazin promu directeur général de Saint-Gobain. Lors d'une conférence de presse ce 7 octobre 2021, le nouveau patron exécutif a marché dans les pas de son ancien chef en réaffirmant la nécessité d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
Près d'un an après avoir dévoilé sa feuille de route en ce sens, le groupe coté spécialisé dans la fabrication et la distribution de verres et de matériaux de construction veut « devenir le leader mondial de la construction durable ».
Pour élargir son offre, ce dernier a mené l'achat, en février 2020, du plâtrier américain Continental Building Products pour 1,287 milliard d'euros. Avant l'acquisition, mi-mai et finalisée le 1er octobre dernier, du chimiste français Chryso pour 1,02 milliard d'euros afin de « décarboner le ciment et le béton ». Sous la pression gouvernementale, la filière vient en effet de s'engager à baisser de 25% ses émissions de gaz à effet de serre dans les dix ans et même de 80% d'ici à 2050.
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Deux emplettes qui s'inscrivent dans le plan « Transform & Grow », lancé fin novembre 2018, visant à responsabiliser les directeurs de pays et à accélérer la rotation de son portefeuille d'actifs. Une stratégie désormais rebaptisée « Grow & Impact » au triple objectif : « tirer le meilleur parti des marchés sous-jacents », « surperformer » et « créer de la valeur pour [ses] actionnaires ».
César Armand