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latribune.fr | 13/07/2012, 06:25 - 307 mots
Ving-quatre heures après l'annonce du gigantesque plan social de PSA Peugeot Citroën, la direction doit se réunir de nouveau avant de préciser site par site ses projets. Des comités d'entreprise se tiendront vendredi matin dans chaque site du groupe. La direction devrait présenter aux salariés, notamment ceux d'Aulnay - dont la fermeture a été annoncée jeudi - et de Rennes, les plus touchés, le contenu de ce plan.
La direction du groupe a annoncé jeudi la fin de l'assemblage à Aulnay (3.000 postes) à partir de 2014, la suppression de 1.400 postes à Rennes (soit un poste sur quatre) et de 3.600 emplois dans les effectifs hors production tous sites confondus, dont 1.400 en recherche et développement. Ce plan est d'une ampleur inégalée depuis la crise de 2008/2009 tous secteurs confondus, lorsque PSA avait déjà fait partir 5.700 salariés volontaires. Sur les 8.000 suppressions de postes, le constructeur prévoit 6.500 départs nets du groupe, et donc 1.500 reclassements internes
"Personne ne sera laissé au bord du chemin", a promis Philippe Varin, le patron du groupe, lors de la conférence de presse qui a suivi l'annonce fracassante jeudi."Il n'y aura pas de licenciements secs, nous proposerons une solution à chaque salarié", a-t-il assuré. La classe politique et les syndicats ont vivement réagi tout au long de la journée. Jean-Marc Ayrault a demandé à PSA d'étudier "toutes les alternatives", son ministre du Redressement productif déclarant que le gouvernement "n'accept(ait) pas en l'état" le plan. Arnaud Montebourg, qui doit annoncer un plan d'aide à la filière automobile le 25 juillet, a précisé qu'il "réunirai(t) bientôt" les syndicats. Le groupe a mis en avant des pertes au premier semestre et une réduction durable des marchés en Europe pour justifier ces décisions radicales.
Retrouvez l'intégralité du suivi en direct de la journée d'hier, les raisons de la fermeture du site d'Aulnay et l'analyse de la Tribune.
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Expat a écrit le 14/07/2012 à 12:57 :
Entierement d'acord... Le contrat social en france est une plaisanterie: Pourquoi les actifs avec un salaire median de 1800 EUR financent ils la retraite a 2200 EUR de techniciens des regimes speciaux qui ont arretes de travailler a 55 ans ? Qui a son logement a acquerir? ses enfants a elever? Le tout dans un pays ou les plus basiques des droits ne sont plus assures, comme la securite des biens et des personnes par exemple? Les interimaires de l'automobile aux revenus plombes par les charges ne peuvent pas se payer les voitures qu'ils fabriquent pour aller travailler alors ils achetent des coreennes d'occasion... Et on deplore la ruine de l'industrie automobile francaise? A force d'opposer des ideologies et de se perdre en polemiques, les politiques comme les syndicats ont perdu tout rapport avec la realite...
Expat a écrit le 13/07/2012 à 11:55 :
Les choses sont simples dans une entreprise : pour payer les salaires, les charges et les fournisseurs ils faut des rentrees d'argent. Quand il n'y en a pas assez, on reduit la voilure. Ce ne sont pas les discours sur le "redressement productif" qui changeront la realite. Cela fait 30 ans que la France ruine son industrie avec toujours plus de contraintes de tous ordres et aujourd'hui on en paye le prix. Le social francais, qui est une tres bonne chose, est finance exclusivement sur le travail et donc se retrouve dans le prix de nos produits. Cela n'est pas compatible avec la demographie mondiale: la France qui est un pays de vieux represente moins de 1% de la population mondiale qui est en majorite jeune... Et ne coute rien en depenses de sante et en retraite... L'avantage competif est effroyable... C'est donc si difficile pour les francais et leur gouvernement de regarder le monde tel qu'il est ? La TVA sociale est une bonne solution, elle sort le cout du social de la composition de prix de nos produits et reequilibre la concurrence. C'est donc si difficile en France d'admettre l'evidence ?
Ben voilà a répondu le 13/07/2012 à 18:49:
Malheureusement... oui ! Les idéologues et autres bien pensants de gauche comme de droite - mais surtout de gauche!- ne sont toujours pas en mesure d'admettre l'évidence. Toute une génération de "soixante-huitards" a mitté nos structures gouvernantes, notre administartion, nos institutions, nos syndicats etc... et se sont gavés à crédit. L'addition sera très lourde, surtout que c'est la finance mondiale qui saura dire stop, et elle n'aura que faire de nos états d'ames. Le plus honteux, c'est que ce sont nos gamins qui paieront le plus lourd tribu !
pigeon a écrit le 13/07/2012 à 10:15 :
PSA fait du chantage massif sur le gouvernement. Faite le calcul et regarder les salaires des dirigeants qui ont augmentés d'année en année. En tant que Patron nous devons montrer l'exemple et non boursicoter sur le court terme pour s'enrichir personnellement. Un patron véritable pense d'abord à son entreprise et au savoir faire de ses employées pour garder son marché et sa qualité et non a faire plus de profit en délocalisant et en cherchant un profit court terme. Une entreprise s'est du long terme pas du court terme, cela demande de l'investissement personnel de la part du patron. Une bonne gestion de la trésorerie pour anticiper les coups durs. Honte aux dirigeants de PSA qui ne pensent qu'à l'argent facile et détruise le savoir faire Français. En plus ils prennent sans vergognes les aides de l?État.
mibi a écrit le 13/07/2012 à 10:05 :
Depuis quand l'Etat est-il actionnaire de PSA selon Montebourg qui n'accepte pas la restrucuration? je n'ose pas croire que le gouvernement actuel soit aussi insipide : c'est la faute aux autres!!!!!!!!! par contre il faut savoir si avant les élections les dirigeants n'ont pas fait la malle "en préparant" la sortie si les socialistes passaient. Cessons de diriger toujours la faute sur les autres et grattons plutôt "voir si la direction est bien clin"