Après avoir publié en novembre dernier un guide pratique à destination des candidats aux élections municipales, l'agence de la transition écologique (Ademe) entend désormais "fabriquer une réponse plus globalisante" pour les collectivités locales.Elle ne s'appelle plus "agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie", mais "agence de la transition écologique". Si l'Ademe conserve sa marque car - "installée dans le paysage institutionnel" -, sa dénomination évolue pour couvrir "des dimensions interdépendantes qui méritaient d'être intégrées" : mobilité, alimentation et tourisme durable, numérique, en plus de la maîtrise de l'énergie, "au cœur du métier", a expliqué ce 18 juin son président Arnaud Leroy.
Pas question pour autant de parler de "transformation" ou de "révolution", "la transition est quelque chose d'intérêt, d'important et de rassurant", a justifié son président lors d'une conférence de presse téléphonique. "Le changement ne se fera pas du jour au lendemain", a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité "d'accompagner la société dans son ensemble de manière non brusque et non brutale".
Simplification et simplicité
A dix jours d'un scrutin local attendu, l'Ademe ne change pas non plus ses cibles - citoyens, collectivités et entreprises - pour atteindre ses objectifs de performance, et en particulier les objectifs de développement durable (ODD), les dix-sept buts que se sont fixés les Etats-membres de l'ONU. En revanche, elle revoit sa méthode en lançant ce jour une plateforme de services baptisée "Agir pour la transition écologique", tant pour simplifier le dépôt des dossiers que pour valoriser les acquis.
Les premiers acteurs à profiter de cette offre de "simplification et de simplicité" seront les territoires. Outre son travail régulier avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), l'Agence de la transition écologique finalise en effet la signature d'une convention avec l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), un établissement public né le 1er janvier dernier.
Répondre aux "vraies envies et besoins"