Taxe « climat » sur les aéroports : Toulouse sera aussi concerné
Florine Galéron et Léo Barnier
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aeroport toulouse
Rémi Benoit
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La nouvelle taxe sur « les infrastructures de transport de longue distance » n'en finit plus de faire réagir. C'est notamment le cas de l'ACI Europe, l'association des aéroports européens. L'organisation, dirigée par Olivier Jankovec, a poussé le calcul au-delà de la seule année prochaine, où cette taxe devrait peser à hauteur de 125 à 130 millions d'euros sur les cinq principaux aéroports français (Paris-Roissy et Paris-Orly, Nice, Marseille et Lyon). Dès 2025, un sixième aéroport pourrait être concerné : celui de Toulouse.
C'est la première fois que l'aéroport de Toulouse-Blagnac est cité dans ce contexte. Jusqu'ici, que ce soit dans les propos de l'Union des aéroports français, du directeur général d'Air France-KLM, Ben Smith, ou du ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, seules les cinq premières plateformes hexagonales semblaient concernées. Interrogé par La Tribune, Philippe Crébassa, le président d'Aéroport Toulouse-Blagnac, n'a pas souhaité commenter cette annonce pour le moment.
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Pour rappel, cette taxe de 4,6% doit s'appliquer au-delà de 120 millions de revenus d'exploitation. L'an dernier, Toulouse-Blagnac a réalisé un chiffre d'affaires total de 132 millions d'euros, ce qui aurait pu le rendre éligible. Mais il faut retrancher les 29 millions d'euros de recettes issues de la taxe d'aéroport - taxe payée par les compagnies aériennes pour financer les missions régaliennes de sûreté et de sécurité déléguée par l'Etat aux aéroports - qui n'entre pas dans l'assiette fiscale.
Florine Galéron et Léo Barnier