Le gouvernement déploie 2,3 milliards d'euros pour que la French Tech devienne plus industrielle
Gaëtane Deljurie et François Manens
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Exotec fait office de pionnière des startups industrielles.
Exotec
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Exotec fait office de pionnière des startups industrielles.
Exotec
Depuis 2014, la French Tech a démontré sa remarquable capacité à faire émerger des champions du logiciel, mais elle peine encore à faire de même dans les secteurs industriels. Signe de ce décalage : la startup de robotique logistique Exotec, qui a atteint la semaine dernière les deux milliards d'euros de valorisation, est seulement la première licorne industrielle française... sur les 25 que compte l'écosystème français !
Le gouvernement a conscience de ce déséquilibre, et il prépare depuis un an un plan pour rattraper le retard, tandis qu'en parallèle le président Emmanuel Macron martèle dans ses discours son objectif de réindustrialisation du pays. "Aujourd'hui, les PME innovantes ne s'industrialisent pas en France. Soit elles sous-traitent leur production ailleurs, soit elles se font racheter leur R&D", constate le cabinet de Pannier-Runacher. La levée de fonds d'Exotec, qui assemble ses robots dans les Hauts-de-France, fait donc office de porte-étendard et tombe à pic dans le calendrier du gouvernement.
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Dans les locaux d'Exotec à Croix, près de Roubaix dans le Nord, un petit ballon licorne, gonflé à l'hélium, flotte dans l'air. Clin d'œil au nouveau statut de la startup... Dans cet entrepôt, on est loin des clichés industriels : tout est propre, tout est clair, il n'y pas vraiment de bruit. Au fond de l'espace d'assemblage, trône fièrement un système Exotec, pour stocker les différents composants. Comme chez tous ses clients, c'est le Skypod, le petit robot sur roulette qui fait le succès de l'entreprise, qui apporte les éléments à un premier poste où un opérateur prépare des kits de production. Les sous-ensembles sont alors montés avant de devenir des robots complets, testés 400 fois et devant impérativement afficher zéro erreur avant de sortir de l'usine. A l'étage, se trouve le cerveau d'Exotec, avec toute l'activité de programmation et surtout de supervisation de tous les robots à travers le monde, sur un écran géant...
Gaëtane Deljurie et François Manens