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La ligne constitue son atout essentiel. Avec ses faux airs de coupé, ses galbes travaillés, la berline en jette. Elle fait grosse voiture et on la remarque. Le style est évidemment un peu voyant, voire prétentieux, mais ceux qui aiment se montrer apprécieront. Avec son arrière copié d'un 4x4 Audi Q7, la version break Sports Tourer est, selon nous, encore plus réussie. Décidément, Audi est aujourd'hui le grand inspirateur des stylistes du monde entier.
Habitabilité entravée par le design
A l'intérieur, l'Opel en met aussi plein la vue. Avec une planche de bord très enveloppante, un peu compliquée. Tellement d'ailleurs qu'elle donne la sensation d'être un peu à l'étroit, tant on est entouré par cette masse de plastique noir. Des multiples courbures stylisées, qui entravent également l'accessibilité. Les surfaces vitrées réduites participent à cette impression voulue de confinement. Cela fait "sport", paraît-il, selon les canons du design-marketing en vogue. Notons à cet égard la faible hauteur du pare-brise, qui empêche parfois de bien voir les feux rouges, et une lunette arrière presque symbolique. Comme les rétroviseurs extérieurs sont un peu trop arrondis, il est clair que la vision vers l'extérieur n'est pas le point fort de l'auto. Autre incidence de ce style tout en courbes : l'habitabilité n'a rien d'extraordinaire sur une voiture qui est aussi longue que feue la Peugeot 607. Elle est, de loin, la plus grosse du segment des familiales. Ici, le style agressif a primé sur toute autre considération. Heureusement, le coffre très carré et servi par un large hayon est pratique. Mais le bouclier arrière proéminent empêche d'accéder au fond dudit coffre.
Equipement pléthorique
L'équipement constitue un autre point fort. Sur notre version de pointe Cosmo Pack, on a à peu près tout, et même le superflu : GPS, projecteurs directionnels au xénon, sellerie cuir, sièges avant électriques, surveillance de la pression des pneus... Opel a mis tout ce qu'il pouvait au catalogue, mais au mépris parfois des aspects pratiques. Ainsi, le verrouillage automatique des portes ne se fait pas...quand on est à l'intérieur. On roule donc portières non verrouillées. Par ces temps d'insécurité, c'est dommage. Le désenclenchement des radars de stationnement s'annule à chaque arrêt du moteur. Et il faut alors replonger dans des menus et sous-menus. D'autres équipements ont un fonctionnement bizarre. Le siège peut coulisser en arrière automatiquement à l'arrêt, pour laisser sortir plus facilement le conducteur. Mais, malgré nos tentatives, il ne se remet pas en position initiale ! Il faut donc le régler à nouveau. Absurdité ou dysfonctionnement ?
Par ailleurs, la lecture des panneaux de limitation de vitesse qui s'affiche devant les yeux est en soi une bonne idée. Mais, les renseignements ne sont pas toujours fiables. Si l'on est sur une autoroute limitée à 130 et qu'il y a une sortie à 70, la voiture affiche : "vitesse limitée à 70", sans discerner si on sort ou pas. Enfin, quand il lit un panneau, le système l'affiche durant une minute... en substitution de l'indicateur de vitesse. Du coup, quand on aborde un radar fixe pré-signalé, on ne sait plus à quelle vitesse on roule ! Quant aux multiples réglages lombaires du siège, ils ne permettent pas de trouver la position idéale. Le dossier demeure trop cambré. Bref, certains détails manquent de fonctionnalité. En revanche, l'absence de bruits parasites démontre une construction très sérieuse.
Moteur bruyant et peu sobre
Le moteur diesel de 160 chevaux n'a rien du foudre de guerre. Ses prestations sont cependant convenables et suffisantes. Mais la mécanique ne se réveille véritablement qu'à partir de 1.500 tours-minute. Le problème essentiel, c'est que ce moteur ne peut rivaliser en raffinement avec les meilleures rivales. Il est rugueux et très bruyant à l'accélération. Un peu comme un diesel d'antan. Notre véhicule d'essai était équipé d'une boîte automatique, pas non plus au "top". Celle-ci fait correctement son boulot, mais demeure un peu lente. Les relances brusques lui déplaisent, ce qu'elle manifeste par des à-coups. Dans les encombrements, le fonctionnement gagnerait donc à être plus fluide. Cela manque un peu de finesse. En revanche, l'option boîte auto à 950 euros seulement est beaucoup moins chère que sur les rivales. Contrepartie de cette relative absence de modernité : les consommations sont plus élevées que du côté des concurrentes, avec 9,3 litres aux cent sur notre parcours.
Monte pneumatique inadaptée
Les trains roulants n'appellent pas de critiques particulières. Mais on ne ressent pas la précision de conduite d'une... Volkswagen Passat, Peugeot 508 ou Renault Laguna. Les énormes roues de 18 pouces de série, avec des pneus extra-fins, sont peut-être bonnes pour le style, mais, comme d'habitude, elles entraînent des fâcheux résultats, à savoir des secousses désagréables, dès que la chaussée présente des inégalités, c'est-à-dire dans 90% des cas ! Cette raideur trépidante est fatigante en ville et sur petite route. Du coup, sur chaussée abîmée, le train avant vibre, se cabre, en fonction de l'état du bitume, de façon sonore de surcroît. Nous avons l'impression de répéter toujours les mêmes choses. Mais il faut que designers et marketeurs comprennent enfin qu'une voiture est faite pour rouler au quotidien, pas seulement pour être exposée dans un salon de l'auto ! Ceci dit, le confort s'améliore heureusement au fur et à mesure que la vitesse s'élève. Mais la monte pneumatique de série est inadaptée ! Appel au constructeur : qu'il prévoit d'urgence, au moins en option gratuite, une monte plus rationnelle, qui améliorerait de beaucoup le confort et même le comportement !
Tarif compétitif
Le tarif constitue un autre atout maître. C'est moins cher que la concurrence, avec un équipement supérieur. Il faut évidemment pondérer l'avantage financier par des consommations supérieures et un coût d'entretien qui n'est pas donné. Mais l'Insignia peut constituer un bon choix pour ceux qui aiment son "look" moderne. Même si elle apparaît moins aboutie et homogène qu'une Passat ou une 508, voire même qu'une Ford Mondeo.
Modèle d'essai : Opel Insignia Sports Tourer CDTi 160 Cosmo Pack : 33.900 euros
Puissance du moteur : 160 chevaux (diesel)
Dimensions : 4,91 mètres (long) x 1,86 (large) x 1,52 (haut)
Qualités : carrosserie flatteuse, prix compétitif, équipement fourni, comportement routier sans problèmes
Défauts : moteur sonore, boîte auto un peu lente, confort trop ferme, visibilité limitée, quelques équipements bizarres
Concurrentes : Ford Mondeo SW 2,0 TDCi 163 Sport Edition : 34.250 euros ; VW Passat SW TDi 170 Carat : 35.850 euros ; Peugeot 508 SW 2,0 HDi 163 Féline (bva) : 37.800 euros.
Note : 13 sur 20
Galinette a écrit le 21/01/2012 à 15:28 :
Bonjour, pas possible le journaliste a dû essayé un prototype, à part les jantes 18" ou là il y a du vrai (mais avec une moins value l'Insignia peut être équipée autrement) si non le tout le reste me parait exagéré voir inexistant ou alors je n'est pas dû remarquer tout ça sur la mienne... et ensuite niveau comparatif il me semble que la seule appropriée serait la PASSAT les autres ne sont pas aux même niveau tarifaire et ne sont pas du tout dans la même gamme, quand à la consommation la moyenne est de 5,7L sur autoroute à 140km/h ATTENTION seul reproche de la Cosmo la vitesse indiquée au compteur est vraiment la réalité à 2 km/h prés donc les radars déclenchent vite à partir de 135 sur autoroute.Pour finir c'est comme les émissions de télé on nous montre que des voitures de luxe que personne en ce bas monde ne peut se payer, pour une fois qu'un constructeur vend des voitures d'un bon rapport qualité /prix et de surcroît esthétique et fonctionnelle, accessible pratiquement à tout le monde, forcément ça déplais, en revanche on entend pas parler de l'Ampéra et oui la aussi ça dérange un véhicule hybride qui consomme moins de 1,8L au 100 avec une autonomie de 500km ou il sont ts les autres constructeurs cités avec leur 4X4 qui font 10km avec leur batteries? c'est pas pour la frime ça?
Draghost a écrit le 22/04/2011 à 16:23 :
Bonjour, Le test est de mars 2011 pourtant les modèles depuis Juillet 2010 intègrent: > la fermeture automatique des portières (activable ou non) > le radar de recule est une sécurité pour la voiture, du coup en effet le système est actif à chaque démarrage (tant mieux pour ma part, cela évite un malheureux choc) Pour le désactiver par contre, une pression sur le bouton du tableau de bord suffit. > le siège qui recule ou "l'aide à la descente du conducteur" se fait une fois clé de contact coupé PUIS ouverture de porte. ATTENTION, si on a juste coupé le moteur puis ouvert la portière ET décidé de remettre le contact (sans avoir verrouillé les portes) alors en effet le siège ne revient pas. Mais il s'agit du mode de fonctionnement normal, admettons que l'on a oublié de noté quelque chose sur le compteur ou d'éjecter le DVD, etc. Un coup de clé puis c'est tout. Par contre si on souhaite repartir conduire, 2 choix: - on maintient le système de mémorisation du siège - on coupe le contact>ferme la porte puis verrouiller(nous dedans bien sur!)> déverouiller Bien sur l'Insignia étant une voiture "NOUVELLE" à part entière elle est sortit avec son lot de bug lié à l'électronique/informatique. Heureusement que des mises à jour sont sortit et je félicite OPEL pour la régularité des mises à jours (cf. forum)
gerardc27 a écrit le 14/03/2011 à 15:36 :
La remarque sur les pneumatiques est des plus judicieuses. Sur les croquis des designers en BE, on représente à peine les pneus, car ils ne participent pas du choix final de la ligne. On préfère insister sur les jantes qui seules méritent un coup de crayon. Le processus industriel reproduit l'erreur et minimise les pneumatiques en proposant des "tailles basses" en première monte .CQFD
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Excellent article...Enfin un journaliste qui a essayé une vraie Insignia.
par Opelissime le 21/01/2012 à 16:52
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Opelissime a écrit le 21/01/2012 à 16:52 :
Excellent article...Enfin un journaliste qui a essayé une vraie Insignia.