Paris : les voies sur berges rendues aux voitures, dit le tribunal administratif

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Les voies sur berges doivent être rouvertes à la circulation automobile selon le tribunal administratif.
Les voies sur berges doivent être rouvertes à la circulation automobile selon le tribunal administratif. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Le tribunal administratif a jugé que l'étude d'impact justifiant cette décision de la ville de Paris dirigée par Anne Hidalgo comportait beaucoup de faiblesses. Cette décision pourrait provoquer un regain de polémiques sur un sujet devenu un véritable marqueur de clivage politique en Ile-de-France.

Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi la fermeture à la circulation des voies sur berges sur la rive droite de la Seine, dont la piétonisation a alimenté depuis 2016 la colère des automobilistes et de l'opposition municipale.

La justice a estimé que l'étude d'impact préalable à cette décision comportait "des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores", peut-on lire dans un communiqué.

Un sujet très polémique

En conséquence, la juridiction administrative a annulé à la fois une délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris, qui avait alors déclaré l'intérêt général de l'opération d'aménagement des berges de la rive droite, et l'arrêté du 18 octobre 2016 créant une promenade publique.

La décision de fermer les voies sur berges avait suscité une série de critiques chez les automobilistes et l'opposition municipale parisienne. Au gouvernement, certaines voix, comme celle du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, s'étaient également faites entendre pour critiquer l'absence de concertation notamment lorsqu'il avait été décidé de multiplier les restrictions de circulation notamment sur la rue de Rivoli ou sur la voie rapide Georges-Pompidou. Ces axes accueillent désormais des pistes cyclables qui ont réduit à une seule voie la circulation automobile.

Des études d'impact contradictoires

La région Ile-de-France, dirigée par Valérie Pécresse, a mené une bataille de communication contre la Ville de Paris, dirigée par Anne Hidalgo, sur ce thème. Les passes d'armes entre les deux camps se sont intensifiées sur fond d'études d'impact environnementales contradictoires.

Selon une étude Airparif publiée en octobre dernier, la fermeture des voies sur berges n'aurait pas eu "d'impact significatif à la hausse ou à la baisse". L'organisme indépendant de surveillance de la qualité de l'air a néanmoins relevé une baisse de 25% de la pollution atmosphérique sur les quais bas, tout en constatant une hausse de 15% sur les axes de report de circulation et dans certains quartiers de l'est parisien.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 22/02/2018 à 17:02 :
enfin une bonne nouvelle avec les voie sur berge ce n'etait pas drole mais avec les fermetures cela est encore pire et bonjour la pollution supplementaire enfin un jugement raisonnable contre une maire qui veut bien beaucoup de "touristes" mais pas de "voitures"il faudrait aussi regarder ver les autocars qui par leur difficultes de manoeuvre bloquent facilement une rue ou un carrefour!!!
a écrit le 22/02/2018 à 15:21 :
Très bonne décision de la justice comme ça il y aura moins de bouchons ,la circulation sera plus fluide .
a écrit le 22/02/2018 à 9:29 :
Les Parisiens sont les premiers impactés par la pollution. On pourrait tergiverser longtemps sur l’intérêt de traverser Paris en voiture, de saturer la métropole avec des véhicules individuels pouvant transporter 5 personnes au 4/5 vide, sur la couleur des pastilles, ou le jeu de hasard des plaques... Toutes les grandes métropoles mondiales ont exactement le même problème et essayent de le régler soit par les péages, soit par restrictions de circulation, soit par partage ou l’uberisation, soit par les transports en commun. C'est bien sur la solution idéale, reste à trouver les 50 Milliards nécessaires au Grand Paris. L'Ile de France le vaut bien vu son niveau de productivité et la forte création de richesse (PIB par habitant).
Réponse de le 22/02/2018 à 10:47 :
Hé oui ! L'argent, il faut aller le chercher là où ils se trouve. Par ailleurs ils faut faire payer les pollueurs au niveau des dégats qu'ils commettent sur l'environnement. Les dégats des réseaux routiers ne sont pas taxés comme le sont les réseaux férrés, ce qui explique que le train est parfois plus cher que la route. Ce n'est pas normal !
Réponse de le 22/02/2018 à 13:09 :
Il faut surtout taxer les pollueurs, à noter que les taxes sur les véhicules et sur les carburants sont déjà élevées et que cela devrait continuer à progresser. Par contre on ne sait pas trop si cela sert à améliorer les transports en commun ou à financer d'autres routes ou autoroutes ? Voila qui serait une décision facile pour un gouvernement, affecter ces recettes aux transports publics propres.

La fermeture des voies sur berge est quasiment une anecdote. C'est beaucoup de bruit pour rien par rapport aux décisions que pourraient prendre une cour administrative Allemande qui doit trancher sur une éventuelle interdiction de circulation des véhicules diesels dans les métropoles (article Les Echos et le Point). Même si la mesure n'est pas adoptée dans immédiat, les constructeurs Allemands vont développer les VE.
L'argument serait : « que la santé des gens est plus importante que le droit à conduire une voiture ».
Cela parait relever du bon sens, mais il n'est pas sur que l’intelligence collective l'emporte sur les intérêts privés.
a écrit le 22/02/2018 à 6:11 :
Sans commenter le bien fondé de la fermeture des voies sur berges, la décision du Tribunal rappelle que l'on ne saurait prétexter l'existence de l'intérêt général sans l'asseoir solidement sur des données. Et effectivement, dans nombre de dossiers, le principe de précaution mal compris, c'est à dire une vague suspicion, est devenu le réflexe des élus et politiques, ou associations militantes, pour justifier la perte de liberté dans l'espace public, l'interdiction de produits et technologues ayant pourtant rempli le cahier des charges légal des homologations et autorisations etc.. Décisions très intéressante, et qui doit conduire à une professionnalisation de la décision politique.
Réponse de le 22/02/2018 à 12:57 :
Exact. Maintenant il serait temps d'entreprendre la même démarche contre une décision prise exactement de la même façon par notre 1ier ministre : la baisse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires !
a écrit le 21/02/2018 à 19:45 :
Choix surprenant qui amenait plus de pollution, de stress et de temps perdu pour les parisiens et voisins.
Ce pourrait être un bon choix à condition de préparer l'affaire sur le long terme et d'adapter les infrastructures et la mobilité dans Paris.
La reine Hidalgo a les chevilles qui ne rentrent plus dans ses souliers !
Réponse de le 21/02/2018 à 21:42 :
Je suis tout à fait d'accord avec vous... et on se demande comment on a pu la laisser faire sans pouvoir (ou savoir) réagir... c'est absolument aberrant et inconcevable dans un monde que l'on dit (encore) civilisé... et des fois j'en doute... le pire, c'est qu'elle fait des émules (des adeptes) dans le monde... et quelle misère que sont ces déconnecté(e)s du monde moderne... qui pense que les idées poussent aux arbres et qu'il faut les cueillir à la bonne saison.
Réponse de le 22/02/2018 à 10:43 :
Comment on l'a laisser faire ? mais les Parisiens l'ont fait élire pou ça ... Et ils sont contents . Et au vue des efforts de la droite pour favoriser l'automible au centre de Paris, elle va être réélue ...
a écrit le 21/02/2018 à 19:39 :
La Reine Hidalgo désavouée !!!! en 2020 elle risque d'être autrement désavoué .
a écrit le 21/02/2018 à 19:04 :
C'est Génial :)
Nous voyons ici, toute l’incompétence des autorités à trouver un solution digne de ce nom pour combattre la pollution, et le réchauffement planétaire. c'est Fa-bu-leuuuuuu!

Je trouve que cette mesure de fermeture des voie est l'image parfaite de tout ce qui ne faut pas faire ...
Au lieu d'essayer de repartir proprement en france le travail, on concentre tout au même endroit (Paris par exemple), du coup, on crée les nuisances inhérentes à la surpopulation d'un lieu. En conséquence, on essaye de combattre ces nuisances en mettant des battons dans les roues des gens qui essaye de venir travailler. C'est énorme.
Par exemple la City de Londre à clairement dit NON au proposition de Paris de venir s'installer dans la ville.... Ils ont dit que c’était pas possible de d'aller à l’aéroport rapidement...et que les déplacements était trop compliqués...

Aller continuons à faire n'importe quoi , c'est la bonne voie pour réussir :)
y a pas a dire on a des AS pour gérer tout ça :)
Réponse de le 22/02/2018 à 9:15 :
Tout le monde savait que la décision d'Hidalgo n'allait que déplacer la pollution. Alors que tous les chiffres montrent que la meilleure façon de lutter contre la pollution est de favoriser le renouvellement du parc automobile par des véhicules respectant les normes Euro 6, qu'ils soient d'ailleurs à essence ou diesel (ce dernier ayant en plus l'avantage de limiter émissions de CO2).
a écrit le 21/02/2018 à 18:36 :
Il est certainement légitime de vouloir lutter contre la circulation automobile à Paris. Mais sans accompagner cette démarche par une offre de qualité en matière de transports publics, elle est vouée à l'échec. Et quoiqu'en dise les responsables municipaux, ils pourraient influer sur les choix de la RATP.
Par contre cette décision de justice illustre l'échec des diverses démarches d'Anne Hidalgo. La capitale est devenue sale, elle est envahie de vélos "ventouses" en location sans que la mairie ait donné son accord, la ville qui manque cruellement d'espaces verts va être encore plus "bétonnée", et dernière toquade de la maire, transformer en "plage" l'île Daumesnil dans le bois de Vincennes aux détriments des oiseaux et palmipèdes qui s'ébattent au grand plaisir des visiteurs. Elle peut être assurée d'une chose : sa non ré-élection !
Réponse de le 22/02/2018 à 9:24 :
L'offre de transport en commun à Paris est déjà considérable (je ne pense pas qu'il y ait une seule ville au monde avec autant de lignes de métro intramuros), et difficile à accroître sans des investissements pharaoniques comme on le voit avec le Grand Paris Express. Le problème vient d'une trop grande concentration d'activités ( y compris culturelles) dans Paris. Il faudrait une double déconcentration de celles-ci, de Paris vers la banlieue, y compris la grande banlieue d'une part, et d'autre part de l'Ile de France vers le reste du pays. Ce transfert a déjà été fait, quasiment en totalité, dans l'industrie, il serait temps d'en faire autant pour les activités de R&D, tertiaires et administratives.
a écrit le 21/02/2018 à 18:15 :
Des juges ont dû être affectés directement par la decision de la Maire de Paris....faiblesse de l'étude...mon oeil, mais nous n'allons pas les blâmer....la Maire de Paris avait déplacé un problème et non pas résolu un problème ....😁
a écrit le 21/02/2018 à 18:00 :
Ne pourrait on pas carrément boucler paris ! Nous les provinciaux ça nous sortirais et nous protégerais de la boboattitudisation ;0)) de la france profonde !
Réponse de le 22/02/2018 à 10:40 :
J'esère que vous n'y venez jamais ! Inutile de boucler .
a écrit le 21/02/2018 à 17:55 :
Qu'il est doux de ne plus vivre à PARIS , cette ville musée-sarcophage .
Réponse de le 22/02/2018 à 9:27 :
Une ville-musée infestée de rats... Ca l'affiche mal.
Réponse de le 22/02/2018 à 10:38 :
J'y vis et c'est super ! Les rats, c'est de l'intox. Mais si ce genre d'intox fonctionne auprès de l'électeur de droite moyen (très moyen !), ca ne pose aucun problème... surtout si ca le fait fuir !
Réponse de le 22/02/2018 à 22:30 :
@labo : l'entre-soi bobo.
a écrit le 21/02/2018 à 17:49 :
La stratégie de la mairie de Paris en particulier de Mme Hidalgo, à savoir : on cogne d' abord on s' explique ensuite, ne donne manifestement pas les meilleurs résultats.
Moins de dogmatisme et plus de réalisme ne seraient pas inutiles pour une vie meilleure à Paris.
exemples : coûts des Vélil sans piste cyclables et Autolib, rats, concession Decaux, voies sur Berges, achats à des prix délirants d immeubles dans le centre pour en faire des logements sociaux (alors qu' on peut en construire 2 fois plus dans d'autres arrondissements, comptage des SDF ?, Algeco pour migrants dans le XVI, je passe et des pires.
Réponse de le 21/02/2018 à 18:41 :
Bonsoir, à cette liste s'ajoutent (entre autres,) les "espaces végétalisés", mini-décharges et/ou espaces pour les besoins des chiens. De plus entourés de clôtures inadaptées pour une ville et rapidement vandalisées. Lorsque l'on interroge la mairie sur le nombre total de ces enclos et leur coût, c'est le silence radio ! Nous payons des impôts locaux mais n'avons pas le droit de savoir. Démocratie ?!
Réponse de le 22/02/2018 à 10:35 :
Le bon résultat c'est que depuis un an, les voies sur berges sont piétonnes et nombre de parisiens, de touristes et même de banlieusards viennent s'y promener. Il y a toujours beaucoup de promeneurs (plus que d'automobilistes avant !)
a écrit le 21/02/2018 à 17:35 :
Ce que ne dit pas l'article, c'est que cette décision ubuesque du tribunal administratif ne changera rien. Il suffit que la Mairie de Paris prenne un nouvel arrété et ca continue comme avant, heureusement ! C'est quand même incroyable le nombre de personnes qui essayent d'aller contre le cours de l'histoire .... La bagnole au centre ville, c'est dépassé. D'ailleurs la bagnole individuelle, surtout à moteur thermique n'a pas d'avenir ! Pas plus que la consommation de pétrole ... Quelque dizaiones d'années ... Il faut que les conservateurs à oeillères commencent à s'en persuader, dans leur intérêt avant d'être déçus !
Réponse de le 22/02/2018 à 22:42 :
Logiquement : nouvel arrêté=>nouvelle annulation s'il se base sur les mêmes études d'impact bidonnées. Et même mieux : comme on sait maintenant que cette décision n'a fait que déplacer la pollution tout en dégradant les conditions de circulation, on a une étude d'impact expérimentale en grandeur réelle qui prouve que cette mesure était au mieux inutile, au pire allant à rebours du but recherché. Quant à l'automobile, n'oubliez pas qu'entre les usines de Flins et Poissy, le technocentre, les sièges sociaux, les équipementiers, c'est un poumon économique majeur de l'ile de France, région sur laquelle Paris vit en parasite.
a écrit le 21/02/2018 à 17:32 :
Madame Hidalgo, dans son sectarisme a oublié de consulter les parisiens. La voiture doit
sortir de la ville ou être propre. Pour cela, il y a des procédures et un minimum de respect du droit. Son attitude est contre- productive et fait perdre du temps.
a écrit le 21/02/2018 à 17:31 :
On commençait à pouvoir respirer près de la Seine....
Si jamais c'est le cas, je me porte volontaire pour me joindre au premier sitting et bloquer la circulation....
De toute façon, la mairie n'est pas assez ambitieuse, comme à Bordeaux par exemple, c'est tous les arrondissements centraux (1,2,3 4,5 et 6 qui devraient être piétons, saufs quelques grandes artères) ; quand je compte les voitures particulières, une grosse majorité n'est occupée que par une seule personne (en emprise au sol, 3 voitures = 1 autobus), ça ne va pas gèner grand monde. Ou comme à Londres : un péage !!
Réponse de le 21/02/2018 à 20:01 :
Bordeaux n'est comparable à la capitale.
Hormis sa population bien inférieure (en nombre), ses taux d'activité industrielle, événementielle et touristique sont bien moindre qu'à Paris. Sa proximité à la mer et l'estuaire de la Gironde limitent naturellement les liaisons routières et ferroviaires vers la ville.

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