Après Aigle Azur, XL Airways dépose le bilan à son tour

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(Crédits : DR)
Après Aigle Azur, la compagnie aérienne française XL Airways se déclare en cessation de paiement et va être placée en redressement judiciaire.

Coup de tonnerre dans le ciel français. Après Aigle Azur en pleine déconfiture, une autre compagnie aérienne française se retrouve à son tour au tapis, XL Airways. Dans un communiqué, la compagnie a annoncé qu'elle allait se déclarer en cessation de paiements et enclencher une procédure de redressement judiciaire. C'est ce qu'a indiqué la direction jeudi après-midi à l'occasion d'un comité d'entreprise. XL Airways compte près de 600 salariés.

Échec des négociations pour trouver un repreneur

"Depuis plus d'un an, la direction a négocié avec plusieurs repreneurs. Ces négociations n'ont pas abouti et la compagnie doit, vendredi, se placer sous la protection du Tribunal de Commerce de Bobigny."

L'an dernier, un deal a failli se faire, mais le départ inattendu du PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a mis fin à cette opération.

"L'objectif est d'assurer le versement des salaires et d'enclencher rapidement la recherche d'un repreneur sous la direction du tribunal de commerce de Bobigny", a déclaré la compagnie.

Problème, le cash va arrêter d'entrer les caisses. Les ventes sont fermées ce soir. Des annulations de vol sont à prévoir.

Frappée de plein fouet par l'arrivée des low-cost long-courriers

Depuis plusieurs mois, XL Airways était placée sous la protection du Ciri, le Comité interministériel des restructurations industrielles. Disposant d'une structure de coûts très basse, la compagnie aérienne a été frappée de plein fouet par l'arrivée à Paris des compagnies low-cost long-courriers, comme Norwegian, Level, French Bee.

XL Airways est détenue par une quarantaine d'actionnaires, beaucoup de grandes familles ou d'hommes d'affaires comme Charles Beigbeder, Michel Cicurel, le groupe belge SPDG, Cogepa, et, le plus important d'entre eux, Motier la holding de la famille Moulin propriétaire des Galeries Lafayette (20%). À noter, Frantz Yvelin, le PDG d'Aigle Azur, est actionnaire avec quelques actions. Ces mêmes actionnaires détiennent aussi La Compagnie, laquelle n'est pas concernée par la faillite.

Lire ici notre analyse : XL Airways, l'antithèse d'Aigle Azur

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Commentaires
a écrit le 22/09/2019 à 8:07 :
Et nouvel appel à l'Etat, par l'intermédiaire d'Air France! Et notre éternel problème national: celui des coûts! Celui de la machine gouvernementalo-parlementaire devrait être également posé au vu des résultats financiers et sociaux.
a écrit le 20/09/2019 à 23:21 :
L'actualité malheureusement se répète.
Avec cette concurrence acharnée ds le low cost, plus les prix st bas, et plus il faut faire du volume pour diminuer son point mort.
Pour survivre, l'entreprise est condamnée à grossir. Si elle n' y arrive pas, l'aventure s'arrête...
a écrit le 20/09/2019 à 16:39 :
Low cost veut aussi dire low profits.

Les compagnies arrivent au bout du modèle et elles tombent comme des mouches à cause de la concurrence et ce n'est pas forcément une question de taille.

Norwegian (3eme compagnie low cost européenne) est passé à deux doigts de la faillite en début d'année, signe que le business modèle est précaire.

Pour ce qui concerne XL Airways, la liste des actionnaires est significative. Ce sont des hommes d'affaires qui espéraient un retour rapide et important sur investissement, et pas des pionniers.
a écrit le 20/09/2019 à 15:33 :
Commençons à faire payer aux utilisateurs le coût réel du transport quitte à avoir moins de clients , a quand la fin du low cost
a écrit le 20/09/2019 à 10:45 :
Hop Air France prochain sur la liste ?
a écrit le 20/09/2019 à 10:19 :
Selon FO Air France les taxes en France sont trop lourdes et contribuent aux difficultés des cies aériennes françaises. Et dire que la ministre Borne a annoncé une nouvelle éco taxe dans l'aérien spécifique à la France !. Et que dire de la taxe Chirac ! Et ensuite l'on entend que le gouvernement est "mobilisé" pour défendre l'emploi dans l'aérien ! Tartufes.
Réponse de le 20/09/2019 à 10:35 :
Dans l'avenir, le transport aérien de loisir (85% des trajets) est voué à disparaître faute de carburant.
Réponse de le 21/09/2019 à 10:41 :
C'est tt à fait vrai. Mais le pb le + grave est surtout structurel.
Les low cost françaises st des nains, comparées aux Norwegian, Vueling, Ryanair et autres easyJet.
a écrit le 20/09/2019 à 9:55 :
Ces petites compagnies ne sont pas viables, trop de charges et de taxes, des syndicats qui se pensent chez Air France et en demandent toujours plus. Il restera Corsair et la Compagnie, reste à savoir pour combien de temps?
a écrit le 20/09/2019 à 9:44 :
C'est bon pour le bilan Carbone ,le vélo et le train c'est çà l'avenir.L'avion c'est mauvais pour la planète ..
a écrit le 20/09/2019 à 9:29 :
Voila les resultats des salaries et syndicats trop gourmandes.
Réponse de le 20/09/2019 à 10:22 :
Bien sûr c'est toujours la faute des salariés.
Quid de l'environnement fiscal? Les concurrents paient-ils les mêmes impôts, taxes et cotisations?
Réponse de le 20/09/2019 à 23:13 :
Parce qu’en France il faut désormais payer les employés au rabais pour survivre ???
Et continuer à engraisser les patrons et les actionnaires au détriment des salariés « de base » ?
A tout tirer vers le bas, on finira par avoir ce qu’on cherche... du médiocre ... et il ne faudra pas s’en plaindre !
a écrit le 20/09/2019 à 8:52 :
Cela commencerait il à sentir le sapin pour le transport aérien ?
a écrit le 20/09/2019 à 6:27 :
Encore un fleuron...

40 millions de pertes pour aigle azur..

On va decouvrir combien celle la a perdue.
a écrit le 20/09/2019 à 5:20 :
Une entreprise de plus au tapis, au tarmac devrait-on dire.
En fait ce qui marche aujourd'hui et qui tres porteur, c'est la start-up.
Le reste est a l'encan.
Vive la micronnie et ses petits requins.
a écrit le 19/09/2019 à 22:40 :
Small is beautiful! Mais pas en France. Les PME ont trop de charges et contraintes étatiques, ce qui ne s'améliore pas avec un état dirigé par des fonctionnaires et des intellectuels ecolo-collectivistes. Cet écosystème réduit la France à trois classes sociales: les gilets jaunes, les apparatchiks, les oligo-ploutocrates.

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