Si les tour-opérateurs, aguerris à la gestion de crise, ont immédiatement pris des mesures commerciales après le séisme qui est survenu vendredi soir à l'est de Marrakech, ils regrettent que certaines compagnies aériennes soient beaucoup moins flexibles.
Après le séisme qui a secoué Marrakech et sa région, tous les membres du Syndicats des entreprises du tour-opérateur (Seto) ont été invités dès samedi à être commercialement flexible - remboursement, report ou avoir pour leurs clients - qui étaient sur le départ pour Marrakech, au moins jusqu'à ce lundi.
Après une nouvelle cellule de crise aujourd'hui, le Seto recommande désormais d'adopter la plus grande souplesse commerciale jusqu'au lundi 18 septembre pour les clients ne souhaitant pas partir compte tenu de la situation locale. Une actualisation sera faite à cette échéance. Autrement dit, il n'est pas question aujourd'hui pour un voyageur qui a réservé des vacances à la Toussaint de pouvoir bénéficier de cette souplesse commerciale, ni s'il doit se rendre à Agadir cette semaine, épargnée par le séisme. Des frais d'annulations s'appliquent alors et plus le départ est proche plus ils sont importants.
Rien obligeait les tour-opérateurs à prendre une telle décision dans la mesure où, comme a pu le préciser, René-Marc Chikli, président du Seto « les transporteurs continuent à opérer et que les hôtels déclarent pouvoir toujours accueillir nos clients ». Le Code du tourisme précise en effet que le voyagiste n'a pas à rembourser un client qui annule son voyage alors qu'il peut normalement se dérouler. Précisément, le consommateur peut « annuler le contrat sans frais » s'il a « la connaissance d'un événement exceptionnel et inévitable sur le lieu de destination, ou à proximité immédiate de celui-ci, ayant des conséquences importantes sur la bonne exécution du contrat ».Ce qui pour les voyagistes qui proposent des circuits.
Ces recommandations du Seto ont bien été suivies par ses membres, tels TUI, Boomerang, Fram ou encore O'Voyages. « Nous n'avons eu aucun retour négatif de la part des agences de voyages », qui revendent les produits des tour-opérateurs, souligne Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, autre syndicat représentatif de la profession.
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