Les arbitrages budgétaires de Macron poussent le chef d’état-major des armées à la démission

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Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays, estime le général Pierre de Villiers.
"Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays", estime le général Pierre de Villiers. (Crédits : POOL New)
Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a remis sa démission à Emmanuel Macron sur fond de désaccord avec l'exécutif sur le budget du ministère des Armées. C'est le général François Lecointre qui lui succède.

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a annoncé mercredi avoir remis sa démission à Emmanuel Macron sur fond de désaccord avec l'exécutif sur le budget du ministère des Armées. Il avait exprimé la semaine dernière des réserves à propos des économies imposées par le gouvernement au ministère des Armées, déclenchant une sévère charge publique humiliante d'Emmanuel Macron devant un parterre de militaires, d'industriels et d'invités internationaux (ambassadeurs, attachés militaires...). Ce qui avait provoqué une crise majeure entre les armées et l'Elysée. La France et les militaires perdent un grand chef de guerre. C'est le premier faux pas d'envergure d'Emmanuel Macron.

"Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays", a-t-il écrit dans un communiqué transmis à Reuters. "Par conséquent, j'ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l'a acceptée", a-t-il fait valoir.

La coupe budgétaire pour les armées s'élève à près de 900 millions d'euros, pour 2017, dont près de 850 millions d'euros vont porter sur les équipements (programme 146). Le général Pierre de Villiers plaide de longue date pour une hausse la plus rapide possible du budget des armées afin d'atteindre un effort de défense de 2% du PIB. "Les économies n'obèrent en rien les capacités opérationnelles de la France", a-t-on souligné mercredi à l'Elysée. Et pourtant...

Le chef du cabinet militaire du Premier ministre Edouard Philippe, le général François Lecointre, a été nommé mercredi, en remplacement du général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées. "Il n'y a pas eu d'hésitation sur le profil du successeur", a-t-on indiqué de même source, sans donner de précisions sur son identité.

Une démission courageuse

Pour le député Républicain, François Cornut-Gentille, la démission du chef d'état-Major des armées est "une décision courageuse mais surtout utile car elle va permettre d'ouvrir le débat nécessaire sur le financement de nos armées". Et de poursuivre : "la question n'est pas de savoir qui est le chef mais si les moyens opérationnels sont conformes aux objectifs politiques. Loin d'être polémique, ce débat, trop longtemps occulté, est indispensable et digne en démocratie".

Dans l'entourage du chef d'état-major des armées, la démission du général de Villiers est la conclusion d'un "problème de fond budgétaire" et pas "d'une querelle d'hommes". Le chef d'état-major des armées part la tête haute après s'être battu pour les armées. Il a été reçu par Emmanuel Macron avant le conseil de défense qui a eu lieu ce mercredi matin à l'Elysée et lui a annoncé sa démission. Il a été représenté au conseil de défense par le major général des armées, l'amiral Philippe Coindreau.

Les budgets 2017 et 2018 sous tension

Si le candidat Macron avait été clair sur le financement des surcoûts des OPEX, le président l'est beaucoup moins aujourd'hui. Lors de son discours du 18 mars dernier, le Emmanuel Macron avait expliqué que "nous devons augmenter notre effort de défense. Je propose donc de porter les ressources de la défense à 2% de la richesse nationale, mesurée en termes de Produit Intérieur Brut, en 2025. C'est un objectif très ambitieux : si on tient compte des hypothèses actuelles de croissance du Produit Intérieur Brut dans les prochaines années, ce budget atteindra, hors pensions et hors surcoûts OPEX (opérations extérieures, ndlr), plus de cinquante milliard d'euros en 2025, contre 32 en 2017 (en fait, 32,7 milliards, ndlr)".

En 2017, le budget de la défense supportera la totalité du surcoût des OPEX, qui devrait s'élever autour de 1,3 milliard d'euros, dont 450 millions d'euros ont déjà été provisionnés en loi de finances initiale (LFI). En 2018, ce sera au minimum 650 millions d'euros comme l'a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir dans les jardins de l'Hôtel de Brienne. C'est une encoche de taille dans le budget de la défense par rapport aux ambitions affichées. On est loin des propos d'Emmanuel Macron dans le Journal du Dimanche à propos du budget des armées : "Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis". La loi de programmation militaire qui couvrira la période 2019-2025 sera évidemment déterminante pour avoir le fin mot du financement du surcoût des OPEX, appelé à croître au regard des ambitions du président au Sahel notamment.

"Nous serons intraitables, avait assuré Emmanuel,Macron en mai à Gao. Nous avons besoin de poursuivre et d'accroître notre engagement. Il restera de haute intensité ici au Sahel comme dans d'autres opérations".

De très nombreuses réactions

-  "Le Sénat a pu mesurer la très grande valeur du général de Villiers, apprécier sa parole vraie, admirer son courage et son intégrité. C'est un très grand serviteur de la Nation à qui la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat veut dire son estime et sa reconnaissance". Christian CAMBON (Les Républicains), président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

- "Je tiens à rendre un hommage tout particulier au général Pierre de Villiers, un grand serviteur de l'Etat, soldat qui fait honneur aux armes de la France, et qui a eu le courage de faire passer son sens de l'honneur et le soutien à ses idées et convictions au-dessus de tout". Philippe Folliot, député LREM du Tarn.

-  "La démission du général de Villiers, grand soldat, était inéluctable, le président de la République a fait le choix du déclin de notre armée. La brèche qu'il a ouverte est un tournant, celui d'une ambition et d'un rayonnement revus à la baisse pour notre pays. (...) Nous baissons la garde au moment où nous devrions la relever. C'est une faute grave. Le monde n'a jamais été aussi menaçant. Nous sommes en guerre contre le totalitarisme islamique, toujours en état d'urgence, nos soldats et leurs matériels sont plus que jamais sollicités... La lutte contre les déficits ne devrait pas affaiblir la lutte contre nos ennemis, il y a tant d'autres réformes structurelles à mener pour redresser la France". Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, dans une tribune au Figaro.

- "La démission du [général] Pierre de Villiers après l'annonce des coupes budgétaires pour nos armées est le nouveau chef d'œuvre d'Emmanuel Macron". Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à la présidentielle, fondateur du mouvement du 1er juillet, sur Twittter.

- "De cette démission du chef d'état-major des Armées, on pourrait retenir que le chef de l'Etat ne reconnaît pas au parlement le droit d'être informé..." Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des Sceaux, sur Twitter.

- "Je considère que le général de Villiers a fait son devoir. Son devoir c'est de s'exprimer librement, sérieusement, précisément devant la représentation nationale et en l'occurrence la commission de la Défense. J'y siège et j'y ai entendu le général dire clairement les conséquences que pourraient avoir la confirmation de cette baisse de 850 millions d'euros. Il a honoré la représentation nationale en parlant librement (devant la commission de la défense, ndlr). La parole doit être libre sans quoi les parlementaires ne peuvent pas avoir le jugement le plus précis sur la situation. Aussi, je désapprouve cette démission et je profite au passage pour dire que le général de Villiers, à mes yeux, est un homme extrêmement rigoureux, de grande qualité, un homme d'honneur". Alexis Corbière, député La France insoumise, membre de la commission de la défense de l'Assemblée (Reuters)

- "La démission du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, est une très mauvaise nouvelle pour les armées françaises qui perdent un homme d'une valeur inestimable qui s'est toujours attaché à défendre ses troupes, sans jamais manquer à ses obligations et gardant toujours à l'esprit l'intérêt supérieur du pays et de sa sécurité. Cette démission illustre les dérives très graves et les limites très inquiétantes de Monsieur Macron, aussi bien dans son attitude que dans sa politique. Humilier devant ses troupes un homme comme le général de Villiers n'est pas digne d'un vrai chef des Armées. Sabrer dans le budget de la Défense, au mépris de sa propre parole et des dangers du monde, n'est pas digne d'un chef d'Etat lucide et responsable". Marine le Pen, présidente du Front national.

"Le départ du général de Villiers restera comme une tâche sur le quinquennat de M. Macron. A cause de lui, nos armées sont clairement en danger. Le général de Villiers était pleinement dans son rôle en alertant l'exécutif sur la situation dramatique de nos soldats. M. Macron, jouant au petit chef, n'a rien voulu entendre et lui a rétorqué une vision purement comptable d'une irresponsabilité sans précédent". Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.

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Commentaires
a écrit le 21/07/2017 à 15:39 :
La défense c'est la base d'un pays, ne pas être reconnaissant face aux militaires qui se battent pour la sécurité est typiquement "fiscaliste"
Je ne comprends pas pourquoi avec une abstention de 57% ces élections ne sont pas annulées, c'est vraiment n'importe quoi.
a écrit le 20/07/2017 à 18:48 :
MON GENERAL JE TIENS A VOUS FELICITER POUR VOTRE DECISION VIS A VIS DU PRESIDENT ???QUI PLUS EST VOUS QUITTE LE GOUVERNEMENT EN MARCHE????PERSO J'AI LE SENTIMENT D'ETRE ///EN DEMARCHE///QUAND JE LIS DANS LA PRESSE..QUE LES FRANCAIS SONT A L'ORIGINE DE LA DEPORTATION AU ///VEL D'HIV///????ET LE PRESIDENT DIRE A BOUTEFFLIKA LE PRESIDENT ALGERIEN ...QUE CE SONT LES FRANCAIS QUI ONT COMMIS UN CRIME CONTRE L'HUMANITE EN ALGERIE????PERE MACRON VOUS DEVEZ REVOIR VOS LECONS ET NE PAS OUBLIER LES 30 000 SOLDATS MORTS POUR LA FRANCE??SANS OUBLIER LES EVADES DE GUERRE QUI EUX AUSSI ONT PARTICIPE AU SAUVETAGE DE NOTRE FRANCE???
a écrit le 20/07/2017 à 11:25 :
le mal qui existe est bien la responsabilite des dirigeants précédents
alors quand les senateurs critique ce jours c'est bien eux
qui ont place les militaires aux desespoir
eux sarko et hollande
le mal ne date pas de un mois mais bien depuis les dix dernieres annees
a écrit le 20/07/2017 à 9:02 :
"La coupe budgétaire pour les armées s'élève à près de 900 millions d'euros, pour 2017, dont près de 850 millions d'euros vont porter sur les équipements "(programme 146)

Macron transforme l'opération "Barkhane" en opération "Sarbacane", même avec le renfort du 3ème lance-pierre à dos de dromadaire... c'est pas gagné. J'ai de sérieux doutes sur la réussite de l'opération.
a écrit le 20/07/2017 à 2:31 :
Darmanin et Macron vont saigner les armées chaque année 850 Millions qui suivent 2.8 Milliards d'euros en moins, le mois dernier. Ils ont trahi leurs engagements : indignes d'etre crus ces menteurs. Ils mentiront 5 ans. Deux ministres fictifs des armées, goulard puis parly.
a écrit le 19/07/2017 à 23:54 :
Qu'est-ce qui a bien pu motiver la décision du président d'amputer aujourd'hui le budget de la défense. Ce n'est certainement pas un saut d'humeur qui a fait pencher la balance. Si on se replace dans le contexte d'un accord Franco-Allemand de la défense, alors on peut imaginer que cette coopération aide la France à respecter les contraintes budgétaires européennes, et que d'autre part cela ouvre une coopération technologique très profitable pour les deux partis. Je pense que c'est cet accord de coopération gagnant-gagnant qui a permis de réduire le budget militaire. Et j'en déduit aussi que certains membres de l'état major ont pu y voire une perte de leur souveraineté militaire.
a écrit le 19/07/2017 à 17:53 :
Je ne suis pas un militaire et encore moins une personne de discipline mais j'apprécie l'Honneur (avec un grand H) de celui qui dit non pour des convictions. J'apprécie ce genre d'homme qui défend également son staff bien loin de la médiocrité politique. Monsieur je salue avec humilité un homme d'Honneur en fait vous venez de donner une leçon à la classe politique française dans son ensemble y compris le Président. Vous êtes l'antithèse de la médiocrité de ceux qui se nomment élites mais qui ne sont en fait des carpettes. Merci Général, pour notre pays vous resterez certainement dans l'esprit de vos troupes mais également des citoyens un homme d'Honneur si rare dans ceux qui gouvernent notre pays. Au revoir et encore merci d'avoir servi avec noblesse notre pays.
a écrit le 19/07/2017 à 17:51 :
l’éditeur politique du "huffington post" écrit dans son canard sur "le caporalisme de macron" Qué caporalisme? Un militaire est un fonctionnaire dont la mission est d'exécuter la politique du gouvernement. Il doit être loyal ou quitter son poste.

Il ne doit faire de "la politique" tant qu'il reste en fonction et encas de désaccord qu'il s'engage dans la politique et en assume les risques.

Dans toutes les républiques démocratiques, le pouvoir politique nomme et révoque les fonctionnaires. Truman a limogé Mac Arthur, De Gaulle a traduit en haute cour les mutins d'Alger, Obama a limogé le général qui d’Afghanistan avait critiqué le V.P. dans un bivouac. C'est la seule manière de maintenir la république en état.

Ceux qui ont choisi la carrière militaire savent à quoi ils s'exposent, is n'ont pas à imposer leurs choix aux citoyens.
a écrit le 19/07/2017 à 17:49 :
Mme Florence Parly, Démissionez , vous ignorez tout des armées, et le pouvoir est à Bercy et à l'Elysée. : vous ne servez à rien là ! Triste armées avec des matériels à bout de souffle, et des militaires négligés par le pouvoir. Meme le budget entrainement !!!! est gravement insuffisant. Du matériel roulant sans blindage de près de 50 ans, 75% des avions et hélicoptères, inutilisables : pas de budget maintenance, pas de budget munitions : lesquelles aumones offertes par les alliés.
a écrit le 19/07/2017 à 17:46 :
De toute façon c'était l'heure de la retraite !
a écrit le 19/07/2017 à 17:40 :
Un 2 étoiles remplace un 4 étoiles rien a dire ça correspond bien à l'écart d'hommes entre De Villiers et le caporal chef Macron
a écrit le 19/07/2017 à 17:07 :
Une démission qui a du panache, ce que n'auront jamais ses détracteurs.
a écrit le 19/07/2017 à 16:31 :
Quelque soi la valeur de cet acte de démission sur ce problème budgétaire je me pose une question pourquoi n’a t-il pas démissionné lorsqu’il lui a fallut supprimer 34 000 hommes des rangs de l’Armée? Il est vrai que l’Armée Française va bientôt avoir plus de galonnés et étoilés dans des bureaux que d’hommes sur le terrain.
a écrit le 19/07/2017 à 16:08 :
Et dans le même temps, Macron décaisse 1,4 milliards € pour le métro d'Abidjan!!!
a écrit le 19/07/2017 à 15:42 :
on ne peut que presenter ses respects au general françois Lecointre
Il est de la trempe des grands officiers français, et sera le digne successeur de son predecesseur,

La serbie a été l'epreuve pour cette generation, et les evenements, les errances politiques et les faiblesses de certains les ont exposé a celà, ils en sont pétris, et la réalité les caractérise plus que les dogmes et les ''manipulations ou propagandes''
a de tels hommes rien d'impossible, ce qui n'est pas le cas des ''olympiens''
ils ont les pieds sur terre, et savent qu'ils ne peuvent rien sans leurs hommes
les plus grandes armées , les plus célébres , comme l'armée des indes avec ses sergents ecossais, n'auraient pu l'être sans eux...

Je connais le cantonnement de Poitiers pour y avoir vecu un peu, en artilleur, dans un regiment de haute tradition , et son unité de réserve...Un voeux particulier accompagne tous ceux qui y sont passé aussi !

Avec mes respects pour le général lecointre
et tout mon respect pour le général de Villiers et son courage, pour l'avenir de l'armée,
car il faut autant de courage pour denoncer la forfaiture que pour monter a l'assaut.
D'ailleurs, les politicards souligne les faits d'arme, mais n'ont pas plus accordé de moyens a ces moments que maintenant...

Et combien de français mesurent-ils aujourdhui que la France de Degaulle n'a pu reprendre la main apres 1944, face l' AMGOT, que grâce a quelques dizaines de français mal équipés, dont une poignée de legionnaire a Bir Hakeim, quelques mois plus tôt ?

Refuser son armée, c'est accepter celle des autres, et dans le cas de la France, ce serait se priver d'une excellence, loyale et republicaine, et priver cette excellence de ses moyens fortement saccagés depuis 2007, et 2014.

Hitler a purgé son armée des 1934 (purge et assassinats d'officiers : premiere resistance aux nazis !) , et construire un etat policier ou l'armée est neglisée et rendue subalterne...ce n'est pas la republique française, et encore moins son armée.

Aux 2 généraux, le partant et sa grande dignité, et a l'arrivant auréaulé de ses faits d'armes, cordialement, humblement de la part d'un citoyen qui ne veut que rester français . Ils ne vous respecteront pas plus les uns que les autres, malgré leurs boniements mediatisés, celà fait 30 ans que celà dure ...

Respects, vive la republique, qui ne se limite pas a un mandat heureusement; pas plus que son destin ou ses moyens

Neron a brûlé Rome pour ses ambitions, il n'etait qu'empereur, l'histoire a retenu un fou !

''et par sainte Barbe , vie la Bombarde'', comme on disait au 20eme RA, aujourdhui dissout pour des magouilles budgetaires, comme un tiers du format de nos armées en quelques années et des perspectives encore pire sur l'etat des renouvellement .

Ne pas vouloir la guerre c'est bien, la paix est l'unique mission, mais dans une guerre il y a au moins 2 parties, et perdre ses autonomies pour des chimères ou des constructions sans fins et sans resultats, ne remplaçe jamais ce qui protège et rend le pays fier et respecté.

Tant qu'on fait des conflits assymetriques a notre avantages, tout va bien, ...pourvu que celà dure, surtout avec les ''cerveaux mous'' qui imposent par fonctions, et qui sont comme leur costumes, mal ajustés !

On peut être le chef des armée, dans l'Olympe, et ne rien appréhender correctement, en plus d'ignorer les bases et les operationnels, surtout lorsqu'on ne recherche qu'à être sous tutelle d'autres, non a niveau egal, ou avec des objectifs extra-nationaux, et sans être le chef pour les soldats, surtout quand on a jamais rien fait d emilitaire soi-même...c'est le pire des modèles !

L'armée ?, en vrai républicain, on a que celà a ajouter :

''...Nos ainés se battant là-bas, nous sommes avec elle...''


19 juillet 2017
a écrit le 19/07/2017 à 14:49 :
Au moins 20 généraux devaient attendre la place....le malheur de l'un fait le bonheur des autres....au demeurant les financiers font tous les jours la morale sur le déficit budgétaire etc..etc...dont la presse complaisante se fait l'écho.....et si l'Etat arrêtait de subventionner ces journaux qui jouent au choeur des vierges en reprenant les cris et chuchotements des uns et des autres autoproclamés experts....tiens une source d'économie...non?
a écrit le 19/07/2017 à 14:48 :
A priori, il y a de l'argent pour les baisses d'impôts des plus riches (ISF), mais pas pour sauver la vie des soldats. C'est ce qui s'appelle répartir les efforts....

On pourrait peut-être aussi un peu taper dans les subventions agricoles qui, tout compris, atteignent des niveaux délirants (15 milliards d'euros en comptant le déficit de la caisse de sécurité sociale agricole), pour des résultats totalement nuls par rapport à l'ALLEMAGNE ?
a écrit le 19/07/2017 à 14:38 :
Je vous avoue que je ne comprends pas bien tout ce cirque pour une réduction de budget de 0,85 milliards d'euros sur un budget de 34 milliards qui sera plus que compensée par une hausse de 1,7 milliards d'euros l'année suivante.

Pour faire une baisse en premier lieu? Je ne sais pas je vous avouerai, mais tout de même.
a écrit le 19/07/2017 à 14:31 :
Personne ne conteste que le président de la République soit le chef des Armées. Il doit se sentir peu rassuré malgré son "baratin" pour avoir besoin de le rappeler.
Il faut peut-être aussi lui rappeler qu'il n'a été élu que par moins de 25 % des français !
a écrit le 19/07/2017 à 14:30 :
En résumé
nouvel ordre du manager
En marche ou crève
a écrit le 19/07/2017 à 14:10 :
Il ne faut pas oublier que les 850 millions en question s'ajoutent aux 2,7 milliards prévus dans le budget et gelés par le gouvernement précédent et qui bien sûr ne seront pas "dégelés". Le budget des armées n'est par un budget comme celui des autres ministères. Si les soldats au Mali, en Irak ou en Syrie ont des matériels qui tombent en panne, c'est leur vie qui est en jeu. Moins d'un engin sur deux est en état de bon fonctionnement !
a écrit le 19/07/2017 à 14:06 :
Cela n’enlève rien au mérite du Général mais Autant le début de sa déclaration est logique, autant "soutenir les ambitions de notre pays..." dans quel domaine et quel était l'objectif initial ???

Les finances étant ce qu'elles sont, il faudra faire mieux, avec moins.
a écrit le 19/07/2017 à 13:53 :
Le budget de l'armée n'as jamais cessé d'etre raboté quand au meme moments les budgets sociaux explosaient, et qu'en meme temps des iPOEX toujours plus nombreuses devaient etre assurées par ce budget. Le reduire encore plus est irresponsable, soutien total au general de Villiers.
a écrit le 19/07/2017 à 13:41 :
Voilà le résultat. ..un président amateur..avec un gouvernements d amateurs et de béni oui oui..la France à di souci à faire...
Le bla bla ..et le paraître. ..sont à la tête du pouvoir
a écrit le 19/07/2017 à 13:15 :
Vu le nombre énorme de Généraux dans nos armées le choix a du être trés difficile pour notre Président. L'heureux élu est sûrement de qualité.
a écrit le 19/07/2017 à 12:49 :
Les de Villiers ont toujours eu un certain caractère mais là c'était manquer de tact de râler juste après la nomination du nouveau président et juste avant le 14 juillet. Il pouvait contester le manque de financement des armées plus discrètement dans ce contexte car çà fait tâche. On comprend bien le problème des armées mais il y a aussi quelques 2200 milliards d'euros de dettes qui pèsent durablement encore sur le dos de tous les français donc tout ministère doit prendre sa part et dans les armées on sait qu'il y a quelques niches et abus que l'on peut malgré tout améliorer. Le reste était un accord qui aurait sans doute été trouvé, donc tout est question de caractère et cet épisode repris en boucle par des médias qui cherchent le buzz est ridicule et pauvre face aux enjeux et alors que l'on sait que la part consacrée aux armées va être sensiblement augmentée à 2% du pib. On espère un nouveau chef d'Etat majeur plus subtil car la situation des armées et délicate mais celle des comptes de la France et de beaucoup de français encore plus.
a écrit le 19/07/2017 à 12:46 :
en nommant un petit général godillot tout va rentrer dans l'ordre et la France pourra défilé le 14juillet avec une armee en carton pate
a écrit le 19/07/2017 à 12:37 :
Pauvre Jupin ! S'il commence à casser ses jouets aussi vite...
a écrit le 19/07/2017 à 12:19 :
Survenant après la démission de quatre ministres en deux mois, la démission du chef d’état-major des armées – sans précédent dans l’histoire de la Ve République – marque un tournant dans ce quinquennat funeste et déjà épuisé.

Depuis qu’il a pris ses fonctions à l’Élysée, – et contrairement à ce que veulent faire croire certains grands médias – Macron rate et salit tout ce qu’il touche. Chaque jour qui passe apporte un nouveau témoignage de ses mensonges incessants, de ses choix impulsifs et malheureux, de son irresponsabilité, de son immaturité et de son narcissisme maladif, qui le conduisent, tel un enfant gâté, à vouloir n’écouter que lui et à s’emparer de tous les leviers de commandement.
a écrit le 19/07/2017 à 12:04 :
Encore une victoire de l'oligarchie financière Européenne sur la France et les patriotes.

J'espère que ce Général ira à Londres et reviendra nous libérer...
a écrit le 19/07/2017 à 11:47 :
faut faire comprendre à nos "partenaires" européens qu'il y en a marre. qu'ils se mettent à dépenser !
la Suède a par exemple diminué sa dépense Défense de 1,6% PIB en 2003 à 1% en 2016 (SIPRI). cela doit faciliter l'équilibre budgétaire... un passager clandestin, ce pays. comme la plupart des autres.
Réponse de le 20/07/2017 à 11:00 :
oui mais la suede ne va pas guerroyer en afrique ...
Si vous pensez que les autres pays europeens vont depenser plus pour aller soutenir des regimes completement corrompus et incompetants dans ce continent vous revez (enfin peut etre que des vagues masisves de migranst vont les faire changer d avis, mais ca sera pas avant 20 ans, le temps qu ils goutent comme nous a la "diversité" de type famille Traore (qui ont mit a feu et a sang Persan-Beaumont)
a écrit le 19/07/2017 à 11:44 :
CRISE MAJEURE ENTRE MACRON ET L’ARMÉE = Le constat des mensonges électoraux de Macron sur le budget des armées ouvre une crise majeure et permet de reconnaître a posteriori quel candidat à la présidentielle disait la vérité.

Retour sur les promesses électorales des candidats à l’élection présidentielle quant au devenir des Armées

Pendant la campagne pour l’élection présidentielle, la prestigieuse « Revue de Défense nationale », lue attentivement dans les cercles dirigeants de l’armée française, a adressé un questionnaire à l’ensemble des onze candidats sur leur vision de la Défense nationale et des principaux enjeux stratégiques du monde à venir.

Sept candidats ont répondu au questionnaire, parmi lesquels François Asselineau. Ces réponses ont été publiées dans le numéro 799 d’avril 2017 de la Revue de Défense nationale.

Mme Arthaud, MM. Cheminade, Lassalle et Poutou n’ont envoyé aucune réponse.

Le sommaire du numéro peut être consulté ici.

Un rapide coup d’œil sur le résumé des réponses des candidats, réalisé par la rédaction de la revue, confirme que :
Les 3 candidats euro-atlantistes (Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon) ont affiché une perspective clairement européiste, sans revenir sur la sujétion de la France à l’UE et à l’Otan, et ont embobiné les électeurs par des formules ronflantes et creuses :

Comme on le voit, Emmanuel Macron, entouré d’une armada de « communicants », avait présenté un texte « marketing » multipliant les promesses ..
a écrit le 19/07/2017 à 11:32 :
Macron fait la même erreur que Fabius face à Chirac "Vous parlez au premier Ministre de la France!" qui pensait ainsi déstabiliser Chirac... vieux routier de la politique qui a été Président... et pas Fabius. Certes Macron est Président, mais en dézinguant son chef d'Etat-Major en public dans un discours où il pense devoir affirmer la légitimité de son autorité, trahi en fait sa faiblesse. L'armée (les armées) ne lui feront pas de cadeau.
Pas tant pour les 850 millions que pour la façon et les paroles qu'il a prononcé. Au sein de l'armée, il ne sera plus jamais considéré comme un chef de guerre fiable.
a écrit le 19/07/2017 à 11:19 :
Macron pourra garder ce qu'il mérite, la bande de députés En Marche, godillots fidèles et complètement ignorants des dossiers à traiter et c'est un euphémise de le dire. Macron a été particulièrement cavalier avec ce général , un homme qui ne fait que son devoir et qui a la responsabilité de milliers de soldats qui nous défendent sur tous les continents.
a écrit le 19/07/2017 à 11:16 :
le demantelement de l'armée est programmé et fait partie d'un tout.
a écrit le 19/07/2017 à 11:10 :
Voilà un type qui devrait être à la retraite et qui se permet de commenter les décisions du Président de la République, son chef hiérarchique.Je fais partie de cette génération qui s'es tapé le service militaire et pour qui l'obéissance aux supérieurs est une loi inflexible. Quelle outrecuidance de la part d'un chef d'état major dont les états de service est d'avoir usé son fond de culotte au ministère des armées!
a écrit le 19/07/2017 à 11:08 :
A ce rythme de démission ...Emanuel 1er ,l'illusionniste BCBG , va vite manquer de chapeaux et de lapins ...voir même... de public complaisant.......
a écrit le 19/07/2017 à 10:47 :
La "collaboration" avec cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles se fait au dépend de la sécurité de la France et des français! C'est la conséquence de l'utilisation d'une monnaie qui ne nous appartient pas et que l'on doit "louer"!
a écrit le 19/07/2017 à 10:46 :
Macron, Macron, Macron, ...
Merci de votre complaisance envers le gouvernement et ses amis, bizarrement ça ne parle pas de la déclassification de documents qui mettent à jour les quelques milliers d'enfants yéménites enlevés et torturés par Israël vers 1950.
La fabrication du consentement a encore de beaux jours devant elle. J'ose à peine imaginer les articles si ça avait été la Russie.
Et ne me dites pas que ce n'est pas le but de ce journal quand on voit tous les articles sur Trump et Moscou.

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