L'Elysée se saisit du dossier Axa Private Equity

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La société de capital-investissement, filiale d'Axa, a rendez-vous lundi avec les plus hautes autorités de l'Etat.

La vente d'Axa Private Equity (Axa PE) devient un sujet national. La société de capital-investissement, dont l'assureur Axa étudie une possible cession, a rendez-vous lundi en fin de journée à l'Elysée, selon nos informations. Soit la veille de la date butoir pour le dépôt des offres de rachat. Le dossier aurait été porté devant les plus hautes autorités de l'Etat par la société française de portefeuille Eurazeo, qui serait très intéressée par un rachat d'Axa PE (La Tribune du 29 septembre). Mais les grands fonds américains Carlyle et KKR, ainsi que le fonds souverain de Singapour, lorgneraient eux aussi la filiale de "private equity" d'Axa. Afin d'emporter la mise, Eurazeo tenterait donc de faire jouer la fibre du patriotisme économique auprès des pouvoirs publics, arguant que la plus grande société française de capital-investissement (avec 28 milliards de dollars d'actifs gérés) doit rester entre des mains françaises.

Mais l'Etat, plus précisément Bercy et le Fonds stratégique d'investissement (FSI), serait partagé sur ce sujet, selon une source proche du dossier. L'adossement d'Axa PE à un grand acteur étranger augmenterait la capacité de la société de "private equity" à lever des fonds hors de France, et, partant, lui permettrait de participer davantage encore au financement de l'économie française.

Financement des PME

Le vrai sujet, est bien celui-là : le financement des entreprises et notamment des PME de l'Hexagone, en ces temps de crainte d'une raréfaction des crédits bancaires. En effet, le capital-investissement joue un rôle majeur dans le financement des entreprises. L'an dernier, ce sont 6,6 milliards d'euros qui ont été investis dans 1.685 sociétés par l'intermédiaire du capital-investissement, en France, soit un bond de 61% par rapport à 2009, selon une étude réalisée par l'Association française des investisseurs en capital (Afic) et le cabinet d'audit Grant Thornton. Quant au nombre d'entreprises qui ont bénéficié de ces investissements, il a progressé de 15% sur la même période. Jamais encore, le capital-investissement hexagonal n'avait accompagné autant d'entreprises, dépassant même le nombre record de 1.595 entreprises en 2008. Pas moins de 80% de ces entreprises sont des PME/PMI.

C'est dire si le cas de la vente d'Axa PE à un Français ou à un étranger sera difficile à arbitrer par l'Elysée, si tant est que cela soit son rôle.

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Commentaires
a écrit le 16/12/2011 à 1:50 :
Toutes mes souffrances occasionnées par l'assureur AXA sur mon profil facebook agnes hillaire. Licenciée pour maladie après 10 ans d'ancienneté, grève de la faim, menace de me faire interner et de me retirer mes enfants pour me faire taire. AXA et ses investissements dans les mines anti personnel et les bombes à fragmentation.
On est " axien " avant d'être Français, ne vous demandez pas ce qui est bon pour votre pays, mais ce qui l'est pour AXA.
a écrit le 30/09/2011 à 13:20 :
Le private equity a réalisé 30 milliards au dernier trimestre, en baisse. Ce qui veut dire que dans 4 ans environ au moment du débouclage des dossiers cette somme ira grossir la croissance externe des entreprises du CAC 40 au détriment des petites entreprises. Cette somme pour un seul trimestre en baisse, correspond à une entreprise moyenne du Fortune Global 500 qui regroupe donc les 500 premières entreprises cotées du monde par le chiffre d'affaire et dont la dernière réalise 19,5 milliards de dollars environ. Il est ainsi possible de mesurer le siphonage entrepris. Notre pays va se retrouver sous 20 ans avec seulement 122 entreprises au total qui seront des monstres. La question est plutôt de savoir si l'on peut continuer à financer le private equity et quel est son objectif humain final. En effet la concentration est un phénomène régressif dont il faut considérer que 3 emplois regroupés sur 4 disparaissent. Sur les 66 piliers de l'économie française définis commes ses 66 segments économiques, nous en avons travaillé environ 33. Reste donc autant de domaines à développer. L'on peut comprendre alors que le private equity agisse pour ces secteurs au tiers de leur périmètre seulement. Il devrait être interdit pour les autres, que ce soit par des entreprises françaises ou étrangères.
Réponse de le 30/09/2011 à 15:38 :
hermetique vos écrits.
En clair,c'est quoi?
a écrit le 30/09/2011 à 10:09 :
Les deux dernières lignes de l'article ont tout dit: "si tant est que cela soit son rôle"; on parle d'une société privée, appartenant à un groupe privé, et Eurazeo qui aurait fait la demande est controlé par les administrateurs (privés), Montreux (quid?), Crédit Agricole.. donc des capitaux privés. En France, on est dans le mélange des genres permanent, et très franchement, si le but est d'attirer des capitaux..c'est pas la bonne façon de procéder.
a écrit le 30/09/2011 à 8:29 :
L'Elyséé se saisit du dossier... et ... Carlyle dans le circuit... tiens... tiens... les paris sont ouverts!
Réponse de le 02/10/2011 à 16:54 :
Juste une affaire de famille.
http://www.carlyle.com/team/item10347.html
Réponse de le 20/12/2011 à 7:50 :
Ca sent le conflit d'interet.....

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