Spanghero : on achève bien la traçabilité

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Fin 2013, du steak haché et des millions de plats cuisinés à base de viande de cheval sont commercialisés en Europe. Le scandale est énorme.
Fin 2013, du steak haché et des millions de plats cuisinés à base de viande de cheval sont commercialisés en Europe. Le scandale est énorme. (Crédits : Reuters-Sipa)
En condamnant à des peines de prison ferme les responsables de l’affaire des lasagnes à la viande de cheval, la Justice a voulu donner un signal fort. Pas de quoi pour autant siffler la fin des scandales alimentaires.

Il est là, à la barre du tribunal, les épaules légèrement voûtées, le visage statufié comme au premier jour du procès. À la lecture du jugement, Jacques Poujol, l'ex-dirigeant de Spanghero, un des principaux prévenus dans l'affaire des lasagnes à la viande de cheval, reste impassible, donnant l'impression que le verdict n'a pas de prise sur lui. Le Tribunal correctionnel de Paris vient pourtant de prononcer à son encontre une peine de prison de deux ans, dont dix-huit mois avec sursis, la confiscation de 100.000 euros et, surtout, l'interdiction d'exercer dans le domaine de la viande pendant deux ans. Ce qu'il redoutait par-dessus tout. Six ans après le début de l'affaire Spanghero, le temps de la justice est donc venu. Les faits, on les connaît. L'information a été diffusée en boucle au creux de l'hiver 2013. Un vaste trafic de viande de cheval vendue pour du bœuf avait été mis au jour après qu'un agent irlandais de la répression des fraudes, intrigué par des steaks hachés vendus au rabais, ait décidé d'en analyser la composition.

L'enquête révélera une escroquerie à grande échelle portant sur 50.000 tonnes de viande de cheval vendue en Europe et transformée en 4,5 millions de...

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a écrit le 26/04/2019 à 15:57 :
L'état aurait du être conjointement condamné ?
a écrit le 26/04/2019 à 15:55 :
Cette affaire Spanghero est une ignominie : jamais cet établissement n'aurait du être fermé par les services vétérinaires ! tout au plus une très forte amende pour tromperie sur la marchandise étalée sur 2 ou 3 ans. Au lieu de cela "on" a laissé croire que ces lasagnes étaient impropres à la consommation humaine, ce qui est faux archi-faux, personne n'est mort pour avoir mangé du cheval ! Résultat 300 chômeurs réduits à 150 (les plus vieux, ceux qui avaient le plus d'expérience) aujourd'hui. Les autres entreprises du secteur n'ont écopés que d'amendes symboliques, à croire que les juges de cette affaire sont . . .
a écrit le 26/04/2019 à 2:27 :
Ne jamais acheter des plats cuisines industriellement.
Le "fait maison", a prioriser.
Moins cher, certes il faut cuisiner.
a écrit le 25/04/2019 à 19:37 :
je pense que des ruptures de contrat, ca ferait bcp plus mal
maintenant si leurs clients industriels laissent passer, ca va juste leur retomber dessus........
a écrit le 25/04/2019 à 19:30 :
1ère leçon à tirer.Quand on vend son entreprise,ne jamais vendre son nom.Le plus à en pâtir c'est la famille Spaghero dont le nom sera toujours accolé à cette arnaque,dont elle est complètement étrangère.

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